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chose qu’une réunion de plusieurs ruches, l'ort aplaties, qu’on peut à volontéséparer les unes des autres. 11 ne faut pas visiter les Abeilles lorsqu’elles ha-bitent des domiciles de ce genre, avant qu’elles aient elles-mêmes fixé solide-ment leurs gâteaux dans les châssis ; ces gâteaux pourraient, sans cette précau-tion, sortir du plan des cadres, tomber sur les Abeilles, écraser les unes, irri-ter les autres, et exposer l’observateur; mais bientôt elles s’accoutument âcette situation, elles s’apprivoisent en quelque sorte, et, au bout de troisjours, on peut opérer sur la ruebe, l’ouvrir, emporter des portions de gâteaux,en remettre d'autres, sans que les Mouches donnent des signes de mécontente-ment trop redoutables.
C’est à l’aide des ruches ainsi construites que François Huber s’est immorta-lisé par une série d’admirables observations, qui lui ont mérité le titre (Yliisto-rien des Abeilles; nous lui emprunterons les documents les plus intéressants decette histoire merveilleuse. Etudions-en d’abord la première époque. Supposezqu’un essaim (c’est ainsi qu’on nomme une nation d’Abeilles, composée d’uneReine, de milleà douze cents Faux Bourdons et de vingt à trente mille Ouvrières) ;supposez, disons-nous, qu’un essaim qui a quitté la mère-patrie, cherche unemplacement favorable pour s’y établir : dans l'état de nature, cet emplacementest d’ordinaire un creux de rocher ou le tronc d’un vieil arbre ; mais l’homme quia prévu cette émigration sait aussi la faire tournerà son avantage, et il offre auxAbeilles un asile plus sûr et plus commode. Si ces Insectes hésitent à l’accep-ter, il s’empare de leur Reine, l’introduit dans la ruche; à l’instant toute lanation s’y précipite, et les travaux de colonisation commencent immédiatement.
Réunies dans leur nouvelle demeure, les Abeilles s’occupent de la nettoyeravec soin ; puis un grand nombre d’Ouvrières sortent pour aller recueillir surles bourgeons des arbres, et particulièrement sur le Peuplier, les Saules , leChêne , le Marronnier d’Inde, la matière résineuse, ductile, odorante, rougeâtre,que nous vous avons déjà fait connaître sous le nom de propolis : elles emploientcette substance à boucher toutes les crevasses de leur habitation. A mesurequ’une Abeille rentre, les pattes chargées de propolis, ses compagnes viennentsuccessivement lui en enlever des parcelles qu’elles ramollissent entre leursmandibules et avec lesquelles elles calfeutrent hermétiquement toutes les paroisintérieures de la ruche; si les parois de la ruche sont en verre, elles ne pren-dront pas cette précaution ; mais si, dans les endroits où les châssis se tiennent,les charnières sont disjointes ou offrent des jours, vous verrez les Abeilles en-duire les parois et remplir les fentes avec de la propolis.
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Cellules d'Alieillcs Ouvrières.
Cette circonvallation une fois établieautour de la cité, elles s’occupent de laconstruction des édifices intérieurs. Cesédifices sont les gâteaux on rayons desti-nés à recevoir dans leurs alvéoles lesœufs que la Reine pondra, et à loger lesprovisions communes. C’est la cire quiservira de pierre à bâtir : vous connaissezl’origine de cette matière, sécrétée parl’Abeille qui s’est nourrie de miel, et