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Deuxieme partie.
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FAMILLE 1>FS PALMIPÈDES LOMJ1 PKN NK S. 177

grosseur du Canard, est noir en dessus, blanc en dessous; il porte une ligneblanche sur l’aile et deux sur le bec. Le mâle a, de plus, la gorge noire et untrait blanc de l’œil au bec.— Le Pingouin commun se montre-quelquefois surnos côtes pendant l'hiver, et ne vole qu’en effleurant la surface des eaux. Ilniche par bandes dans les trous des rochers qui bordent l’Océan.

Les espèces composant le genre des Manchots sont encore moins favorisées([lie les Pingouins, sous le rapport des organes du vol : leurs ailes, raccourcieset semblables à des moignons, ne sont garnies que de vestiges de plumes ana-logues à des écailles. Leurs pieds sont situés tout à fait en arrière, et ils ne peu-vent se soutenir que dans une position verticale. Les Manchots ont un pouce di-rigé en dedans ; ils ne viennent à terre que pour nicher, et ne se transportentvers leur nid qu’en se traînant péniblement sur le ventre. — Le grand Man-chot (Aptenodites patagonica, de Linné) est. de la taille d'une Oie, ardoisé endessus, blanc en dessous, à masque noir, entouré d’une cravate citron. On lerencontre en grandes troupes dans les environs du détroit de Magellan et lesîles de l’Océanie. Comme tous ses congénères, il appartient à l’hémisphère an-tarctique.

Famille des Longii* ennes. — Les Longipennes ou grands Voilierssont ainsi nommés à cause de la longueur de leurs ailes et de la puissancede leur vol. Ce sont des Oiseaux de liante mer, que les navigateurs rencon-trent dans tous les parages. — Le genre des Pétrels a le bec crochu au bout,, etles narines réunies en un tube couché sur le dos de la mandibule supérieure; lepouce est représenté par un ongle pointu implanté dans le talon. Les espèces quicomposent ce genre sont presque toutes antarctiques ; elles se tiennent constam-ment éloignées des terres, et leur vol résiste aux vents ; mais, quand un ouraganapproche, elles viennent se réfugier sur les vergues des navires : ce qui leur avalu le nom A'Oiseau des tempêtes. Elles ne plongent pas et ne nagent que rare-ment, mais dans leur vol rapide, elles effleurent les vagues et courent sur l’eaules ailes élevées; leur nom de Pétrel ou petit Pierre fait allusion à cette habi-tude, qui lésa fait comparer par les marins à saint Pierre, patron des pêcheurs,marchant sur la mer. Les Pétrels nichent dans les trous des rochers les plusescarpés, et lorsqu’ils sont inquiétés, ils lancent contre l’assaillant une liqueurhuileuse dont ils ont toujours une provision dans l’estomac. Le Pétrel Géant( Procellaria gigantea, de Linné) est la plus grande des espèces connues ; sataille dépasse celle de l’Oie, son plumage est noirâtre; on le rencontre depuis lecap Ilorn jusqu’au cap de Bonne-Espérance ; elle vit, comme ses congénères,d’insectes, de Mollusques et de la chair des Poissons ou des Cétacés dont les ca-davres flottent à la surface de la mer. — Le Pétrel fulmar ( Procellariaglaciatis, de Linné) habite l’hémisphère boréal, et se montre quelquefois surnos côtes; il a la grosseur d’un Canard, son plumage est blanc, à manteau cen-dré ; le bec et les pieds sont jaunes.

Les Albatros sont les plus massifs des Oiseaux de haute mer ; leur bec, grand,fort et tranchant, se termine par un gros crochet ; les pieds n’ont point de pouce,ni même ce petit ongle que nous avons remarqué dans les Pétrels. Tous appar-tiennent à l’hémisphère austral; on les voit suivre pendant plusieurs jours lesvaisseaux voguant à pleines voiles ; ils affrontent les ouragans, se balancent surh 25