Band 
Tome premier.
Seite
216
JPEG-Download
 

xi6 CON

pente & Dlsdiapason . Ces nottlJ leur ontété donnés, selon Pitruve , à cause des nom-bres des sons, où la voix s’arrête, en passantde l’un á l'autre, comme lorsqu’on va de sonton a u quatrième lieu la Consonance estdite alors Diatestsaron , quand elle va au cin-quième, on lui donne le nom de Diapente ;celui de Diapason au huitième; Diapason-cum-Diatejsaron àl’onziéme; Diap ason-cum-Dia-pente au douzième; Sc Difdiapason au quin-zième. Fitruve ajoute que, selon les Anciens,U ne peut y avoir de Consonance du premierton au second, niau troisième, ni au sixième,m au septième , soit qu’on se serve de lavoix, ou qu'on fasse usage des cordes d’uninstrument. Ces Musiciens vouloient encoreque les mélanges du Diatestaron , du Dia-pente, &c. qu’ils appelioient en général Pton-goi, sormoient les accords; Sc que l’inter-valle du premier au dernier comprenoit tou-te l'étendue de la voix, qui est, pour s'expli-quer plus clairement, la quinzième ou dou-ble octave,

Euclide , dans son Introduction Harmoni-que, su n des premiers Auteurs fur la Musi-que , fait consister les Consonances , de mêmeque les dissonances, dans la répugnance queles sons ont à se piéler, Les tons étant pro-duits , dit-il, par les différentes percussionsdes corps réfonnans, peuvent raire des percus-sions lentes dans les Ions graves Cc vites dansceux qui font aigus ; Sc les tons étant diífc-rens , suivant Je nombre des percussions , qui|es composent, Euclide en conclud que lessons ont rapport lçs uns am: autres, suivantles mêmes proportions que les nombres ontensemble. Ainsi les Consonances se font, sion l’en croix, lorsque ie nombre des perçus-Jfions est tellement proportionné au nombre ,des percussions d’une autre , que leurs per-cussions se font toujours ensemble : ce quifait une unjon ou conjonction agréable àl’oreille. Par raison contraire , les dissonan-ces se font, lorsque les nombres des per-cussions des deux tons font difproportjon-nés ; de maniéré que cette union ne se ren-contre que sort rarement.

Suivant cette théorie d 'Euclide, conformepour ie fond à celle òlAristoxene, les inter-valles qui font moindres que la quarte »font tous discordans , & la quarte est laplus petite des Consonances, Etrange Musi-que ! Si l'ester de ces Consonances plaisoit ,jí faut, s’écrie M. Perrault, que les oreillesdes Musiciens d’à-présent soienr différentesde celles des Anciens, En effet nous trou-vons que la Consonance de la tierce estbeaucopp plus agréable & plus parfaite quecejlç dp la quarte f .qui g ce défaut de »’êr

CON

tre bonne, que [quand elle est soutenue pEd’autrcs Consonaces ; au lieu que la tierceest bonne dans le Duo. Elle a outre celal’avanrage fur toutes les Consonances , de ne

F oint ennuier comme les autres, qui blessentoreille, quand elles se rencontrent deux de■ fuite; parcs que l’oreille, qui demande de lavariété , ne peut se plaire dans la répétitiond’une même Consonance , si ce n’est de latierce à cause qu elle est naturellement dedeux especes, savoir, la majeure , Sc la mi-neure , que l’on fait ordinairement suivrel’une à l’autre.

Outre le mauvais goût des Anciens,ils n'yntjamais connu la variation des Consonances ,Sc leurs révolutions. A en juger par leur$Ecrits, & par ce qu’en a pensé M. Perrault,il paroît que touc le fin de leur Musiqueéroit renfermé dans la modulation du chantà une feule partie. Ils ne se setvoienr desConsonances que comme on s’en sert aujour-d’hui dans une Vielle, ou dans une Corne-muse , où il y a des bourdons accordés à laquinte Sc à l’octave. Aristote dit même qu’iln’y a que i’octave qui se chante ; que ni laquarte, ni la quinte ne se chantent point ;$c que la suite de plusieurs quintes Sc deplusieurs quartes est désagréable. D’où l’onconclud que toute la science des accords desAnciens , fi; toute leur symphonie ne con-sistoit que dans le chant de deux voix , ou dedeux instrumens accordés à l’octave l’un dcl’autre.

CONSTELLATION. Assemblage de plusieursétoiles. Les premiers hommes, qpi commen-cèrent à s’arracher sérieusement à l’Astrono-mie , s’aviserent sort à propos de distinguerles étoiles par claste, ann de les reconnpî-tre avec plus de facilité, & de les mieuxfixer dans le firmament. On ignore tout-irfait le nom de ces hommes , bien dignes d’ê>tre connus. Nous savons seulement que-nou*devons à Ptolomée la disposition & 1- dé-nomination des Consellqtiops ; Sc que Pto-lomée l’avoit apprise d 'Hypparque & pay

? [ui Hypparque avoir il eu cette connoif-ance? C’est justement ce qu’on ne sait pas.Quand on a lû la Mythologie de Natalis.Cornes , YAstronogie à’Egide Strauch , Sc leChapitre z du Livre VI. de YAlmagestt dyRiccioli, on n’est pas plus savant fur l’ori-gine des Constellations , quoiqu’on trouvadans ces Ouvrages des Tables fur leur ori-gine. Ce qu’il y a de bien certain , c’est quçles Anciens ne complotent que 48 Constella -fions , dans lesquelles étoient rangées lot*étoiles. Ptplomét Sc Ulugh Beik ynr con-servé le même nombre de Çonststlafionf »fa# ?’açf9f4w fffeïufaty fui fçssii dç$ fjoî*

kb