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convaincre loiil l'univers. Il prétendait les avoir produites au cure du lieu, ipiin était pas éloigné de penser comme lui. A la vue des pièces, le maître ne pritpourtant pas tout l'effroi ipieson jardinier avait voulu lui donner. S’il ne restapas absolument tranquille, il jugea au moins qu'il pouvait y avoir du natureldans le fait, et il crut devoir consulter son chirurgien. Celui-ci ne se trouvapas en état de donner des éclaircissements sur un sujet qui n’avait pas été l’ob-jet de ses études, mais il indiqua M. l’abbé Mollet comme très-capable de dé-cider si l'histoire naturelle n'offrait point quelque chose de semblable à ce qu’onlui présentait. L’abbé Mollet reçut donc la visite du jardinier, lequel mit sousses yeux ces rouleaux de feuilles qu’il n’avait pu soupçonner être faits que parmain d’homme, et d'homme sorcier. Outre qu’un homme ordinaire ne lui sem-blait pas capable d’exécuter rien de pareil, à quoi bon les eût-il faits, et à queldessein les eût-il enfouis dans la terre d’un sillon? Un sorcier seul pouvait lesavoir placés là pour les faire servir à quelque maléfice. Heureusement queM. Mollet avait chez lui d’autres espèces de rouleaux de feuilles artistemen!travaillés par des Scarabées; il les montra au jardinier et lui affirma qu’ilsétaient faits par des Insectes, et que d’autres Insectes étaient sans doute lesouvriers de ceux qui lui causaient tant d'inquiétude; pins il défit quelques-unsdes rouleaux qui avaient paru si redoutables au paysan, et dans l’intérieur des-quels celui-ci s’était bien gardé d’oser porter ses regards. M. l’abbé tira un grosVer d’un de ces rouleaux. Dès que le paysan l’eut vu, son air sombre et étonnedisparut, un air de contentement et de gaieté se répandit sur son visage, connues'il venait d'être tire d'un affreux péril : on l’avait effectivement délivré d’unpesant fardeau en lui faisant voir qu'il n'avait plus de sortilège à craindre..M. l’abbé Nollet ne lui demanda pour reconnaissance que de laisser les rou-leaux qu’il avait apportés, et il s’empressa de me les montrer. »
Vous venez de voir une Abeille couper des feuilles avec symétrie, mais sansluxe, pour façonner le logement de sa famille ; vous verrez l'espèce suivante ajou-ter à cet instinct de conservation et d'utilité un goût, une élégance qui porte-raient à croire que le sentiment du beau dans les couleurs ne lui est pas étran-ger. L’Osmih ou Coquei. icot ((hmift Pnpaveris, de I'anzer), que Itéaumurnomme VAbeille tapissière, est longue de quatre lignes ; son corps est noir; latète et le corselet sont garnis d’un duvet gris roussâtre ; l’abdomen est presquenu en dessus; ses anneaux sont bordés de gris, le second et le troisième ont uneligne imprimée en devant; le dessous de l’abdomen est gris; l'avant-dernieranneau offre une pointe de chaque côté dans les mâles; le dernier anneau adeux pointes obtuses. L’Abeille tapissière creuse son trou en terre comme laCoupeuse de feuilles ; mais ce trou est perpendiculaire, cylindrique à rentrée,évasé et ventru au fond, ce qui lui donne la forme d’une bouteillepouces environ de profondeur. L’Insecte le garnit entièrement de pétales de Co-quelicot ; elle les taille en fragments ovales, les introduit dans la bouteille enles pliant en deux; là elle les développe, les étend, les applique sur toute la sur-face des parois intérieures : plusieurs de ces ovales superposés composent le litde ses petits, d’autres couvrent les murs et dépassent même de quelques lignes,comme les franges d’une tapisserie, l’extrémité du canal cylindrique qui con-duit à l'intérieur. Quand l’Abeille a suffisamment garni son nid. elle place au