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Deuxieme partie.
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S4.Ï

les vôtres (elceci n ôte rien à voire mérite, qui est réel, elque nous apprécions).Hemellez-vous donc nu latin, et ne vous en tenez pas aux déclinaisons; repre-nez Virgile et Homère , ces amis de votre jeunesse, trop longtemps négligés ;vous trouverez chez eux non-seulement des nomenclatures sonores et des épi-thètes pittoresques, mais vous pourrez y puiser le sentiment du beau, qui s'ac-corde si bien avec la majesté sévère de la science, et auquel Linné a dû la moiliéde son génie. Savez-vous ce qui adviendra de votre Nomenclature, quand unsecond Linné [exoriare alïqnis!) aura achevé l’œuvre de son prédécesseur ?Vos livres, passés à l’état de' ' s, trouveront encore des amateurs, pour quile vieux seul a des charmes ; ces Saumaises de l’entomologie, auxquels vous au-rez préparé des tortures inouïes, s’efforceront, de faire concorder vos noms spé-ciliques avec ceux de leur époque ; mais qui pourra jamais reconnaître sous uneforme latine des substantifs aussi franchement gaulois que Dejean, Lalreille,Iîoisduval? ils ne pouvaient, être traduits que par les mots Jouîmes, l , erquln,Nemus vallis, et cette disparate déroulera les plus studieux synonymisles. Lesuns, à l'inverse du Singe de la Fontaine, ’ votre nom d'homme pourcelui d'un ’e mer; les autres verront, dans ces termes hybrides, des redou-blements de consonnes, des substitutions de voyelles, des additions ' cillesou d’articles, qu'ils attribueront à un erratum de l'imprimeur, et ils s’obstine-ront à en dégager un nom significatif, qui, assurément, ne sera pas le vôtre;Dieu sait les anagrammes burlesques qu’ils en feront sortir. Le qui peut vousarriver de moins fâcheux, c’est qu’il soit pris pour la dénomination triviale del'Insecte lui-même, qu’on aura conservée sans altération, ainsi qu’on La faitpour les Felis Couguar, Caracal, Juguaromli, etc. Vous avez voulu éterniservotre nom; mais le corrompre, c’était le détruire; et, grâce à l’accoutrement,gallo-romain sous lequel vous l'avez déguisé, croyant l'embellir, il ne sera pasreconnu par la postérité.

Il nous reste à exposer l'histoire des espèces les plus intéressantes de l’ordredes Lépidoptères. Nous comprenons tout ce qu’il y a de fastidieux dans rénu-mération minutieuse des lignes, des taches, des angles, des sinus qui com-posent. leurs caractères distinctifs, et ce ’ nous ne pouvons vous épar-gner ces détails indispensables; mais il faudrait, pour vaincre la sécheresse desdescriptions spécifiques, l’élégante simplicité et la finesse d’observation quidistinguent le docteur SSéophobus ; lui seul pourrait vous décrire, avec une grâcedigne du sujet, les ravissants contours, les couleurs harmonieuses, les alluresvariées, et toujours charmantes, de ces frêles et brillants Insectes. Vous qui avezlu et relu ses ouvrages, vous ne voyez en lui qu'un poêle, un romancier, uncritique, un philologue, un antiquaire; il est mieux que tout cela, il est Natu-raliste; c’était sa véritable vocation, j’en ai eu la preuve sous les yeux, en lisantsa correspondance de quinze ans avec un autre adorateur de l'histoire naturelle,qui s’est vu réduit à devenir Ingénieur en chef des ponts et chaussées. J’ai vudans ces lettres une âme embrasée d’une sainte ferveur pour l’entomologie. Dis-ciple bien-aimé du célèbre Girod de Chanlrans, il habitait les riches montagnesdu Jura, recueillait, observait, décrivait sans cesse. La découverte d'une espèceu. O')