î BAL
là il suit, i°. qne les viteíTes font com-me la racine des espaces, z°. que les espa-ces font encre eux comme la différence desquarrés , qui écanc pris dans Tordre na-turel des nombres i. z. 3. 4. 5, Sc c. donne-ront 1. 3. y. 7. 9 , &c. Enferre que les corpsqui tombent, parcourent dans le second mo-ment trois fois plus d’espace que dans le pre-mier , dans le second cinq fois plus, Sc c. 11n'efì point de Méchanicien qui ne soit con-vaincu de cette vérité. Si cependant il se trou-voit encore quelque Disciple d 'Arijlote allerzélé ou alfez aveugle, pour confondre les so-lides principes qu’a établi ce Philosophe avecfes erreurs , qu il n’aille point révoquer lathéorie de Galilce , parce qu'il n’a point vùl'expérience qui en est: le fondement. Le P.Sébajlien rendra, quand il voudra, son excusenulle , & en cas qu'il ne la veuille pointvoir , il la lui fera toucher au doigt. Acette fin ce docte Religieux a imaginé unemachine composée de deux ou quatre para-boles égales, ( Planche XLI. Figure Z49. )qui se coupent à leur sommet à angles égaux,&: qui ont un axe commun perpendiculaire àl’horifon. Autour de ces paraboles , qui sûr-ement un paraboloide , tourne une spirale,composée de deux fils de léton parallèles,d'où naît un plan incliné fort étroit. Ces filsfont disposés de façon que le premier tourde la spirale a un pouce de diamètre, le se-cond en a 3, le troisième 5 , Sec. & ces toursde spirale sont entre eux comme leurs dia-mètres , c’est-à-dire, en espaces inégaux, se-lon les Ioix de la chute des corps. En laiíïànrtomber du paraboloicj^ une petite boule d’i-v oire de 6 lignes de diamètre, ou mieux deuxboules, on voir que la premiere toute feuleparcourt tous les tours dans le même tems ;que les deux ensemble les parcourent égale-ment; & qu’à mesure quelles les parcourent,elles ne manquent pas de le trouver ensem-ble dans quelque autre instant fur un autrearc , quoiqu’étant à différentes hauteurs , el-les parcourent des tours de spirale fort iné-gaux. ( Voie\ les Mém. de l'Acad. de 1699. )z°. Lorfqu on jette un corps de bas en-haut,les loix de son mouvement font les mêmesen sens contraire que ceux de haut en-bas ;je veux dire qu 'il retarde en montant, sui-vant la même progression 1. 3. 5.7, Sec. qu’ilaccéléré en tombant.
Un corps jetté obliquement décrit uneparabole ; parce qu’il est en proie à deuxmouvemens, dont Tu n qui vient de la forceimprimée par celui qui le jette, est égal Scuniforme; l’autrequivientde fa propre pesan-teur , est uniformément accéléré. De la com-position de ces mouvemens résulte la propor-
B A N
tion qui fe trouve entre les abscisses Sc lesordonnées d'une parabole. La même courbe alieu, lorlqu’un corps est jetté obliquement iparce que c’est toujours des mêmes forces qu 'ilest animé. Enfin, pour tout dire , Tamplitudede la parabole décrite par un mobile, est d’au-tant plus grande que la viteííè imprimée aumobile, suivant la même direction , Test aussi.
4 0 . La cinquième Sc derniere façon de jet-ter un corps est horisonralement. A cet égardil n’y a rien de particulier à dire. Le mouve-ment du corps «st toujours composé de deux »Tun uniforme , Sc l’autre accéléré commeauparavant. Seulement le corps au lieu de dé-crire une parabole, n’en décrit que la moi-tié ; parce que dès Tinstant qu’on le jette , bienloin de monter, il tend continuellement à fachute.
La théorie de la Ballijlique étant ainsi dé-veloppée, il est aisé de décider si c’est à toreque j’en fais honneur à Galilée. On peut mêmeregarder ses Dialogues fur le mouvementcomme un Traité fur cet art; si Ton exceptela Ballijlique Ail P. MerJ'enne , je n’enconnoispas d’autre. II est vrai que les MéchaniciensTont remaniée depuis , Sc l’ont étendue biendavantage dans différons Traités de Dynami-que. Parmi ceux-là on doit distinguer les.Ecrits de M. Jean Bernoulli , Sc fur-tout unprobleme exprès résolu dans ion IV. Tome.( Bernoulli Opéra T. IV.)
BALONS. Efpece de feu de guerre composéd’un ou de plusieurs éclats de fer ou de cui-vre , chargés de poudre S£ de boulets, Scbien entortillés de fil de fer, afin que leséclats ne fe défassent point en chemin, SCqu’ils ne fassent leur effet que fur le lien oùTon les jette. On se sert de ces Balons dansdes occasions , où Ton n’a pas la commodité »ni le tems de construire des balles à feu; Sc onen forme de différentes grandeurs propor-tionnés aux orifices des canons ou des mor-tiers , dans lesquels on les met immédiate-ment fur la poudre.
BAN
BANDE ou FACE. Terme d’Architecture. C’estun membre plat, long Sc étroit.
Bandes de Jupiter. Ce font des traits , ou deslignes larges qu-'on voir fur le corps de Ju-piter , Sc qui changent de place Sc de lar-geur. On les observe aííèz distinctement avecde grands télescopes. Hevelius en donne ladescription dans son Syjiema Saturninum .page 7. (Voie{ JUPITER. )
BANQUETTE. Terme de fortification. Petiteélévation de terre en forme de dégrés, quirégné tout autour du parapet, Sc par le