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Deuxieme partie.
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0 II I) I! K DES ACANTIIOPTÉK YGIENS.

l'encointe où les Thons sont emprisonnés; bien tôt on tend un dernier réseauterminé en cul de sac, on le tire vers la terre, et on amène ainsi les Poissonscaptifs, que l’on tue avec des crocs. Cette pêche donne quelquefois en un seulcoup deux ou trois cent mille livres de Thon. La madrague est beaucoupplus compliquée : figurez-vous un grand labyrinthe construit avec des filetsplacés à demeure dans la mer, et disposés de façon à constituer une suited'enceintes qui s’ouvrent, du côté du rivage par une espèce de porte; lors-que les Thons, dans leur course périodique, poursuivant des Sardines etpoursuivis par des Dauphins , passent entre la madrague et la terre, ils sontarrêtés par un filet réunissant la madrague au rivage; le passage leur étantainsi barré, ils se détournent vers le large et entrent dans l’enceinte qui estsubdivisée par des filets en une suite de chambres où ils s’égarent. Pendantce temps les pêcheurs les contraignent à passer jusque dans le dernier compar-timent de la madrague, nommé chambre de mon ■ là, des matelots, arrivant engrand nombre dans des barques, soulèvent un filet horizontal et amènent lesThons près de la surface de l’eau : alors commence le massacre des malheureuxPoissons , dont on charge ensuite de nombreux bateaux. — Les pêcheurs pré-tendent que le ' ' il chasse les Thons dans leurs filets, en sa qualité (Vami de

I homme; cette croyance ne s’applique pas à VEspadon, qui quelquefois accom-pagne les colonnes de Thons, déchire les madragues, et se fraye une issue par la-quelle les Thons captifs ne tardent pas à s’échapper. — On conserve le Thon,soit en le salant cru, soit en le faisant cuire et le plongeant dans l’huile.

La Don i t e ( Scomber petamys, de Linné) est une espèce de Thon à ventre rayésur chaque côté de quatre bandes longitudinales noires ; c’est le plus acharné desennemis du Poisson volant : il habite les mers tropicales et l'océan Atlantique .

L’Espadon ( X'tphias yladius, de Linné) ressemble aux Thons, mais il s’endistingue par sa mâchoire supérieure prolongée en forme de bec, de broche oud’épée, qui est pour lui une arme offensive terrible. Ses branchies ne sont pasdivisées en dents de peigne, mais chacune se compose de deux grandes lamesparallèles dont la surface est réticulée; il n’a point de nageoires ventrales. —Sachair ferme et blanche est très-délicate; on le pêche au harpon comme la Ba-leine. Ce Poisson a souvent quinze pieds et plus de longueur. 11 habite l’Océan et.surtout la Méditerranée. Il perce de son épée les plus gros Cétacés; mais ce gla-diateur si puissantest vaincu à son tour par un petit animal parasite, de la classedes Crustacés, qui pénètre dans sa chair, et le rend si furieux, qu’il vient échouersur le rivage.

Les Corijphèncs ou Dorades sont des Scombres dont le corps est comprimé,allongé et couvert de petites écailles; la tête est tranchante à sa partie supé-rieure, et leur nageoire dorsale règne sur toute la longueur du dos. Ces grandset beaux Poissons sont célèbres pour la rapidité de leur course et la guerrequ'ils font aux Poissons volants: tel est le Coky chêne de la Méditek-hanée (C.orypliœna hippurus, de Linné), dont la dorsale a soixante rayons; ilest d’un bleu argenté en dessus, avec des taches bleu foncé; le dessus estjaune citron, tacheté de bleu clair.

Parmi les Acanthoptérygiens nommés Poissons en ruban, à cause de leurcorps allongé et très-aplati sur les côtés, nous vous citerons une espece de lan. 34