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Deuxieme partie.
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LES H K PT I L K S.

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en Asie, sur l’île de l'Ascension, au cap de Bonne-Espérance . Les Hottentotsconvertissent en tabatière sa boîte osseuse.

La Tortue i ndi en n e (Tesiuilo ind'ica , de Schœplf) est une espèce d'unvolume énorme, dont la carapace dépasse trois pieds de longueur; cette cara-pace est d’un brun foncé; elle est comprimée en avant, et le bord antérieurse relève au-dessus de la tête. — François Léguât rapporte que, pendant sonséjour à l’île Rodrigues, en -Ht92, il y a trouvé de ces tortues qui pesaient en-viron cent livres. « 11 y a dans cette île, dit Léguât, une si grande abon-dance de Tortues, que l’on en voit quelquefois des troupeaux de deux ou troismille; de sorte qu'on peut faire plus de cent pas sur leur dos ou sur leurcarapace sans mettre pied à terre : elles se rassemblent vers le soir dans deslieux frais, et se mettent si près l’une de l’autre, qu’il semble que la place ensoit pavée. Elles font une chose qui est singulière : c’est qu’elles posent toujoursaux quatre côtés, à quelques pas de leur troupe, des sentinelles qui tournentle dos au camp, et qui semblent avoir l’œil au guet : c’est ce que nous avonstoujours remarqué, et ce qui paraît d’autant plus difficile à croire que ces ani-maux sont incapables de s’enfuir et de se défendre. »

La Tortue éléphantine ( Tesltulo eleplujniina , de Dumeril ) va clorel'histoire des Tortues terrestres. Ce Chélonien gigantesque a pour patrie lesîles du canal de Mozambique. Sa hauteur est égale à sa longueur, qui dépassesouvent quatre pieds. La carapace est convexe, ovale, de couleur brune, plusfoncée au centre des plaques, qui sont tantôt striées et tantôt lisses. Le plussouvent il y a une plaque au-dessus de la nuque; les plaques situées au-dessusde la queue sont ordinairement simples. Le Jardin du Roi a possédé deux exem-plaires vivants de cetle espèce, qu’on avait envoyés de File de France , où ilsvivaient depuis près de cent ans; ils avaient plus de trois pieds de hauteur.Leur caractère était doux; ils aimaient surtout les substances végétales; leursmouvements étaient peu agiles, mais ils possédaient une vigueur considérable,et le poids de deux hommes montés sur leur monstrueuse carapace ne gênaitnullement leur marche.

Famille des Tortues paludines. — Ici les doigts sont distincts, gar-nis d’ongles crochus, et réunis à leur base par une palmure plus ou moins éten-due. Les Paludines établissent le passage entre les Terrestres et les Aquatiques ;elles marchent moins lentement que les Terrestres, et nagent assez bien. Ellesvivent sur le bord des marais, des lacs, des petites rivières à courant peu ra-pide, et leur régime alimentaire consiste en Mollusques d’eau douce, en Vers eten Grenouilles. — La Tortue jaune d’Europe (Tesltulo orbictdaris, deLinné) est l’espèce la plus ré ’ e; on l’observe dans tout l’orient et le midide l’Europe ; la carapace est longue de six pouces, ovale, peu convexe, assezlisse, noirâtre, toute semée de points jaunâtres disposés en rayons : le sternumest divisé transversalement en deux parties égales, l’une et l’autre mobiles ;elle vit dans les eaux bourbeuses, enfoncée dans la vase, et s’y nourrit de petitsInsectes, de Limnées, de petits Poissons et d'herbes. Sa chair est comestible ;on la vend dans divers marchés d’Allemagne , et on l’élève pour cela dans desjardins et des viviers avec des laitues, des légumes et du pain. Aux approches del’hiver, elle se relire dans des Irons, où elle reste engourdie jusqu'au printemps.