LES OIS|; A U
dans le nord de l'Europe : (“Ile a douze ponces de longueur, les parties supé-rieures roussâtres, rayées transversalement de brun et de noir; la tête et leslectrices de l'aile offrent les mêmes nuances, avec addition d’un trait longitu-dinal Idanchâtre ; le Iront, les joues et la gorge sont d’un roux clair; il y a unespace nu, mamelonné, rougeâtre, entre l’œil et l’oreille; le col et les partiesintérieures sont d’un gris cendré, rayé de zigzags noirâtres; une grandelâche rousse, en croissant, orne la poitrine du mâle; les rémiges sont d’unbrun cendré, tacheté de blanchâtre ; la queue se compose de vingt rectrices,dont les cinq latérales sont d’un beau roux, bordé de blanchâtre, les autressont rayées de noir et tachetées de roux clair, sur un fond gris ; le bec et lespieds sont d'un cendré bleuâtre.
Les Perdrix grises sont sociables, et vivent réunies en famille sans beaucoups’éloigner du lieu où elles ont pris naissance ; elles se plaisent dans les paysde plaines, où sont des champs semés de blé, el ne se réfugient dans les taillis(pie quand elles sont poursuivies par le chasseur ou l’Oiseau de proie. La saisonde œufs commence pour elles à la lin de l’hiver; alors les compagnies se désu-nissent, el les couples s’associent. La ponte a lieu en mai; c’estdans les blés oudans les prairies que le nid est placé : il consiste en un peu de paille ou d’herbegrossièrement arrangée, où sont déposés dix-huit œufs d’un gris verdâtre. Lafemelle seule se charge de l’incubation, et, pendant ce temps, la plus grandepartielles plumes du ventre lui tombent. Les petits courent dès qu’ils sont éclos;le mâle partage alors avec la mère le soin de leur éducation, et tous deux pour-voient à leur nourriture favorite en recherchant des chrysalides de Fourmis ;[dus tard, le régime des petits devient végétal : ils se nourrissent de graines etsurtout de blé, qu’ils retirent très-bien de terre, même lorsque le sol est cou-vert de neige. Pendant la première enfance des jeunes, le mâle et la femelle sedéterminent difficilement à partir lorsqu’un ennemi approche; mais si le périldevient imminent, le mâle partie premier, en poussant un cri particulier,volant pesamment el traînant l’aile. La femelle, qui s’envole nnjnstant aprèslui, s’éloigne beaucoup plus, et toujours dans une direction opposée, d’où ellerevient en courant le long des sillons vers ses petits, qu’elle a laissés blottisdans les herbes ; elle les rassemble bientôt et s’enfuit avec eux, si le dangern’est pas encore passé. Le cri d’appel de ces Oiseaux est un chant aigre, imitantassez bien le bruit d'une scie. La chasse la plus usitée contre ces Oiseaux, dontla chair est si estimée, se fait au fusil et avec des chiens d’arrêt.
La P k a tir îx h o u ( ; e ( Tclraa rufns, de Linné) est un peu plus grosse quela Perdrix grise, et se rencontre plus fréquemment dans le midi que dans lenord de l’Europe : elle a les parties supérieures d’un gris brun, verdâtre; lefront d’un cendré bleuâtre; la nuque d’un gris rougeâtre; les joues, la gorgeet le haut du col, blancs, ainsi qu’un trait à l’angle postérieur de l’œil ; unebande noire se dilate sur la poitrine et les côtés du col en un grand nombre detaches et de raies; les rémiges sont brunes, bordées extérieurement de fauve ;les rectrices sont rousses, à l’exception des quatre intermédiaires, qui sont d’ungris brun; les plumes qui recouvrent les flancs ont une couleur cendrée,bleuâtre à leur base, et sont rayées de noir, de roux et de blanc à leur extré-mité ; le bec et les pieds sont rouges.