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Deuxieme partie.
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OIS DUE DES A C A N T110 P T ÉIS Y GI E N S.

plus remarquable dans ce Cuisson des régions tropicales, c’est son instinctchasseur : il lance des gouttes d’eau aux Insectes qu'il aperçoit sur le rivage, etles fait tomber dans l’eau pour s’en nourrir. Les habitants de la Chine et duJapon font de ce spectacle un de leurs plaisirs champêtres.—L’A ncn e h [Toxolesjaculnior, de Cuvier) a le corps court et comprimé, le museau aplati, la mâ-choire inférieure plus avancée (pie la supérieure, et les dents en velours ras ;son industrie est la même que celle du Chœtodon : il lance des gouttes d’eau àtrois ou quatre pieds de hauteur sur les plantes aquatiques où il a vu des In-sectes, et manque rarement son but : l’Insecte, étourdi par cette aspersion sou-daine, tombe dans l’eau et devient la proie de l’Archer.

Les S< ombres vont nous offrir des espèces précieuses à l'homme par les qua-lités de leur chair, par le volume de leur corps, et surtout par leur inépuisablefécondité. Ce sont des Poissons voyageurs qui, malgré la destruction qu’on enfait, reviennent chaque année dans les mêmes parages par bandes innombrables,et fournissent aux pêcheurs un butin abondant et facile à conserver : ce sont lesThons, les Bonites et les Maquereaux. Leur corps est en fuseau, leur queuerétrécie, et leur nageoire caudale très-grande : les rayons postérieurs deleur seconde nageoire dorsale, ainsi (pie de l’anale, sont séparés, et formentautant de fausses nageoires.

Le Maquereau vut.g ai re (Scomber scombrus, de Linné) a le corps cou-vert d’écailles petites et lisses, et la queue garnie latéralement de deux petitescrêtes ; son dos est bleu, rayé de noir, avec cinq fausses nageoires en liant et enbas; sa chair est ferme et. excellente, mais quand on en mange souvent, on latrouve moins sapide. Ce Poisson arrive en été sur nos côtes, et donne lieu à despèches très-productives. La plupart des naturalistes pensent que les Maquereauxpassent l’hiver dans les mers du Nord et descendent au printemps le long descôtes de l'Islande, de l’Irlande et de l’Ecosse, pour gagner l'Atlantique ; là ils sediviseraient en deux colonnes, dont l’une filerait en droite ligne jusqu’à la hau-teur du détroit de Gibraltar pour entrer dans la Méditerranée , tandis que l’autretournerait à l’est, parcourrait la Manche, et, après s’ètre répandue dans la Pal-tique, retournerait vers le pôle en côtoyant la N'orwége ; mais M. Milne Edwards,l’un des professeurs de ce Jardin, 11e trouve pas suffisantes les preuves qui ap-puient cette opinion, et il croit que les voyages des Maquereaux sont moins con-sidérables ; il regarde comme plus probable que ces Poissons se retirent, en hi-ver, dans les grandes profondeurs de la 111er, et que le besoin de déposer leur frai.(c’est-à-dire leurs œufs) dans un lieu convenable les en chasse au prijit.emps, etles fait longer les côtes voisines. S’il était vrai, remarque judicieusement ce sa-vant, que ces légions descendent toutes des mers polaires, elles devraient se mon-trer aux Orcades avant que d’apparaître dans la Manche, et n’entrer dans la Mé-diterranée que beaucoup plus tard. Or, la pêche du Maquereau commence dansla Méditerranée en même temps et plus tôt que dans la Manche : on assuremême que ce sont des variétés différentes qui hantent les divers parages où cesPoissons abondent : ainsi, dans la Baltique , ils n’ont pas un pied de longueur;sur les côtes de l'Islande , ils sont beaucoup plus petits, tandis que dans la Man-che ils fournissent un aliment agréable et abondant. C’est dans la Manche, eneffet, que se prennent les plus gros Maquereaux ; il y en a qui atteignent presque