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Deuxieme partie.
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I.SO

lus 01.sic aux.

et de Conl'erves poussés par la vague sur le rivage, se disposent à happer les Pois-sons chassés hors de l’eau. Quand la pèche sociale est terminée, lesconvives vonts’accroupir sur les rochers, et y digérer eu repos. Les Pélicans perchent sou-vent sur les arbres pour y passer la nuit ; mais ils n’y établissent jamais leur nid ;ils le font à terre dans un enfoncement qu’ils garnissent d’herbes. La femelle pondde deux à quatre amfs, et nourrit ses petits en dégorgeant devant eux des Poissons qu'elle a laissé longtemps macérer dans sa poche; elle leur apporte aussi del’eau de la même manière; et comme elle presse son bec contre sa poitrine encherchant à vider sa poche, d’où sortent des matières souvent sanglantes, onconçoit l’origine de la croyance populaire qui attribue à cet Oiseau l’habitudede se percer la poitrine avec son bec pour alimenter ses petits. « Le Pélican,dit un voyageur, le P. Raimond, peut devenir non-seulement familier, mais do-cile : j’en ai vu un chez les sauvages, si bien dressé, que le matin, après qu’onlui avait fait sa toilette à la caraïbe , c’est-à-dire en le peignant en rouge avec duroucou, il s’en allaita la pêche, et revenait le soir, apportant dans son sac unequantité de Poissons , dont ses maîtres lui faisaient rendre une partie pour leurusage. »

Les Cormorans ont le bec allongé, comprimé ; la mandibule supérieure estcrochue, et l’inférieure obtuse : la peau de la gorge est peu dilatable ; l’ongle dudoigt du milieu est denté en scie; la queue est ronde et a quatorze pennes.— Le Cormoran commun ( Pelecanus carbo, de Linné) est une espèce de lataille de notre Oie ; son plumage est d’un brun noir, ondé sur le dos de noirfoncé, et mêlé de blanc vers le bout du bec et le devant du col ; le tour de la gorgeet les joues sont de couleur blanche chez le mâle, qui porte aussi une huppe sur lanuque. Cet Oiseau plonge parfaitement, et poursuit entre deux eaux, avec unevitesse étonnante, les Anguilles dont il se nourrit. Son vol est rapide et soutenu,mais à terre il marche mal ; on le trouve dans les deux continents, et il n’estpas rare en France ; il niche dans les trous des rochers, sur les arbres ou parmiles joncs. On l’instruit en Chine à pêcher, comme le Pélican , au profit de sonmaître ; mais comme la tentation d’avaler le butin pourrait être plus forte quele devoir, on lui met au lias du col un anneau étroit qui ne laisse passer dansson gosier que le menu fretin.

Les Frégates se distinguent des autres Pélicans par une queue fourchue, desailes d'une longueur excessive, un bec dont les deux mandibules sont courbéesau bout, etdes pieds à palmures échancrées. — LaFRÉGATE commune ( Pele-canus aquiïmus, de Linné ) a le plumage noir, varié de blanc sous la gorge etle col, et le bec rouge. Son envergure est de dix à douze pieds; elle n’habiloque les régions tropicales, et son vol est si puissant, qu’on la rencontre en merà plus de quatre cents lieues de toute terre; elle se nourrit surtout de Poissonsvolants, et donne la chasse aux Fous, qu’elle force à dégorger leur pêche, dontelle se saisit lestement avant qu’elle soit retombée dans l’eau.

Les Fous ou Boubies diffèrent des Frégates et des Cormorans par leur becdroit, pointu et dentelé en scie sur les bords. —Le Fou de Bassan ( Peleca-nus bassanus , de Linné ) est une espèce commune sur les côtes septentrionalesde l’Europe ; sa taille est celle de l’Oie; son plumage est blanc, les premièresrémiges et les pieds sont noirs, le bec est verdâtre. — Le nom de Fou a été