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Deuxieme partie.
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transsudant entre les plaques des arceaux inférieurs de son abdomen. Voyonscomment elle va la mettre en œuvre. — Mais avant de vous faire connaître lesmoyens ingénieux qu’IIuber employa pour découvrir le mystère de la construc-tion des gâteaux, il faut que nous revenions sur la structure géométrique desalvéoles, que nous avons déjà signalée. Vous avez vu que les petites cases sontà six côtés parfaitement réguliers. Vous vous demandez pourquoi cette formeplutôt qu’une autre, et sachant que la nature ne fait rien sans raisons, vous vou-lez connaître celle qui a déterminé le choix de l’hexagone. Si les cellulesétaient cylindriques, il faudrait, ou laisser des vides entre elles, ce qui nuiraità la solidité, ou combler ces interstices, ce qui entraînerait une perte de terrain,une augmentation considérable de travail et un surcroît de dépense en cire; laforme carrée, la forme triangulaire ne conviendraient pas davantage, parce que,dans l’un et l’autre système, la capacité serait moins considérable, et il yaurait dans les angles des vides que le corps arrondi de l’Insecte n’aurait puremplir. Le problème à résoudre était de « renfermer dans un espace donné leplus grand nombre possible d’alvéoles réguliers et les plus grands possiblesavec la plus grande économie possible de matière et de travail. » D’après lescalculs des plus habiles géomètres, il est démontré que, de toutes les ligures, iln’en est aucune qui, dans le même espace limité, ménage autant la place et lesmatériaux que l'hexagone, etc’est précisément l’hexagone que l’Abeille a adoptédans la construction de ses cellules.

Voilà pour les parois latérales ; la structure du fond n’est pas moins digned’admiration : c’est une calotte pyramidale résultant de la réunion de trois lo-sanges ou rhombes, dont les bords s’adaptent obliquement à ceux du tube hexa-gonal qui constitue les parois de la cellule. Vous savez que chaque gâteau secompose de deux séries d’alvéoles adossés par leur fond, mais le fond d’un al-véole ne correspond pas avec le fond de l’alvéole du côté opposé; ces alvéolessont disposés de telle sorte que l’axe de chacun répond au point de jonction detrois alvéoles contigus sur la surface opposée; c’est ce que vous vérifierez aumoyen d’une expérience bien simple : introduisez trois épingles dans l’intérieurd’une cellule, et percez avec chaque épingle le milieu de chacun des trois rhom-bes qui constituent le fond : chacune d’elles aboutira à une cellule propre, ducôté opposé. De plus, les trois cloisons rhomboïdales qui composent celte py-ramide sont inclinées sous de tels angles, que l’espace perdu dans cette partieest encore le moindre possible. Telle est la disposition des alvéoles dans lesruches d’Abeilles, disposition si parfaitement calculée, qu’il a fallu tout le gé-nie des mathématiciens pour parvenir à comprendre ces prodiges d’intelligenceet d'industrie.

Ce n’est pas tout : voici une apparente anomalie, plus admirable peut-êtreque la régularité dont nous venons de vous entretenir. Le premier rang de cel-lules qui fixe un gâteau au sommet de la ruche ne présente d’abord que des al-véoles de forme pentagonale, et non hexagonale ; de plus, le côté du pentagoneappliqué contre les parois est plus large que les autres, ce qui augmente la basede l’édifice suspendu et en assure par conséquent la solidité. Pendant un assezlong temps les Abeilles continuent d’agrandir le rayon de haut en bas sans rienchanger à sa construction : mais il arrive un jour où elles se jettent avec uneil. 5S