FAMILLE DES PALMIPÈDES L A M ELL I ROSTR ES. 1*5
noir, la trachée, au lieu de se rendre directement aux poumons, se recourbe etpénétre dans une cavité de la quille du sternum. Par suite de cette disposition,la voix de l'Oiseau est beaucoup plus sonore que celle de son congénère; maistout ce qu’on a dit sur le chant du Cygne mourant est une fable dont les poètesont tiré parti. Cet Oiseau habite le nord de notre hémisphère; mais, quand l'hi-ver est rigoureux, il descend par bandes dans les pays tempérés. C’est alorsqu’on le voit sur nos côtes.
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Oie à cravate.
C’est aux Cygnes qu’appartient le Lamellirostre, nommé vulgairement Oie acravate (,4n«s canailcnsis, de Linné ). Cette belle espèce, qui est stationnairedans le sud des États-Unis, devient oiseau de passage dans le Canada : elle a lecol et le corps plus longs et plus déliés que notre Oie domestique; la teinte do-minante de son plumage est un brun obscur, plus clair sous le ventre, plus foncéà la queue et à la tète ; le col porte un collier blanc : le bec et les pieds sont decouleur plombée. — Rien n’égale la vigilance et le courage du mâle, pendantque la femelle couve ses œufs : il se tient debout, la tète levée, près du nid, quiest placé sur la terre, entouré de roseaux, et formé de joncs et d'herbes sèches ;il promène ses regards attentifs sur tous les environs, et prête l’oreille aumoindre bruit. Le Renard, le Sarigue, le Raton, a beau se traîner entre lesherbes, il est aperçu, battu et mis en fuite. Audubon observa trois années desuite les allures d’un de ces jars, qui avait son nid près d’un lac situé à peu dedistance de la rivière Verte. « Toutes les fois, dit-il, que je venais visiter le nid