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Deuxieme partie.
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CAMILLE DES PICEONS.

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individus, recherchant toujours les climats tempérés, et réglant leurs migrationssur les vicissitudes des saisons. Ils habitent les bois, et nichent sur les branchesou dans les trous des arbres; on les trouve très-communément en Afrique .

Le Biset ou Pigeon de iiociik (Colomba livia, de Brisson) est plus petitque les deux espèces précédentes; son plumage est d’un gris d'ardoise; le tourdu col d'un vert à rellets changeants; l’aile porte une double bande noire, et lacroupe est d’un blanc pur, tandis que dans le Colombin elle est d’un blanc cendré;c’est cette dernière particularité qui distingue surtout le Biset . Cette espèceniche de préférence dans les rochers, les vieilles tours et les masures; jamaiselle ne s’établit sur les branches comme le font les Ramiers et les Colombins, etc’est peut-être à cet instinct que nous devons la facilité avec laquelle nous re-tenons les Bisets dans nos colombiers. Les Bisets sauvages vivent en troupes, etl’on assure qu’ils veillent tour à tour en sentinelle autour de leurs compagnons,pendant que ceux-ci sont occupés à chercher leur nourriture. Ces Oiseaux sevoient rarement à l’état sauvage dans les contrées peuplées de l’Europe : on netrouve l’espèce indépendante que dans les îles de la Méditerranée. Chez nous,non-seulement elle s'habitue sans peine à la domesticité, mais elle quitte mêmevolontairement son état de liberté pour vivre dans les colombiers : aussi est-elle la souche principale de nos Pigeons domestiques, dont les variétés de race sesont multipliées à l’infini.

Les Pigeons domestiques se divisent en Pigeons de colombier et Pigeonsde volière : ceux-ci sont tenus constamment renfermés ; les premiers sont pres-que libres, car ils quittent chaque jour leur demeure et se répandent dans lacampagne; la variété nommée Biset de colombier a conservé presque complète-ment son plumage et ses mœurs primitives; elle retourne quelquefois à la vieindépendante. Les Mondains forment une race qui ne diffère de celle du Biset que par ses formes plus sveltes, plus élégantes, et les nuances de son plumage;c’est à cette race qu’appartient le Pigeon messager, variété de petite taille,remarquable par sa fécondité, son vol léger, et surtout par la singulière facultéqu'elle possède, de retrouver à des distances immenses le colombier où elle estnée, ou dans lequel elle a laissé ses petits. Les marchands d’Oiseatix établis-sent sur cette qualité une spéculation fort déloyale : quand ils savent que l’a-cheteur a l’intention de tenir son Pigeon dans une volière ouverte, ils le luivendent à bas prix, parce qu’ils savent que, malgré la distance, malgré le bien-être de sa nouvelle habitation, le Pigeon messager reviendra à son ancien do-micile. 11 n’est pas rare de rencontrer chez quelques oiseliers des Pigeons quiont été vendus dix fois. Le Pigeon messager, que l’on nomme aussi Pigeonvolant, est très-répandu à Paris ; il est gris, bleu, rouge, noir, jaune, papilloténoir et blanc ; les bleus ressemblent au Biset de colombier, dont ils dilfèrenlpar leur taille plus fine et leur tète plus allongée. Ce Pigeon a le vol très-haut,et reconnaît facilement son colombier au milieu des innombrables cheminéesde la capitale. C’est de lui que se servaient et que se servent encore les Orien-taux pour porter des messages. Belon rapporte que les mariniers de l’Egypte et de l’archipel grec nourrissaient sur leurs navires de ces sortes de Pigeons,pour les lâcher quand ils arrivaient à leur destination; ces Oiseaux retour-naient au point de départ du navire, et annonçaient aux familles de l’équipage