Band 
Deuxieme partie.
Seite
149
JPEG-Download
 

les oisi>: a i;\.

15s

Les Dindons communs se trouvent a l’étal sauvage dans diverses parties de1 intérieur de l'Amérique se|itcntrionaie; ils abondent surtout dans les im-menses prairies qui bordent l'Uhio, le Mississipi et le Missouri ; on les voit che-miner à pied, et émigrer d’une contrée à une autre, suivant qu’ils trouventeu plus grande abondance les baies et les graines d’arbres dont ils se nour-rissent. Les mâles voyagent par bandes de dix à cent individus; les fe-melles s’avancent séparément, avec leurs petits, ou réunies avec d’autres fa-milles : elles évitent avec soin les mâles, qui attaquent leurs petits et souventles tuent, et cependant tous suivent la même direction. Lorsqu’ils arrivent sui-te bord d'une rivière, ils se portent sur le point le plus élevé de la rive, y res-tent un ou deux jours en délibération, [mis montent sur les arbres, et à un signaldonné par le chef de la troupe, ils prennent leur vol vers la rive opposée. Lesvieux y parviennent sans peine, lors même que la rivière a un tiers de lieue delargeur, mais les petits tombent dans l’eau, et achèvent la traversée à la nage.A la fin de l’hiver, les femelles se séparent de leur famille devenue adulte, ets’occupent de la ponte et de l’incubation : elles déposent dans un nid, construita terre avec quelques feuilles desséchées, dix à quinze œufs, qu’elles ont à dé-fendre contre les Corbeaux, les Chats sauvages et même contre les Dindons. Ilarrive souvent que plusieurs femelles se réunissent pour couver et élever leurspetits en commun. Nos Dindons domestiques sont moins gros que les Dindonssauvages; leur plumage est noir, tandis que, dans l’état de nature, il est d’unbrun verdâtre glacé de teintes cuivrées. La chair des Dindons domestiques estaussi moins savoureuse; cependant elle est très-eslimée, et nos agriculteurs élè-vent un grand nombre de ces Oiseaux. Dans le midi de la France , on les tueordinairement avant l'âge de trois ans, car, en vieillissant, ils deviennent mé-chants et coriaçes.

On connaît depuis peu une autre espèce de Dindon , découverte près de lubaie d’Honduras : c’est le Dindon ocellé (Meleagris ocellala, de Cuvierj.Cet Oiseau est remarquable par l’éclat de ses couleurs, qui rivalisent avec cellesdu l'aon, et surtout par les miroirs couleur de saphir, entourés de cercles d’oret de rubis, qui décorent sa queue.

Les Pintades ont aussi la peau de la tète nue, des barbillons charnus au basdes joues, la queue courte et pendante ; les plumes de leur croupe donnent àleur corps une forme bombée, et leur crâne est en général surmonté d’une crêtecalleuse; les pieds sont sans éperons. La Pintade méléagkide (Xiimidameleagris , de Linné) est originaire d'Afrique ; son plumage est ardoisé, cou-vert partout de taches noires et blanches. A l’état sauvage, les Pintades viventen grandes troupes dans les lieux marécageux. Du temps d’Aristote , elles étaientdéjà acclimatées en Europe , et les Domains faisaient grand cas de sa chair, quiest exquise : la race s’en est perdue dans le moyen âge, mais les Portugais l’ontnaturalisée de nouveau chez nous et dans l’Amérique méridionale. Toutefois ilest difficile d’élever des Pintades en compagnie des autres Gallinacés, à cause deleur naturel criard, querelleur et tyrannique, qui les rend le fléau de la basse-cour.

Le genre des Faisans comprend des espèces qui ont pour caractère communles joues en partie dénuées de plumes et garnies d'une peau rouge, el les pennesde la queue diversement disposées en toit.