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Deuxieme partie.
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FAMILLE DK S II KTKIilKI Y.NKS.

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aux efforts îles Fourmis , et tomberaient confusément lorsqu’elles porteraientatteinte à leur ordre primitif; mais la terre contenue entre les couches dont lemonticule est composé étant délayée par l’eau des pluies, et durcie ensuite parle soleil, sert à lier ensemble toutes les parties de la fourmilière, de manièrecependant à permettre aux Fourmis d’en séparer quelques fragments sans dé-truire le reste. D’ailleurs elle s’oppose si bien à l’introduction de l’eau dans lenid, que l’intérieur (même après de longues pluies) n’est jamais mouillé à plusd’un quart de pouce de la surface.

Les Fourmis sont donc bien à l'abri de l’humidité au fond de leur case ; laplus grande est presque au centre de l’édifice ; elle est ' plus élevée

que les autres, et traversée seulement par les poutres qui soutiennent le pla-fond : c’est là qu’aboutissent toutes les galeries et que se tiennent la ' es

Fourmis. Quant à la partie souterraine de la fourmilière, on ne peut l’observerque lorsqu’elle est placée contre une pente; alors, en enlevant le monticule dechaume, on aperçoit toute la coupe intérieure du bâtiment : ces souterrainsprésentent des étages composés de loges creusées dans la terre et pratiquéesdans un sens horizontal.

Maintenant que vous connaissez l’industrie des Fourmis charpeniières, élu-dions celles des Fourmis maçonnes. Iluber appelle ainsi celles dont les nidsprésentent au dehors l’aspect de monticules de terre, sans mélange d’autresmatériaux ; au dedans, celui de labyrinthes, de voûtes, de logis et de galeriesconstruites avec art. 11 y a plusieurs espèces de Fourmis maçonnes ; la terredont leurs nids sont formés est plus ou moins compacte : celle qu’emploientles Fourmis d’une certaine grandeur, telles que la Noir-cendrée et la Mineuse,paraît être d'une pâte moins fine que celle dont la Jaune et la Brune construi-sent leur demeure. Ainsi le monticule élevé par les Fourmis noir-cendréesoffrira toujours des murs épais, formés d’une terre grossière et raboteuse, desétages très-prononcés, et de larges voûtes soutenues par des piliers solides ;vous n’y trouverez ni chemins, ni galeries proprement dites, mais des passagesen forme d’œil-de-bœuf, partout de grands vides, de gros massifs de terre, etvous remarquerez que les Fourmis ont conservé une certaine proportion entreles piliers et la largeur des voûtes auxquelles ils servent de supports.

Mais de toutes les Fourmis maçonnes indigènes , celle qui se fait le plusremarquer par la perfection de son travail, c’est la Fourmi brune. Elle con-struit son nid par étages de quatre à cinq lignes de haut, dont les cloisonsn’ont pas plus d’une demi-ligne d’épaisseur, et dont la matière est d’un grainsi fin, que la surface des murs intérieurs est fort unie. Ces étages ne sont pointhorizontaux; ils suivent la pente de la fourmilière, de sorte que le supérieurrecouvre tous les autres, le suivant embrasse tous ceux qui sont au-dessous delui, et ainsi de suite, jusqu’au rez-de-chaussée qui communique avec les loge-ments souterrains.

Si vous examinez chaque étage séparément, vous y verrez des cavités travail-lées avec soin, en forme de salles ; des loges plus étroites et des galeries allon-gées qui leur servent de communication. Les voûtes des places les plus spacieusessont supportées par de petites colonnes, par des murs fort minces, ou enfinpar de vrais arcs-boutants. Ailleurs vous verrez des cases qui n’ont qu’une