ont douze a quinze pouces de longueur, et quand la grosseur du bois le permet,la Ai/lmo/ic (ce mol signifie conpciise de boix j en l'ail trois ou quatre sur lememe morceau. Dans chacune de ces cavités elle construit dix à douze cellules,qui sont séparées les unes des autres par une espèce de couvercle servant deplancher a la .supérieure, et de plafond à celle qui est au-dessous. Outre ce ca-nal vertical et le trou qu elle a d’abord creusé obliquement, elle en pratique unautre répondant au milieu du canal, qui lui abrège bien du chemin pour letransport de la sciure qu'elle détache vers les parties inférieures. Enfin, au basdu canal, elle perce un troisième trou oblique dont vous allez connaître l’uli-lile. Quand la cellule inférieure est finie, elle l’emplit presque entièrementd une pàtee de pollen pétri de miel, dépose un irufau milieu, la ferme et endispose une autre. Elle remonte ainsi jusqu’au haut de la cavité, et sort par lapremière ouverture qu’elle avait pratiquée. La larve est d’abord à l’étroit dansson logement, mais il s’agrandit à mesure qu’elle consomme sa provision. Cettelarve est irès-blanrhe, sa tête est munie de deux dents, elle se change en nym-phe de couleur blanche, qui brunit à mesure qu'elle approche de l'époque de samétamorphose. La nymphe de la cellule la plus inférieure étant l'aînée, puisquel’œuf qui la contenait a été pondu avant les autres, brise le plancher au-dessousd’elle, et sort par le troisième trou que la mère avait pratiqué au has du canal ;la nymphe, placée immédiatement au-dessus, trouve le passage libre, et sorta son tour; chaque Abeille descend ainsi successivement après avoir brisé lacloison située au-dessous d’elle.
La M gu ac ii 1 l k co u pe use de p eu 11. les ( Apis cathtnnilmis de Linné) estlongue d’environ six lignes, noire, avec un duvet d’un gris fauve, de petites tachesblanches transversales sur les côtés supérieurs de l’abdomen, et son dessousgarni de poils fauves. L’abdomen est plat en dessus et susceptible de se releversupérieurement, ce qui donne à la femelle le moyen de faire usage de son ai-guillon par-dessus son corps. L'Apis lagopoda, de Linné , est le mâle de cetteespèce. A ous avez sans doute quelquefois remarqué dans les jardins des branchesde ltosiers, dont les feuilles étaient échancrées dans une partie de leur limbe ;comme si, avec un emporte-pièce, on en avait enlevé une portion; le contour deces échancrures est tantôt de figure ovale, tantôt de figure circulaire : si vousvous postez patiemment à quelque distance de l’un de ces Rosiers, vous 11e tarde-rez pas à voir paraître l’artiste qui les a si adroitement entaillés ; c’est la petiteAbeille dont nous venons de vous donner le signalement. La manière dont elleenlève ces fragments de folioles, la manière surtout dont elle les met en œuvre,confondraient les tapissiers et les ébénistes les plus habiles. Voyez-la arriverprès du Rosier , elle diffère de quelques instants à s’y poser, voltige en dessus,en fait le tour plusieurs fois et en différents sens, comme si, avant de se fixer,elle voulait reconnaitre la feuille qui lui convient le mieux. Son hésitationn’est pas longue, elle descend sur celle qui lui a paru mériter la préférence,et au moment où elle s’y pose, elle commence à lui donner un coup de dents,que d’autres suivent sans intervalles; l’entaille s’approfondit, l’Insecte faitpasser entre ses jambes le bord de la partie qui a commencé à être détachée ;les jambes d'un côté sont au-dessus de cette partie, et les jambes de l'autrecôté, dessous. La direction de la coupe est leujnursen ligne courbe ; imaginez