ARA
prend l’entre-colonne du bas de la colonne ,Sc qu’il mec pour module le diamètre entierde la colonne ; au lieu que les Architectesmodernes ne prennent pour module que ledemi-diamctre de la colonne, & qu’ils comp-tent l’entre-colonne depuis les axes des co-lonnes.
ARA
ARAIGNE’E. C’est ainsi qu’on appelle un disi-ne , où siont destinés les principaux cerclesu globe , de même que les principales étoi-les , sielon leurs longitudes Sc latitudes. Cedisque est mobile siur le centre d'tm astrola-be , Sc il siert pour démontrer dans l’Astrono-mie la nature du mouvement premier. Eu-doxe de Samos a inventé cet instrument queles Arabes appelloient Athacanbat : mais ilii’en reste que le nom. Vitruve ( Liv. IX. Ch.9 , ) fait mention d’une forte à'Araignée in-ventée , dir-il par Eudoxe l’Astronome. M.Perrault, dans sies remarques siur cet Auteur,le décrit fous le titre d’horloge anaphorique.Voui HORLOGE ANAPHORIQUE.
A R B
ARBALETRE ou ARBALETRILLE.Instrumentdont sie fervent les Marins pour observer les -astres. Il est composé de deux pieces principa-les , la fléché AB, ( PI. XIX. Fig. 111 ,) Scle marteau C D. La Fléché est un bâtonquarré communément d’ébene , bien poli Scégalement épais. Sa longueur est de troispieds & sion épaisteur de six lignes, diviséedans toutes sies faces en dégrés Sc en minutes.Ces divisions siont différentes en grandeur;parce qu’elles siont destinées à différons u sa-lages. Le Marteau est un autre bâton qui ala même forme que la fléché. Cè bâton estplus court qu’elle, Sc est percé en quartédans sion milieu. Au moïen de ce trou onajuste le marteau à l'extrémité de la flècheperpendiculairement siur la face des plusgrandes divisions. Comme ce marteau est asi-le? long il siert à prendre les grandes hau-teurs. Pour les moindres on a des marteauxde relais, qui conviennent aux petites divi-sions des autres faces. Tout le monde peutfaire aisément des Arbalitres , pourvu quetout le monde siache diviser la flèche. Cettedivision est difficile. Je donnerois ici volon-tiers la maniéré de la faire si je croiois quecet instrument fût de quelque utilité , mal-gré les bornes que doit prescrire le plan dece Dictionnaire. Les Marins le disent : sionusage siur mer , qui est le sieul endroit où ilP triste être recommandable, ne peut qu’in-duirçen erreur lps pUis fins Observateurs. LaTome /,
A R B 41
façon de s’en servir le siaft affèz connoître,quoiqu’il y ait à choisir, Sc qu’on puiíleprendre hauteur par devant &par derriere.
On prend hauteur par-devant avec YArba-letre en regardant fhorision par une extrémitédu grand marteau , en a fan t préalablementpastë un petit EF dans la fléché. On appro-che on l’on recule ensuite ce petit marteaujusiques à ce qu’on découvre l’astre, dont lesrasons passent par l’extrémité du grand mar-teau. Les dégrés de la hauteur de l’astre sietrouvent alors marqués siur la face ; dégrésqui vont en augmentant vers le bout de T œil.Cette observation est trcs-diflìcile. Elle de-mande de la part de celui qui la fait, unedouble attention de regarder tout à la foisSc l’astre Sc Fhorision. L'observation par der-rière est beaucoup plus commode Sc moinsdéfectueuse. On tourne le dos à l’astre ; onregarde par l’extrémité du grand marteau xqu’on a garnie d’une pinnule , Sc on avanceou on recule le petit, tant qu’on n’apperçoitpas l’ombre de l’extrémité élevée du grand.Cette ombre détermine le point où le petirmarteau doit être arrêté. Par-là il marquesiur la fléché les dégrés d’élévation de Fastrccomme ci-devanr.
z. L ’Arbalêtre a été nommé autrefois Bâtonde Jacob par les Caidéens, Sc Raïon astrono-mique par les Astronomes. Car les Astrono-mes s’en siont siervis. Le P. Fournier rapporteà cette occasion une histoire qui mérite d’ctreconnue.
Un Savant de sies amis , voulant prendrependant la nuit la hauteur de quelque astreavec Y Arbalêtre , fut observé par un Païían àqui cet instrument Sc la façon de le tenirparurent également extraordinaires. Commel’Obsiervateur siembloit viser à l’étoile , ainsique l’on vise à quelqu’endroitpour y tirer uncoup de fusil, Sc qu’avec cela il remuoit lepetit marteau le long de la fléché, ce pauvrehomme ne douta plus que ce ne fût un fol,qui prétendoit atteindre à quelqu’astre parsion instrument, Sc qu’il n'avoir d’autre des-sein en le couchant en joue. Cette idée luiparut si plaisante , qu’il voulut en faire parcà sies camarades, avec lesquels il croioitmieux sie réjouir. Il les appella ; mais quelfut leur étonnement 1 Dans le rems qu’ilsétoienr occupés à regarder tantôt l’astre , tan-tôt l’Astronome , qui ne perdoit pas de sioncôté sion opération de vue, une exhalaisons’enflamma à peu près dans le point où ilobsiervoit, Sc forma ce qu’on appelle uneétoile tombante, Stellam cadentem. (Foie1ETOILE TOMBANTE. )
Ce météore , inconnu à ces bons gens , futpris par eux pour l’astre auquel l’Astronome