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de six , mais il esl dépourvu d'aiguillon ; les quatre pieds antérieurs sont courts,elle premier article des tarses de la troisième paire n’est ni dilaté en oreil-lette, ni muni d’une brosse soyeuse. Ces individus ne participent point auxtravaux de la communauté: ils forment le cortège aérien de la Heine-Abeille.C’est cette Heine-Abeille qu’il serait important de connaître; mais la chose estassez difficile, car elle ne se repose jamais en dehors de la ruche; elle est tou-jours ou à l'intérieur ou dans les airs. Il y a cependant un moyen de la voir,mais il faut beaucoup d’adresse et d’habitude pour l’employer avec succès; cemoyen consiste à donner quelques coups légers sur les côtés ou sur le bas de laruche : la Heine paraît aussitôt à l’entrée, pour voir la cause de ce bruit, et serelire sur-le-champ au milieu de son peuple. Celui qui est accoutumé à la voir lareconnaît au premier coup d’œil parmi les Abeilles qui l’entourent, et il peut lasaisir en prenant les précautions convenables pour n’en être point piqué, etpour ne pas la meurtrir. Si votre cicerone est assez adroit ou assez courageuxpour vous rendre ce service, vous pourrez voir la Heine-Abeille, qui est l’u-
nique femelle de la nation. Son abdomenest deux fois plus long que celui de l’A-beille ordinaire; ses ailes sont beaucoupplus courtes que son corps, et ne s’éten-dent guère au delà du quatrième anneaude l’abdomen ; ses mandibules sont échan-crées, et s’engrènent ensemble par desdentelures. Elle n’a point de corbeille à sesjambes postérieures; son aiguillon s’in-cline à l’extrémité de son corps, au lieud’être droit, et elle s’en sert rarement. Aces différences près, elle offre les mêmescaractères (pie les Abeilles ordinaires.Celles-ci présentent aussi quelques nuan-ces qui les distinguent entre elles : lesunes, nommées ciri'eres, dont l’abdomen est plus dilaté, ont seules la facultéde convertir le miel en cire; ce sont elles qui posent les fondements desgâteaux, et qui mettent en provision dans les cellules le miel nécessaire pourla subsistance commune. Les autres, nommées nourrices, plus petites et plusfaibles, vont à la récolte du pollen, qu’elles apportent en pelotes dans lescorbeilles de leurs jambes, qu’elles pétrissent ensuite dans la ruche avec dumiel, et dont elles font une espèce de bouillie pour la jeune progéniture dela Heine; seules elles ont l’art de sculpter les cellules dont les Cirièrcs ontfourni les matériaux. Vous verrez bientôt que les nourrices, si leur Reine périlou leur est enlevée, ont seules la factdlé de s’en procurer une autre. — LesCiri'eres et les Nourrices, étant chargées de tous les travaux nécessaires à l’exis-tence de la société, ont reçu le nom d’Oumères, sous lequel on les désigne pluscommunément.
Ce sont ces travaux qu’il s’agit maintenant de connaître. Les notions (pie vouspossédez vous suffiront pour cela; mais comment étudier des animaux qui tra-vaillent dans l’obscurilé la plus profonde? Les ruches d’osier, de bois ou de
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