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Deuxieme partie.
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OH DH K DES MALACOPTEHYGIENS APODES.

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par une inimité de lamelles disposées en travers, et formant ainsi de petitesauges remplies d’une matière gélatineuse; dans cet appareil viennent se distri-buer des nerfs très-volumineux. C’est aux savants voyageurs, MM. Ilumboldtet Bonpland , que nous devons les détails les plus curieux sur les habitudes duGymnote électrique ; voici le passage de leur récit qui se rapporte à la pêchede ce singulier Poisson :

« Nous partîmes le 19 mars, de grand matin, pour le petit village de llaslmde Abaxo; de là les Indiens nous conduisirent à un ruisseau qui, dans le tempsdes sécheresses, forme un bassin d’eau bourbeuse, entouré de beaux arbres deClusia, d’Amyris et de Mimeuses à fleurs odoriférantes. La pêche des Gymnotesavec des filets est très-difficile, à cause de l’extrême agilité de ces Poissons ,qui s’enfoncent dans la vase comme des Serpents.... Les Indiens nous direntqu’ils allaient pêcher avec des Chevaux. Nous eûmes de la peine à nous faireune idée de cette pèche extraordinaire; mais bientôt nous vîmes nos guidesrevenir de la savane, où ils avaient fait une battue de Chevaux et de Muletsnon domptés. Ils en amenèrent une trentaine, qu’on força d'entrer dansla mare.

« Le bruit extraordinaire causé par le piétinement des Chevaux fait sortir lesPoissons de la vase et les excite au combat. Ces Anguilles, jaunâtres et livides,semblables à de grands Serpents aquatiques, nagent à la surface de l'eau, et sepressent sous le ventre des Chevaux et des .Mulets. Les Indiens, munis de har-pons et de roseaux longs et minces, ceignent étroitement la mare; quelques-uns d’entre eux montent sur les arbres dont les branches s’étendent horizonta-lement au-dessus de la surface de l’eau. Par leurs cris sauvages et la longueurde leurs fouets, ils empêchent les Chevaux de se sauver en atteignant la rive dubassin. Les Anguilles effrayées se défendent par la décharge réitérée de leursbatteries électriques. Pendant longtemps elles ont l’air de remporter la vic-toire. Plusieurs Chevaux succombent à la violence des coups invisibles qu’ilsreçoivent de toutes parts dans les organes les plus essentiels à la vie ; étourdispar la force et la fréquence des commotions, ils disparaissent et se noient.D’autres, haletants, la crinière hérissée, les yeux hagards et exprimant l’an-goisse, se relèvent et cherchent à fuir l’orage né du sein des eaux, mais ilssont repoussés par les Indiens an milieu de la mare ; cependant un petit nom-bre parvient à tromper la vigilance active des pêcheurs : on les voit gagner larive, broncher à chaque pas, s’étendre sur le sable, excédés de fatigue, et lesmembres engourdis.

« En moins de cinq minutes, deuxChevaux étaient noyés ; l’Anguille ayant cinqpieds de long, et se pressant contre le ventre du Quadrupède, fait une déchargede toute l’étendue de son organe électrique ; elle attaque à la fois le cœur, lesviscères et le plexus cœliaque des nerfs abdominaux : il est tout simple quel’effet produit sur les Chevaux soit plus fort que l'effet produit sur l’homme,lorsque le Poisson ne le touche que par une de ses extrémités. Les Chevaux nesont probablement pas tués, mais simplement étourdis : ils se noient par l’im-possibilité où ils sont de se relever pendant la lutte qui se prolonge entre lesautres Chevaux et les Gymnotes.

« Nous ne doutions pas que la pèche ne se terminât parla mort successive dis

ôti

ii.