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mesure que sur la ligne prolongée du brashonfontal ou «parallèle à l'borison ; ter-minée par la ligne menée de l’extrémité dubras recourbé, Sc abaissée perpendiculaire-ment fur cette prolongation.
Les deux Balances , dont je viens de fairemention , font les seules qui tiennent unrang dans la Mécanique. Les Savans en con-noissent d’autres également curieuses , ingé-nieuses Sc unies. Celle de Roberval , celle deM. de Caffini , & la fameuse de Sancioriusméritent d’être connues.
Rien de plus singulier que l’invention deRoberval. C’est une forte de Balance dontles bras font suspendus. Quoiqu’on avance ou
3 u’on recule les poids dont ils font chargés,y a équilibre. Cela dépend d’un parallé-lisme, que les bras conservent de quelquemaniéré que les poids soient situés. On trou-ve la description Sc la figure de cette Ba-lance dar.s les Journaux des Savans de Tan-née 1 666 ; & celle de M. CaJJini dans ceuxde 1676. La propriété de celle-ci consiste àfaire ies trois réglés principales de l’Arith-métique : je veux dire , la Multiplication , laDivision, Sc la réglé de Trois. Cela est fortcommode ; car on calcule par son moïen sansfaire usage des chisres; & ce qu’il y a encorede plus surprenant, c’est que la Balance esttoute simple.
Une verge A B (Planche XXXIX. Figure17.) est divisée en deux également, commedans les Balances communes. Chacun de sesbras est partagé en parties égales , dont Tor-dre commence au point de suspension C. LaBalance est faite. Il n’y a pas plus de mistereà s’en servir qu’il y en a eu à la construire.A-t-on une multiplication à faire ì On arrêteun badin à la premiere division ; Sc aprèsavoir suspendu un contrepoids à Tu n desnombres donnés à la 8 e marque , depuis lepoint C, si 8 est un de ces nombres de lamultiplication, on jette quelques dragées deplomb, pour faire équilibre avec le bassinqu’on éloigne ensuite jusques à la divi-sion de la Balance , qui marque le se-cond nombre. Aïant fait couler le poids jus-ques à Téquilibre , le nombre des divisionsou des marques de la Balance , compris en-tre le poids Sc le badin, est justement le pro-duit qui en résulte par la multiplication.Pour la division Topération serepete à contre-sens. Quant à la réglé de trois , elle s’enrendpar ce que j’ai dit; & j’en abandonne la pra-tique à la curiosité & à la sagacité du Lec-teur.
Je terminerai cet article, par la Balance deSanciorius. Les personnes qui font instruitesdes nouvelles du monde lavant, n’ignorent
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pas les vues de ce fameux Médecin fur laBalance. Quiconque est bien persuadé de lathéorie de la transpiration des corps, con-vient aisément que jamais cet instrument n’aété appliqué à un usage plus important Scplus relatif aux besoins de Thomme. Connoí-tre la transpiration insensible des corps ; sa-voir la quantité de nourriture qu’on doitprendre à chaque repas, & charger fans ex-ecs , ni fans défaut son estomach, font desconnoissances , selon i’aveu des plus grandsDocteurs en Médecine , qui renferment lesecret d’une santé parfaite. La nature perdautant ou même plus de fa substance en man-geant trop, comme en mangeant trop peu.Cela étant, quel moïen plus efficace de ju-ger de tout cela que celui qu’offre la Balan-ce? Sanciorius dit fort bien, que la marquede la santé consiste en deux points : Tun dese sentir plus leger qu’à Tordinaire, l’autrede n’être pas en effet diminué de poids. LaBalance instruit de ces changemens; & unepareille instruction intéresse trop le genrehumain en général, j’ose même dire le Phi-losophe en particulier, qui connoît tout leprix Sc tous les avantages rélativement à l’amede cette égalité, pour ne pas saisir avec em-pressement les occasions, où Ton peut renou-velle à Tun Sc à l’autre les moïens capables àla lui rendre propre.
On a une Balance ordinaire à Tun des brasde laquelle est attaché un siégé élevé de terrede 3 ou 4 pouces. On s’affied fur ce siégélorsqu’on veut prendre son repas, qui doitêtre terminé quand le siégé baisse. Ceci sup-pose qu’on est instruit du poids convenable àion tempéramment ; Sc par le secours dusiégé combien il doit avoir de transpirationinsensible. Ceux , qui faute d’expérience l’i-gnorent, doivent recourir à la statique deSanciorius , qu’on trouve au dernier Tomede ses Oeuvres en latin, Sc qu’un Médecin dela Faculté de Paris (M. le Breton ) a traduiteen françois, pour la commodité du Public.On voit ici (Planche XXXIX.Figure 18.) laBalance de Santé ( qu’on me permette de luidonner ce nom ) dans laquelle est le fameuxSanciorius qui y prend son repas.
Balancé hydrostatique. Balance qui sertà connoître la pésanteur spécifique ou ladensité des fluides ; c’est à proprement parlerun aréomètre. Elle a du moins la même fin.Weidler dans ses Institutions Mathématiquesdonne auffi fous le nom de Balance hy-drojlatique , la description de Taréometre.
(Injlitutiones Math. pag. 313. ) Pour avoircependant une idée de cette Balance , qu’ons’imagine une Balance commune à Tun desbassins de laquelle on a accroché un corps,qui