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Deuxieme partie.
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FAMILLE I)K S K C II A SS I K li S M A C It 0 D A C T V I. K S.

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couples diiiis les cantons inondés do l'Amérique moridionalo. Chaque aile osimunie de (Unix loris ergots, ce qui constitue pour l'animal une armure olfcn-sive très-puissante ; les jambes sont réticulées; les doigls longs, el les onglesloris, surtout, celui du pouce. — Le k.AMtcm cou nu [l‘a lanieileu coruuln. deLinné ) est plus grand qu'une Oie; son plumage est noirâtre, avec une tacherousse à l’épaule; le bord libre de l'aile porte en liant un éperon osseux, trian-gulaire et pointu, d’un pouce et demi de longueur ; et, vers son milieu, un secondéperon, plus petit et terminé en pointe mousse; outre ces appendices, le som-met de la tête est orné d'une longue tige cornée, mince el mobile, longue deprès de trois pouces; les pieds ne sont nullement palmés. Cet Oiseau, nomméCamouchc à la Guyane , y est assez rare, et ne se trouve que dans certains can-tons voisins de la mer, où il fait entendre de très-loin sa voix éclatante; il senourrit d’herbes tendres, quelquefois de graines, et dépose son nid dans lesjoncs. — Le Ciiaïa nu Paraguay ( Pnrrudiiumria , de Linné ' est une espècede Kamichi dont on a fait un genre distinct; il n’a point de corne sur la tète,mais, par compensation, la nuque est ornée d’une luippc de plumes rangées encercle, qui peuvent se relever : la tête et le haut du col ne sont revêtus que deduvet ; le collier est noir, le reste du plumage est plombé et noirâtre, avec unetache blanche au fouet de l’aile, et une autre sur la base de quelques-unes desgrandes pennes : les doigts externes offrent une palmure assez marquée. CetOiseau est de la grosseur d’un Coq, mais il paraît plus volumineux, par suite dela disposition singulière du tissu cellulaire placé entre sa chair el sa peau. Cetissu se gonfle d’air, de sorte que la peau tout entière, même celle des jambes,craque sous la pression des doigts. Le Cbaia vil d’herbes aquatiques, comme leKamichi cornu, mais il est, plus que ce dernier, susceptible de s’apprivoiser :quand il est devenu domestique, il s’attache â la basse-cour et aux Oiseaux quil’habitent avec lui ; il les accompagne aux champs, et les surveille comme unChien lidèle; si un Faucon se présente, il s'élance vers lui et le chasse à coupsd’éperons; les habitants de Carthagène tirent parti deces qualités domestiques,et laissent avec confiance leurs troupeaux de volaille sous la protection duCiiaïa.

Les Foulques forment un genre dont le bec se prolonge en une sorte d écussonqui recouvre le front.— La Poule d’eau commune ( Fulica cliloropiis, deLinné ) a des doigts fort longs, munis d'une bordure très-étroite ; son plumageest brun foncé en dessus, et gris d'ardoise en dessous, avec du blanc aux cuisses,le long du bas-ventre et au bord extérieur de l’aile. Sa taille est de douze âquatorze pouces.—Cet Oiseau , répandu dans presque toute l’Europe, vit sui-tes eaux dormantes; il nage et surtout plonge très-bien ; pendant le jour, il selient, caché parmi les roseaux, et n’en sort que vers le soir pour chercher sanourriture, qui consiste en végétaux, Vers, Insectes et Mollusques : son voln’est ni élevé, ni rapide, ni soutenu; la femelle pond dans un nid déjouesgrossièrement entrelacés, et quand elle interrompt son incubation pour alleraux vivres, elle recouvre ses œufs avec des brins d’herbe. Elle fait trois pontespar année. — La Poule sultane ( Fulica porplnjrio, de Linné ) est un char-mant Oiseau aquatique â couleurs éclatantes, dont la taille est de dix-lmit p Mi-res ; les pattes supérieures sont d'un bleu foncé â reflets brillants, de même