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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES ME LLI FEUES. 4<;3

angle obtus, et les cavités offrirent tin contour pentagonal :en comptant latringle pour un îles côtés).

Ce fut entre les deux cavités pentagonales que fut creusée la cannelure quidevait servir de fond à la première cellule du second rang ; celle cannelure au-rait été pentagonale, comme celles du premier rang, si sa base ne s’était trouvéeentre les côtés obliques de celles-ci; mais, par une conséquence nécessaire desa situation, cette base se brisa en deux lignes, et le contour de la cannelure,au lieu d'offrir une figure pentagonale, comme les précédentes, fut celle d’unhexagone.

Nous ne suivrons pas Iluber dans les détails infiniment curieux qu’il donnesur la manière dont les Abeilles pourvurent à la conformation intérieure de cescavités : il faudrait, pour les comprendre, avoir sous les yeux la nature même,ou de nombreuses ligures; nous vous dirons seulement que cette conformationdérivait de la position respective des ébaudies. Les Abeilles, douées d’une ad-mirable délicatesse de tact, dirigeaient leurs mandibules principalement là oùla cire était la plus épaisse, c’est-à-dire dans les parties où d’autres Ouvrièresavaient accumulé cette matière en travaillant sur le revers ; cette manoeuvrevous fera comprendre pourquoi le fond des cellules est creusé anguleusement,derrière les saillies sur lesquelles doivent s’élever les pans des trois cellulesqui lui correspondent du côté opposé.

Dans la cellule du premier rang, les fonds des cavités furent donc divisés enplusieurs pièces qui faisaient angle ensemble, et le nombre comme la formede ces pièces dut dépendre de la manière dont les fonds ébauchés sur la faceopposée partageaient l’espace qui leur était adossé. Ainsi la plus grande descannelures, qui était opposée à trois autres fut divisée en trois parties (deuxtrapèzes et un rhombe), taudis que, sur l’autre face, celles du premier rang,qui n’étaient adossées qu’à celle-ci, ne furent composées que de deux piècesseulement (deux trapèzes). Par une conséquence de la manière dont les can-nelures étaient opposées les unes aux autres, celles du second rang et toutescelles qui vinrent après, adossées partiellement à trois cavités, furent compo-sées de trois pièces égales, dont la forme était celle du rhombe.

Nous vous avons exposé la manoeuvre qui servit à fabriquer deux cellules dupremier rang et une cellule du second ; ceci suffit à l’explication de tout le reste.Mais n’allez pas croire que, lorsque les Abeilles ont terminé une cellule, ellesen ébauchent de nouvelles, il n’en est pas ainsi : les travaux de ces Insectessuivent une marche combinée; tandis que les uns s’occupent à polir et à per-fectionner les fonds, d’autres Ouvrières travaillent à dégrossir les cellules ad-jacentes : il y a plus encore, c’est que l’ouvrage fait sur une face est déjà uncommencement de celui qui doit se faire sur la face opposée; tout cela se lientpar un rapport mutuel des parties, qui les rend tontes ’ ' ’antes les unes desautres. Ainsi tenez pour certain qu’une petite irrégularité qui aurait lieu dansle travail des Abeilles sur l’une des faces altérerait d’une manière analogue laforme des cellules situées sur le l evers.

Les fonds des alvéoles une fois construits, chacune des arêtes qui en for-maient le bord servit de base à l’un des pans de l’alvéole. Ceux du premier rangavaient cinq pans (en comptant pour un la surface de la tringle' ; les cellules