I N S K C T ES 11 Y M K N 01* T K U L S.
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alors en action ; l'étui, au moyen de son sommet acéré, pénétre dans le corps quel’animal veut offenser, et fournit aussitôt un point d’appui à la hase ; les musclesde celle-ci, eu agissant, font mouvoir sur leur coulisse les stylets, qui eux-mêmess’introduisent plus profondément encore que l’étui dans la partie blessée, et yadhèrent quelquefois d’une manière si intime, à cause des barbeiures qui gar-nissent leur bord externe, que l’aiguillon tout entier se sépare du corps de l'A-beille, en opérant, dans ses parties molles, une déchirure toujours et prompte-ment mortelle. Ceci vous explique le mécanisme de la piqûre. Mais pourquoicette piqûre ne ressemble-t-elle pas à celle d’une aiguille ou de tout autre corpsacéré? pourquoi la piqûre d’une Abeille est-elle suivie d’accidents graves, telsqu’une douleur cuisante, une inllammation vive, etquclquefois même de la lièvre?—C’est que l’aiguillon de l’Abeille n’est pas seulement un poignard : il est aussi unearme empoisonnée tout à fait analogue au crochet venimeux des Serpents. Entreles deux stylets, à l’endroit de leur divergence, se termine un canal court, ser-vant de goulot à une vésicule musculeuse; cette vésicule est remplie d’un ve-nin sécrété par deux vaisseaux en forme de sac, qui tiennent lieu de glandes.La liqueur provenant de ces vaisseaux, et accumulée dans la vésicule, se trouvecomprimée par les contractions de celle-ci; alors elle s’échappe par le goulot,arrive entre les stylets, coule le long des sillons qui existent sur leur face in-terne, et pénètre en même temps qu’eux dans la plaie qu’ils ont faite. Vousvoyez que la piqûre de l’Abeille offre une grande analogie avec la morsure dela Vipère. Ceci nous rappelle une des plus jolies odes d’Anacréon , où l’Amourva trouver sa mère en jetant les hauts cris, et ‘ 'un petit Serpent ailé,tpie les villageois nomment Abeille, s’est caché dans une rose qu’il voulait cueillir,et lui a piqué le doigt. Vous connaissez la réponse de Vénus, argument sans ré-plique, qui a été retourné de bien des façons par les faiseurs de madrigaux :
Si d’une Abeille la piqûreTe cause une telle douleur.
Juge, mon lits, des maux qu’endureCelui dont tu perces le cœur.
Les dix-neuf vingtièmes de la popula-tion d'une ruche vous offriront le mêmesignalement que l’Abeille dont vous avezétudié la structure; mais il y a quel-ques individus nommés Faux Bourdons ,qui ne paraissent et ne vivent que pen-dant trois ou quatre mois de la bellesaison, et dont, le corps noir et velu estdeux fois plus gros que celui de l’Abeilleordinaire; leur tète est plus arrondie,leurs antennes ont treize articles aulieu de douze, leurs yeux sont très-sail-lants et contigus sur le haut de la tête ;leur abdomen a sept anneaux au lieu
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