Band 
Deuxieme partie.
Seite
471
JPEG-Download
 

i amii.u: dp; s mi i i. 11 i:ui;s

!7 I

des gâteaux les nymphes de Faux llourdons qui peuvent s'y trouver encore, leurouvrent le ventre, sucent avidement le miel contenu dans leur estomac, et lesemportent au dehors.

Lorsque le gouvernement de la jeune Heine s’est consolidé, et que sa ponteest commencée, les Ouvrières anciennes et celles qui sont nées récemment tra-vaillent aux approvisionnements de la ruche : ces approvisionnements conti-nuent tant qu’il y a des plantes en fleur. Une partie du miel et du pollenrécoltés est déposée dans des cellules ouvertes et sert à la consommation jour-nalière de la communauté; l’autre partie est emmagasinée dans des alvéolesd’Ouvrières et de mâles, vers le liant de la ruche; et pour empêcher ce précieuxnectar de couler et de s’altérer s’il restait à découvert, les Abeilles fermentl’alvéole, aussitôt qu’il est rempli, avec un couvercle de cire. Ce sont les provi-sions destinées à nourrir le petit couvain pendant l’hiver, que l'homme con-fisque à son profit : c’est pour cela qu’il a établi des ruches, hospitalité fortintéressée, sans doute, mais que les Abeilles préfèrent au séjour des arbrescreux, où elles ne sont qu’imparl'aitement à l’abri des injures de l’air.

Ceci vous conduit à vous enquérir du sort des essaims sortis de la ruche. Aumoment du jet, l’essaim va se suspendre en grappe à quelque branche d’arbrevoisin : on peut alors l’établir où l’on veut ; il suffit pour cela de se rendremaître de la Reine, et de la placera l’entrée de la ruche qu’on désire lui donnerpour domicile : bientôt, toutes les Abeilles l’y suivent, et la colonie s’organise,comme nous vous l’avons déjà expliqué.

Lombard, habile cultivateur d’Abeilles, qui a publié sur leur histoire un ma-nuel pratique, excellait dans l’art de les élever, de récolter leurs produits et demanier leurs essaims.

« Je suis tellement familier avec mes Abeilles, dit-il, qu’étant au milieud’elles, celles qui reviennent des champs se reposent sur moi. Au moment dela sortie des essaims, comme je les suis.de près, celles qui sont fatiguées se re-posent aussi sur moi : j’en suis quelquefois couvert. Entouré d’une famille nom-breuse, j’ai inspiré une telle sécurité à tous les miens, qu’ils approchent lesAbeilles sans crainte : les femmes mêmes recueillent les essaims, sans autresprécautions que le silence et les mouvements doux.

» Une jeune fille craignait les Abeilles : voici comment elle a été guérie desa peur.

« Un essaim part, la Reine s’abaisse à quelque distance du rucher; j’appellecette jeune fille pour la lui montrer. Je prends cette Reine, elle veut l’avoir ; jelui fais mettre ses gants, et la lui donne dans la main droite, en lui faisantétendre le bras; nous sommes bientôt entourés des Abeilles de l’essaim. Onm’apporte un fichu clair, avec lequel je lui couvre la tête et les épaules; l’es-saim fut bientôt fixé à sa main, d’où il pendait en grappe comme à une branched’arbre. La jeune fille était au comble de la joie, et si rassurée, qu’elle me ditde lui découvrir le visage. Toute la famille et les voisins étaient accourus : c’é-tait un charmant spectacle. On m’apporta une ruche, et en frappant un coupmodéré sur le poignet, je détachai l’essaim, qui fut logé sans accident. Ellenous dit qu’il était léger comme une plume. »

Quand l’essaim est abandonné à lui-même, il détache, peu de temps