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Deuxieme partie.
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INSECTES IIYMÉNO PT È II ES.

nouvel œuf, les autres absorbent l'humidité de son corps et lui donnent de lanourriture; vingt-quatre heures après, elle prend part aux travaux de la com-munauté, et s’en va recueillir à son tour dans la campagne le pollen et le neclardes (leurs. Ainsi, il faut vingt jours, à dater de la ponte, pour que l’individurenfermé dans l’œuf ait pris tous ses développements, et comme la Reine pondpendant toute l’année, vous comprenez que pendant tout ce temps il naît sansinterruption des Ouvrières.

Les mâles ou Faux Rourdons passent trois jours dans l’œuf et six et demi sousla forme de Ver ; ils ne se métamorphosent en mouche que le vingt-quatrièmejour à dater de la ponte.

L’Abeille reine passe aussi trois jours dans l’œuf et cinq sous la forme delarve : après ces huit jours, les nourrices ferment sa cellule, et le Ver commenceaussitôt à y filer sa coque, opération qui dure vingt-quatre heures ; le dixième etle onzième jour, et même les seize premières heures du douzième, il se tientdans un repos complet; puis il se transforme en nymphe, et passe quatre jourset huit heures sous cette forme : c’est donc le seizième jour après la ponte quel’Abeille arrive à l’état de Reine-parfaite. Or, vous savez que la ponte des œufsde Faux Bourdons précède de vingt jours celle des œufs de Reines ; les Faux Bour-dons existeront donc dans la ruche à l’état parfait, quelques jours avant que lesjeunes Reines soient complètement développées.

Comme les œufs royaux ont été pondus successivement à un jour au moinsd’intervalle, il s’ensuit que les métamorphoses de jeunes Reines s’opèrent à desépoques différentes; lorsque l'aînée, arrivée à l’état parfait, se met à bourdon-ner et à ronger le couvercle de sa cellule, un trouble général se manifeste dansla ruche. A mesure qu’elle essaye de se pratiquer une ouverture pour sortir, lesOuvrières travaillent à la boucher avec de la cire, afin de la retenir prisonnière ;elles ne laissent dans le couvercle qu’un petit trou par lequel elles dégorgent dumiel sur la trompe de la captive; ces précautions ont pour but de la préserverdes fureurs de la Reine mère. Celle-ci, qui éprouve une horreur insurmontablepour tous les individus de son sexe, court aux cellules royales et travaille avecrage à les démolir pour percer les jeunes Reines et les nymphes qui s’y trouvent;c'est surtout vers la base des cellules, c’est-à-dire à la partie supérieure, qu’elledirige scs efforts. Elle réussit souvent à briser l’obstacle qui la sépare de sa vic-time; puis, introduisant son abdomen dans le berceau de la jeune Reine, elleparvient, après mille inflexions, à la frapper d’un coup d’aiguillon mortel : alorselle s’éloigne, et les Abeilles, qui étaient restées jusqu’à ce moment témoinsrespectueux des violences de la Reine mère, se mettent après son départ àagrandir la brèche de la cellule royale, et en tirent le cadavre qu’elles vont por-ter hors de la ruche.

Cependant la vieille Reine poursuit ses attaques contre les cellules royales;mais bientôt, voyant que le succès ne répond pas assez promptement à son im-patience, une sorte de terreur s’empare d’elle : on la voit courir précipitam-ment dans toutes les parties de la ruche; elle passe sur le corps des autresAbeilles qui, la voyant dans cet état de délire, la suivent en courant commeelle, et émeuvent à leur tour les Ouvrières encore tranquilles sur les gâteaux.Le chemin qu’a parcouru la Reine mère est reconnaissable après son passage