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Deuxieme partie.
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LES POISSONS.

Poisson, joüenl de temps en temps à la mer nn appât d'une odeur très-forte, quiconsiste en oeufs de Morue conservés avec du sel, et que l'on nomme rogne. Unseul coup de filet en ' quelquefois cinquante mille : c’est principalementsur les côtes de Bretagne (pie se fait celte pèche productive ; et depuis l'embou-chure de la Loire jusqu'à la Manche, l’on voit, à la marée montante, arriverune quantité de bateaux qui viennent déposer leur Poisson dans des établisse-ments nommés presses, où l’on s’occupe de la salaison de la Sardine. LaSardine se conserve aussi dans l’huile d’olive aromatisée de girofle et de feuillesde laurier.

Les Aloses diffèrent des Harengs proprement dits par une échancrure aumilieu de la mâchoire supérieure. — L’Alose commune [Uupea alosa, deLinné) est plus grande et plus épaisse que le Hareng, et atteint jusqu’à troispieds de longueur; ses dents sont invisibles, elle porte une tache irrégulière,noire derrière les ouïes. Cette espèce habite nos mers, et remonte au printempsdans les grands fleuves, par troupes nombreuses : c'est alors seulement que sachair est très-bonne; le Poisson pris à la mer est sec et de mauvais goût.

Les Anchois diffèrent notablement des Harengs par leur gueule fendue jusqueloin derrière les yeux, par des ouïes encore plus ouvertes, et dont les rayonssont au nombre de douze pour le moins, et par leur petit museau pointu quisaille en avant de leur bouche.— L’Anchois vulgaire ( Clupeneuchrasi-cholus, de Linné ) est long de trois à huit pouces; son dos est hrun-ldeiiâtre, sonventre et ses lianes argentés, ses écailles tendres et caduques. — Ce Poisson, quel’on emploie surtout comme assaisonnement, se pèche surtout dans la Méditer-ranée, mais on le trouve aussi sur les côtes occidentales de l’Europe , jusqu’àla nier Baltique . La pêche se fait généralement pendant la nuit, et réussit d’au-tant mieux que la nuit est plus obscure : un bateau se place dans le lieu fré-quenté par les Anchois, on allume sur le pont un feu vif et flambant placédans un grand réchaud ; bientôt les Anchois, attirés par la lumière, arrivent engrand nombre, et se pressent autour du bateau ainsi éclairé : à un signal donné,les autres bateaux pêcheurs viennent tendre leurs filets autour de celui quiporte la lumière; puis le feu est éteint tout à coup, ou bat l’eau pour effrayerles Anchois qui fuient en désordre et s’emmaillent dans le réseau dont on les aenvironnés.

OIïDKIl des malacoptéuygiens subbraciiiens.

Cet ordre a pour caractères les rayons des nageoires mous, et les nageoiresventrales suspendues aux os de l’épaule, sous les pectorales. 11 se composepresque uniquement des grands genres Gadus et Pleuronrctc, de Linné . — LesGades sont reconnaissables à leurs nageoires ventrales attachées sous la gorgeet aiguisées en pointe. Leur corps est peu comprimé, à écailles et à nageoiresmolles; leurs mâchoires sont armées de dents pointues, inégales, disposées surplusieurs rangs, et faisant la râpe. La plupart vivent dans les mers froides, et