OH DUE DES MAL ACOPTER YGIENS ABDOM IN AL X. 275
riodiqueinenl. A la lin île l'hiver, part île cette retraite coninnine une im-mense colonne qui se dirige vers le Sud, et se subdivise bientôt en colonnespartielles qui se répandent le long des côtes de l’Europe, de l'Amérique et del’Asie , sans toutefois dépasser le 45 e degré de latitude septentrionale. Au moisd’avril, les Harengs commencent, à paraître dans les eaux des îles Shetland,et vers la fin de juin, ils y arrivent en légions innombrables, formant de vastesbancs serrés de plusieurs lieues d’étendue, et ayant plusieurs centaines depieds d’épaisseur. Ils pondent en route, et leur frai, qui recouvre la surfacede la mer dans une grande étendue, ressemble de loin à de la sciure de bois.Peu après ils se répandent sur les côtes de l’Ecosse et de l’Angleterre, et al’automne ils abondent dans la Manche depuis le détroit jusqu’à l'embouchurede la Seine . C’est au-dessus de celte latitude que les Harengs sont l’objet d’unepèche qui occupe des Hottes entières. Les Hollandais y employaient autrefoisdeux mille bâtiments, et nous lisons dans le liécïl d’un viel Pèlerin, adressé àCharles VI, roi de France, par Philippe de Mézières , que ce dernier a vu dansun bras de mer long de quinze lieues et large de deux, situé entre le Dane-mark et la Norwége , les Harengs passer si serrés, qu’on les pourroil tailler àl’épée; il y avait dans ce détroit quarante mille bateaux pêcheurs montés cha-cun de huit hommes, sans compter les grosses et moyennes nefs, qui ne fai-saient autre chose que recueillir et saler en caque les Harengs qu’on avait pé-chés. Vous pouvez juger par là quelle pèche de Harengs il se faisait en Scanie.et de quelle importance elle était pour la consommation de l’Europe . Aussiexcitait-elle souvent des querelles sanglantes entre les Puissances qui cher-chaient à se supplanter successivement dans ce genre d'industrie, à une époqueoù la pêche de la Morue 11 e se faisait pas encore à Terre-Neuve . Aujourd’huila pêche du Hareng, quoique beaucoup moins importante, est encore unegrande source de richesses pour tout le littoral des mers du N’ord ; les Améri-cains, les Ecossais, les Anglais , ainsi que nos pêcheurs, s’y adonnent en grandnombre. Cette pèche se fait avec des filets de cinq à six cents toises de long,dont le bord inferieur est alourdi par des pierres, et le bord supérieur main-tenu à flot au moyen de bouées ou de barils vides ; les mailles sont assez grandespour permettre au Hareng d’y enfoncer la tète jusqu’au delà des ouïes, maiselles ne laissent pas passer les nageoires pectorales, et le Poisson reste prison-nier jusqu’à ce que les pêcheurs refirent leur filet à bord : quelquefois il y atant de milliers de Harengs engagés dans les mailles, que tout le filet s’en trouvegarni et rompt sous le poids. —Les meilleurs Harengs sont ceux que Ton prendle plus au N’ord ; une fois arrivés aux côtes de basse Normandie , ils sont épui-sés, et leur chair est sèche et désagréable. La prodigieuse multiplication de cesanimaux cessera de vous étonner quand vous saurez qu’une femelle de moyennegrandeur renferme plus de soixante mille œufs.
La Sardine (Ctupca sardina, de Cuvier) est une espèce du genre Hareng ,célèbre par la délicatesse de sa chair; elle habite l’océan Atlantique, la merBaltique et la Méditerranée. Pendant l’hiver, les Sardines se tiennent dans lesprofondeurs de la mer; au mois de juin, elles se rapprochent des côtes, réuniesen innombrables légions. — La pêche de la Sardine se fait au filet comme celledu Hareng ; mais les mailles sont plus petites, et les pêcheurs, pour y attirer le11 . 55