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de VApui dans le treuil n’est pas facile à dé-terminer. C’est une question délicate, quela connoissance de la valeur précise de sacharge. Les Mécaniciens font ici partagés.M. Varignon , qui auroit été peut-être leplus capable de la décider, suppose , que lesdirections de la puissance & du poids quesoutient VApui, sont dans le même plan.Mais il est des Mathématiciens qui réadmet-tent cette proportion que dans le seul cas oùles directions font parallèles. ( V. la Nouvel-le Mécanique , Tom. J. par M. Varignon.Principes J'ur le mouvement & VEquilibre, parM. Trabaud. ( Vdieq encore pour ía charge deVApui FROTTEMENT).
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AQUEDUC. Ouvrage d'Architecture hydrau-lique. C’est un canal pour conduire les eaux,d’un lieu à un autre nonobstant l’inégalitéduterrain. De tous les Aqueducs , qui ont étéconstruits , ceux dont Jules Frontin avoit ladirection font fans contredit les plus consi-dérables. Ils étoient au nombre de neuf.Treize mille cinq cens quatorze ruraux, d’unpouce de diamètre , distribuoient en 14 heu-res plus de 500000 muids d’eau dans la Villede Rome.
a. On connoît la quantité d’eau que fournitun Aqueduc en mesurant la vitesse de l’eau,la largeur de VAqueduc Sc l’espace que l’eauy occupe en hauteur, Le produit de ces troischoses donne le solide d’eau, ou autrementles pieds cubes d’eau qui pastent par VAque-duc dans une minute, ou dans tout autretems, si tout autre rems a servi à limiter lavitesse de l’eau. Le touc se réduit en pintesen multipliant le tout par 3 5 ; parce que 3 ;est le nombre des pintes d’eau que contientun pied cube, Il n’y a dans cette opérationrien qui ne soit bien aisé à faire , si ce n’estcette vitesse souhaitée , qu’il parole difficilede connoître.
M. Mariotte la déterminent cette vitesse àeu près de la même façon , qu’il venoit àout de déterminer celle du vent. Une plu-me legere ( Vóie{ ANEMOMETRE) íailoitles frais pour celle-ci, comme une petiteboule de cire les laisoit pour celle-là. Aprèsavoir chargé ou lesté , pour ainsi dire cetteboule, afin qu’elle enfonçât dans l’eau , Scqu’elle ne présentât pas, y étant plongée, unetrop grande surface au vent, il mefuroit unelongueur de 15 ou 10 pieds, Sc tenoit exac-tement compte du tems que la boule em-ploïoit à parcourir cette longueur. M. Ma-riotte jugeoit par le rems de la vitestçde l’eau.MctS un jugement fondé fur un pareil moïçn
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deyoit-il bien être exact Sc conforme à la vé-rité ? Je ne sache point de meilleur moïenque celui qu’a imaginé M. Pitot , qui, outrequ’il est infiniment plus certain, a encore unavantage inestimable. La boule de M. Ma-riotte ne donnoit, en supposant qu’il la don-nât, que la vitesse de l’eau sur la superficie.Et cette vitesse n’étoitpas celle de toute l’eauécoulée par VAqueduc. L’on fait que la viteíled’un courant est plus rapide au-dessus qu’aufond. Par la machine de M. Pitot on a & laviteíle de la superficie Sc celle du fond , Scenfin celle qui convient ici : je veux dire lamoïenne. Voïe^ SILLAGE.
Au reste , la méthode que je viens d’expo-fer est la même que celle dont M. Mariottefit usage ,pour calculer la quantité de pintesd’eau qui pastent en une minute fous le pontrouge de la Seine à Paris , Sc pour laquelle iltrouva 200000 pieds cubes d’eau. Cettequantité étant multipliée par 3 y, vaut 7000000pintes d’eau que fournit la riviere de Seineen cet endroit. Ceux qui voudront réduirele tout en pouces , pourront fe satisfaire endivisant ce produit par 14: nombre des pin-tes , que donne un pouce d’eau. Je dois aver-tir que M. Mariotte a eu égard dans ce calculà la vitesse moïenne de l’eau, dont j’ai déjaparlé. Sc qu’il n’a été fait que lorsque l’eaun’est dans la Seine ni trop haute ni trop basse.
( Oeuvres de M. Mariotte , Traité du mouve-ment des Eaux ).
AQUILON. Vitruve nomme ainsi le vent quiest distant du Nord à l’Est de 45 dégrés : c’estle Nord-EJl. Scneque donne ce nom au ventqui est éloigné de 2 3°, 39' du même en-droit. C’est presque le Nord Nord-EJl. ( VoïezRiccioli Geograph. reform. L, X. Sc VareniiGeograph. Cri. 20 ).
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AR^OSTYLES, ARAiOSTYLON.Noms qu ondonnoit dans l’ancienne Architecture à unbâtiment, dont les colonnes étoient éloignéesde 10 modules les unes des autres. Vitruve ,
( Liv. III. Ck. 2 ,) partage les bârimens selonla distance des colonnes en cinq especes,dont celle-ci est la moindre qu’on appellepour cela Arccojìyle. Blondel remarque dansson Cours d'Architecture , Part. III, Ch. 1.que cette distance de colonnes ne sautoirêtre mise en usage que dans des bârimens debois-, puisqu’en voulant couper un archi-trave de pierre ou de marbre qui y convint,il se fendroic trop aisément. Vitruve nocompte que 4 modules, pour V Amojlyle ;mais qui font 10 modules selon la maniéréde compter d’aujourd’hui , attendu qu’il