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Chaînent sur le rapis, fans savoir qpt’on yavoit déja pensé. Il leur parue magnifique 6cutile , eximium & utile , en même-terris qu’illeur parut difficile. Que le coup d’aul de cesdifficultés devoir être terrible, puilque MM.Bernoulli n’oferent se hasarder à les surmon-ter ! Ils résolurent de le proposer aux Savanspar la voïe des Ailes de Leipjtc , 6c ris le pro-poseront ainsi : Trouver la courbe que formeune corde lâche , suspendue librement entredeux points . ( Invenire quam curvam référâtfunis laxus, & inter duo puncla fixa libérésufpenfus. Alla Eruditorum , 1690. Mai , pag.119.)
M. Leibnit^ dans les mêmes Ailes publiaau mois de Juillet suivant, pag. 360, qu’ill'avoit résolu. Et l’année d’après il y fit im-primer fa solution, dans laquelle il emploiedes logarithmes. M. Hughens le résolut par lecalcul des sinus ; 6c M. Jean Bernoulli par larectification de la parabole. De ces trois so-lutions différentes, qui donnent toujours lamême courbe , il résulte qu elle est mécani-que, c’est-à-dire, du genre de ces courbes ,qui ne peuvent être exprimées par une équa-tion finie ou déterminée. Pour connoître lanature de cette courbe , on la conçoit, ainsique toutes les autres, qu’on veut développer,on la conçoit, dis je, divisée en des partiesinfiniment petites. 11 faut chercher après laposition de ces lignes , 6c l’exprimer par uneformule générale.
Parmi 13 propriétés qu’a la Chaînette , voiciles plus considérables. 1". Soit BEF, la Chaî-nette, ( Planche III. Figure 43. ) La portionB E , appliquée fur la ligne B F prolongée ,donne le point où doit se terminer l’hyper-bole équilatére E G, qui sert à la construire.2 0 . La ligne d m étant menée infiniment prèsde la ligne A 72 & parallèlement, & la lignem n étant parallèle à d A , soit une quantitédonnée que je nomme a , on aura m F : m n : :a: m E. Les autres propriétés de la Chaînettefe trouvent dans le Tome I. des Œuvres deM. Bernoulli , pag. 49 & f o. Elles font dé-montrées dans son troisième. M. Gregori , 6eJacques Bernoulli en ont auísi démontréplusieurs.
Ces propriétés ne sont pas tout-à-fait depurs jeux Géométriques. La découverte de M.Jean Bernoulli , de la courbe que fait unevoile enflée par le vent, peut les rendre che-res par leur utilité. On ignore encore la cour-be la plus avantageuse, que doit faire unevoile, pour recevoir de la part du vent laplus grande impulsion qu’il est poflible, sui-vant quelque direction que le vent agifle.J’en ai averti les Géomètres dans ma Mâturedijeutee , &c. pag. 67. Eh ! que fait-on û la
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théorie de la chaînette ne renferme pas cc. teconnoistance ì Quoi qu’il en fort M. JeanBernoulli en examinant la courbe que faitune voile enflée par le vent , a fait voir lepremier que c’est celle de la Chainette. M.Jacques Bernoulli publia cette vérité dans lesActes de Leipsic du mois de Mai 169a ; maisla réglé, dont il fit usage , fut trouvée fausse.( Alla Eruditorum pag. 104. ) Il le reconnutlui-même, 6e voulut y suppléer par une se-conde, qui malheureusement ne se trouvapas meilleure que la premiere. ( Alla Erudi-torum 1694. pag. 17j.) Enfin la troisième setrouva conforme à la vérité déja établie , 6cqu’il étoit jaloux d’établir. On peut juger par-la combien étoit difficile cette découverte,& combien il est glorieux à M. Jean Ber-noulli de lavoir attrappée du premier coup.La façon dont il s’y prend, est encore parsurcroît de merveille 6e très-lumineuse 6ctrès-simple. Voïezaustì la Théorie de la Ma-nœuvre des Vaisseaux > so-8". Chap. XIV, ouBernoulli Oper. Tom. II.pag. 82.
CHAKITICHI. Mauvaise fortune. C’est ainsi
Î [ue les Astrologues appellent la sixième mai-on céleste par laquelle ils font des prédic-tions fur des malheurs 6c maladies à venir.Votez Ransovii Traclatus Aflrologicus , P.11. pag. 27. & Sckoneri Opufcul. Astrologie.Can. s. Pars II.
CHALEUR. Qualité accidentelle des corps quiparoît consister dans l’agiration de leurs par-ties & du feu qu’elles contiennent. Cette agi-tation produit un mouvement dans nos corps,qui fait naître dans lame la sensation de laChaleur. Par rapport à nous, la Chaleur neconsiste que dans cette sensation, 6e dans lecorps chaud, ce n’est, si notre définition estvraie, que du mouvement pur.
La Chaleur en tout corps est un mouve-ment , qui peut être infiniment diminué; 6cce mouvement ne laisse pas que d’y subsister ,quoique nous ne l’appercevions pas, parueque nous sommes souvent dans des circons-tances qui ne nous permettent pas d’avoircette sensation. Toute Chaleur est insensiblepour nous, à moins que les corps,qui agilíêntfur nos sons, n’aient un plus grand dégré deChaleur que celui de nos organes. Commentdonc juger si un corps est froid ou Chaud ?Un corps ne nous paroît tel, que parce quenous sommes froids, 6c nous ne le trouvonsfroid que parce que nous avons chaud. Il y aplus. On fait qu’un corps véritablement chaudpeut nous paroître froid. On démontre cetteerreur par cette expérience. On met de l’eautiède dans un vaisseau, 6c de l’eau presquebouillante dans un autre. Aïant plongé lamain dans cette derniere eau, 6c l’y aïant