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Tome premier.
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BAL

bu âitx autre bâtìmens de bois. Par cette rai-son elle est appellée encore Balle à feu cro-chetée. On la fait de groste toile comme lesautres Balles à feu, 8c on la remplit de bonnecomposition de Balles à feu, dont voici lapréparation. A 6 livres de poix fondue fur descharbons , on mêle i ; livres de poudre écra-sée , à quoi on ajoute des étoupes hachées.( Voïez Artillerie de Buchner,part. i. p. 71 ,8c Braun Fundamentum Art. liv. j. )

Balle a Feu. Terme de Pyrotechnie. Boulequ’on jette dans des endroits où l’on veutmettre le feu, comme fur les vailléaux& lesmantelets ; fur du bois, du foin, de la paille8c autres matières combustibles. On peut lesconstruire de boules de fer, qui doivent avoiruelques trous. On remplit la boule même’une composition combustible , & on faitentrer de force dans les trous des étoupestrempées , pour y mettre le feu. Ou bien l’onprend de petits boulets de fer graissés detérébenthine, qu’on roule dans de la poudre;u’on habille ensuite de toile trempée danse la cire, de l'huile de lin, de la térében-thine, 8c du lard ; qu’on entrelaíse à chaquecouche de goudron, 8c de poudre en grains ,8c qu’on lie avec du fil de fer passé par lefeu, après y avoir mis des étoupes. La Plan-che XLIII. Fig. a; 6. représente une Balle àfeu.

Balle a Fond. Ancienne forte de Balle à eaudans les feux d’artifice, dont on ne fe sertpresque plus aujourd’hui. On en trouve ladescription dans l 'Artillerie de Buchner , p. 1.Ces Balles restent pendant quelque tems fousPeau , 8c si on manque à. leur donner leurvéritable poids, ou que la composition nesoit pas a fiez forte, elles y restent tout-à-fair.

Balle a pluie de Turquie. Efpece de Balle àfeu extrêmement dangereuse, de l’inventionde Mieth , qui en donne la description dansson Artillerie , p. 4. 8c appellée ainsi, parcequ’il s’étoit proposé de s’en servir contre lesTurcs. On peut encore la jetter avec succèsdans les approches, & par tout où il y adubois 8c de la paille.

Bai.le luisante. Balle à feu, qui éclaire pen-dant la nuit. Sa matière est composée de 1parties d’antimoine fondu, de 3 de salpêtre,de 6 de soufre, de 4 de charbons & de colo-phone. Après avoir pilé ces matières, on lesfait fondre dans un pot de cuivre , ou deterre verniílèe, dans lequel on jette des étou-pes, autant qu’il en faut pour absorber lamatière fondue. Pendant qu’elle refroiditon en fait des pelotons de la grosseur qu’onveut ; on les amorce avec de la poudre écra-sée , en les y roulant , 8c on les met dansUD pot. {VditzY Artillerie de Simienowit? ,Tome L

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Part. I. 8c celle de Mieth , Part. IV. leTraité des Feux d'artifice de M. Premier , leBombardier François de M. Belidor , 8 c lesMémoires d'Artillerie deM.de Saint-Remy tTom. II.

Balles luisantes pour l’Eau. Balles luisantesqui brillent fur l’eau. Telle est la composi-tion de ces fortes de Balles. On prend de lapoudre à canon , trois parties de colophonc ,un quart d’huile de pétrole, un sixième desoufre; & on mêle le tout en le tamisant.Ellaïant ensuite s’il brûle plus ou moins qu’ilne faut ; s’il ne brûle pas assez , on y ajoûtedu soufre, ou de la colophane. Cette mix-tion -s’enveloppe dans un linge ; on metde la paille tout autour, & on trempe le toutdans de la poix. Aïant lié cette paille avecune ficelle, on la recouvre encore de paille ,qu’on enduit comme auparavant. afin de lagarder de l’humidité. Après avoir fait un pe-tit trou pour y mettre le feu, la Balle lui-sante pour l’eau est achevée. ( V. les Mém.d’Artil. Tom. II. )

BALLISTIQUE. L’art de jetter les corps. Vi.truve 8c Végéce ont beaucoup parlé de cetart, dont les Anciens failoient usage. Ce-pendant quel étoit cet art ; Il s’agisToitde lancer avec force des pierres contre desmurs qu’on vouloit abbatre; ce quidépendoitde quelques machines, telles que le bélier 8 cla balliste. Sur ce mot de balliste, il sembleque c’est à l’invention de cette machine qu’ondoit, sinon la naissance de la Ballfiique , damoins celle, ou autrement l’étymologie , deson nom. Pour en donner toutefois une idéeplus avantageuse, tçjle qui lui convient, 8 cque les Mathématiciens en ont, il vaut mieuxfixer son origine à Galilée , auquel nous som-mes redevables des premiers principes. Justi-fions l’honneurqui peut en revenir à ce grandhomme.

Quoiqu’il paroistè qu’on peut jetter descorps de mille façons différentes, néanmoinsen y regardant de près, on voir que ces millefaçons fe réduisent à 5. i°. De haut en-hasperpendiculairement; z°. obliquement; 3 °.debas en-haut selon une direction perpendicu-laire ; 4". selon une direction oblique ; 5 °. se-lon une direction horisonrale.

Or Galilée est le premier , qui aie fait desexpériences fur la chûte des corps, & le pre-mier qui ait reconnu la loi de leur mouve-ment. Car il n’est plus question d ’Ariflote »dont la méprise est universellement recon-nue, qui vouloir que les espaces que par-court un corps en tombant, fussent commeles simples vitesses ; au lieu que Galilée a dé-montré à l’ceil qu’ils étoient comme les qúar-rés de ces vicelles acquises en tombant. De-

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