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Le Cog DOM KsTiyuE [Pliusuntus (faillis, île Linné ), et su femelle, nomméePoule , forment une espèce que la domesticité a lait varier à l'infini. Ses carac-tères distinctifs sont : la crête, d'un rouge vif. charnue, festonnée, et souventdisposée en couronne, qui orne sa tête, et les deux appendices de même naturequi pendent de chaque côté de la mandibule inférieure; la queue est composéede quatorze rectriees, relevées en deux plans verticaux, et dont les deux inter-médiaires, plus longues et fortement arquées chez le mâle, retombent en panacheflot tant ; les tarses sont armés d'ergots longs et fortement acérés. La Poule,beaucoup plus petite que le Coq, n’a point comme lui le col et l'extrémité dudos couverts de plumes longues et étroites. La patrie primitive du Coq domes-tique est inconnue. On pense qu'il descend d'une des espèces qui vivent encorea l’étal sauvage dans les montagnes de l'indostan et Pile de Java : l une, nomméeCoq de Souiirriit, est fort remarquable par les plumes du col, dans le mâle,dont les tiges s’élargissent vers le bas en trois disques successifs de matièrecornée : la crête est dentelée; l’autre, appelée Coq Bank ira, ne porte sur le colque de longues plumes tombantes d’un roux doré; une troisième, le Coq ajn-walus, est noire, a le col vert cuivré, maillé de noir, la crête sans dentelures,et sous la gorge un petit fanon sans barbillons latéraux. Au reste, le Coq do-mestique a subi des modifications infinies; outre les variétés de couleur et degrosseur, il y a des races où la crête est remplacée par une touffe de plumesredressées : c’est le Coq huppé ; d’autres ont les tarses et même les doigts em-plumés : c’est le Coq de Bentham ; une autre variété, le Coq nègre, est remar-quable par la couleur noire de sa crête et de ses barbillons; enfin il y a desraces monstrueuses qui ont cinq et six doigts aux tarses. — Les Coqs domestiquess’accommodent de toute espèce de nourriture : ils sont sans cesse occupés à grat-ter la terre et le fumier [tour y chercher des aliments; les graines, les larves elles Insectes qu’ils trouvent ainsi suffisent presque à leur entretien , et dans nosfermes ils n’ont guère besoin d’un supplément de nourriture que pendant l’hi-ver; outre les débris de la table qui leur sont jetés, on leur établit des ver mi-nières, en accumulant dans des fosses des matières animales, du sang, des in-testins, etc., au milieu desquels les Mouches viennent en grand nombre pondreleurs œufs, et convertissent bientôt cette masse putréfiée en un monceau delarves nommées Asticots. La fécondité des Poules ne se prolonge guère au delàde quatre ans, mais elle dure toute l’année, excepté pendant l’hiver, qui est lasaison de la mue: la Poule qui n’est pas occupée à couver peut pondre presquetous les jours; terme moyen, une Poule donne plus de cinquante œufs par an.Quand elle a pondu un certain nombre d’œufs, elle éprouve le désir de les cou-ver, el le manifeste par un cri d'une expression particulière ; alors on lui enlaisse une douzaine, et on lui ménage, dans un endroit tranquille, un nid garnide paille brisée. Après vingt et un jours d’incubation, le petit brise sa coquille àl’aide du marteau dont son bec est provisoirement armé; la mère prodigue àses poussins les soins les plus tendres, les plus assidus, les plus prévoyants;elle les abrite sous ses ailes, leur cherche delà nourriture, et les défend aveccourage contre l’Oiseau de proie étions les autres ennemis. Le Loq ne s’occupeni de l’incubalion ni de l'édncalion des petits.