I. K S POISSONS.
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deux pieds de longueur. La pêclre de ce Poisson se l'ail a la ligne ou avec deslilels semblables à ceux qu'on emploie pour la pèche du Hareng.
Thon eoniimm.
Le Thon commun (Scnmber thynuus,Ae Linné) est un grand Poisson qui at-teint jusqu’à quinze et dix-huit pieds; la partie supérieure du corps est d’unnoir bleuâtre; le ventre est grisâtre avec des lâches argentées; on voit autourdu thorax une sorte de corselet formé par des écailles plus grandes et moins lissesque celles du reste du corps ; de chaque côté de la queue, entre les petites crêtesrpie nous avons signalées dans le Maquereau, est une carène cartilagineuse : lapremière nageoire dorsale se prolonge jusque très-près de la seconde, tandis(pie, dans le Maquereau, un espace vide assez considérable sépare ces deux na-geoires; il y a dix-neuf fausses nageoires en dessus et autant en dessous. LeThon ressemble au Maquereau par sa forme, mais il le surpasse de beaucoupen longueur. On en prend sur les côtes de Sardaigne qui pèsent plus de millelivres; on en a vu même quelques-uns de dix-huit, cents livres; ceux qui ne pè-sent que trois quintaux sont nommés des Demi-Thons. — Ce Poisson se montresurtout dans la Méditerranée, où il se multiplie d'une manière prodigieuse; àcertaines époques de l’année, il longe les côtes en légions innombrables; on acru, comme pour le Maquereau, qu’il entre chaque année dans le détroit de Gi-braltar , venant de l’ouest, qu’il s’avance jusqu’au Bosphore et revient ensuitevers l'Océan ; mais il paraît que ses migrations sont plus bornées, et qu’il ha-bile constamment le même parage, passant une partie de l’année dans leseaux profondes, et se rapprochant ensuite de la terre pour la côtoyer. Ce quirend cette opinion probable, c’est que, dans des localités peu éloignées les unesdes autres, les bandes de Thons se montrent à des époques très-différentes.La chair de cet animal est très-eslimée, elle rappelle un peu celle du Bœuf.
La pèche du Thon, dans la Méditerranée, remonte à la plus haute antiquité ;elle a jadis enrichi Byzance et les côtes de l’Espagne ; elle est maintenant uneindustrie de la plus haute importance sur le littoral de la Provence, de la Sicile et delà Sardaigne . — Les matelots la pratiquent de deux manières; à la Tlw-wiire et à la Manrryue. La thonaire consiste à enfermer entre le rivage et unevaste ligne courbe de lilets la légion de Thons, dont une sentinelle a signalel'approche. Les Thons, effrayés par le bruit que l’on fait autour d'eux, se rap-prochent de là terre; de nouveaux lilels sont jetés et resserrent de plus en plus