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Deuxieme partie.
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I.ES POISSON S.

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animaux qu’on y employait; mais peu à peu l'impétuosité de ce combat inégaldiminue; les' Gymnotes fatigués se dispersent. Ils ont besoin de repos el denourriture pour réparer ce qu’ils ont perdu de force galvanique. Les .Mulets etles Chevaux parurent moins effrayés : ils ne hérissaient plus la crinière; leursyeux marquaient moins d’épouvanle. I.es Gymnotes s’a ' eut timidementdu bord des marais, où on les prend au moyen de petits harpons attachés à delongues cordes. Lorsque les cordes sont bien sèches, les Indiens, en soulevantle Poisson dans l’air, ne ressentent point de commotion. En peu de minutesnous eûmes cinq grandes Anguilles, dont la plupart n’étaient que légèrement,blessées. D’autres furent prises vers le soir par les mêmes moyens. »

Ordre des Lopiiobhanches. — Cet ordre se distingue de tous les pré-cédents en ce que les branchies, au lieu d’avoir la forme de dents de peigne,se divisent en petites houppes rondes, disposées par paires, le long des arcsbranchiaux. Les Poissons qui composent cet ordre sont peu nombreux ; nous nevous citerons que les Hippocampes, dont le tronc est comprimé latéralement,et beaucoup plus élevé que la queue. En se courbant après la mort, le corps ella tête prennent quelque ressemblance avec l’encolure d’un Cheval en miniature :telles sont les espèces qui habitent nos mers; l'une a le museau court, c’estl’ Hippocampus brevirostris, de Cuvier; l'autre a le museau plus long, c’estl’ Hippocampus galtalatus, de Cuvier; ces deux espèces n’ont rpie quelquesfilaments sur le museau et sur le corps: les jointures de leurs écailles sontrelevées en arêtes, et leurs angles saillants en épines; leur queue est sansnageoires.

Ordre des P i, e c t o (» n a t n e s. — Cet ordre, dontle principal caractère estd’avoir la mâchoire supérieure engrenée au crâne, renferme peu d’espèces;nous vous en ferons connaître les plus intéressantes. Deux des genres qui lecomposent, les Telrodons et les DioUom, nommés aussi les Boursouflas, peu-vent se gonfler comme des ballons, en avalant de l’air dont ils remplissent unlong jabot très-extensible qui occupe toute la longueur de leur abdomen. Lors-qu'ils sont ainsi gonflés, ils culbutent ; leur ventre prend le dessus, et ils flot-tent à la surface sans pouvoir se diriger; mais ce gonflement devient pour euxun moyen de défense, parce que les épines qui garnissent leur peau se relèventainsi de toutes parts, et donnent à leur corps l’aspect d'un gros marron; de làle nom A’Orbes épineux, par lequel les désignent quelques naturalistes. — L’es-pèce la plus anciennement connue est le Faiiaca des Arabes ( Teiraodouplnjsa, de Geoffroy ) qui habite le Nil ; son dos et ses flancs sont rayés longi-tudinalement de brun et de blanchâtre; le Nil en jette beaucoup sur laterre dans les inondations, et les enfants du pays s’en servent comme d'unjouet.

Les Moles ont le corps comprimé et d'une forme bizarre ; ce corps est sansépines, el ne peut se gonfler ; leur queue courte el haute verticalement leurdonne l’apparence de Poissons dont on aurait coupé la partie postérieure.

Le Poisson-Lune ( Teiraodou mola, de Linné) habite nos mers; c’est unPoisson d’une belle couleur argentée et dont la peau est très-rude ; il estquelquefois long de plus de quatre pieds, et pèse plus de trois centslivres.