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Tome premier.
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tìppróchez-en le doigt. Il est: agréable de voirl’etîec de cet approche. Toutes les petitesplumes du duvet le dressent vers le doigt Scen font très-fortement attirées. Quand ledoigt vient à les toucher , toutes les plumess’allongent Sc paroisse n t comme empresséesd’embrallèr le doigt. ( Plan. XXXIV. Figure181.) Celles qui l’atteignent s’y attachentfortement. Et fi l’on tourne la main autour duduvet attachéau tuiau, le duvet luit avec unevitesse étonnante tous les mouvemens , com-me s’il cherchoit de tous côtés à s’y accro-cher.

Comme dans toutes ces expériences lavertu électrique a toujours été excitée parle frottement, on feroit tenté de croireque cette friction des corps est abíolumentnécessaire pour développer la matière élec-trique. Cependant M. D u Fui dans les Mé-moires de l'Académie de 1734, dit après M.Grai , qu’il 11’cst pas nécessaire que tous lescorps soient frottés pour devenir électriques.II en excepte toutefois les corps & Electricitéréíîneufe. M. Du F ai ajoute, que fi l’onfait fondre des corps de cette efpece > ilsn’auront aucune vertu dans cet état, quandmême on les auroit laissé refroidir précisé-ment au point de pouvoir être frottés; maisque s’ils lont refroidis, & fans qu’on y tou-che , ils auront par eux-mêmes beaucoup devertu. Voulant s'assurer de la vérité de certeproposition , un homme de mérite ( M. deLeris ) à qui l’on doit un Ouvrage fur laGéographie , justement intitulé : Traité mé-thodique , fit cette expérience , dont lerésultat semble contraire au principe deM. Du Fai. La voici, cette expérieríte telleque l’Auteur a eu la bonté de me la com-muniquer.

Le 30 de Janvier 1745 , jour pluvieux ,voulant faire l’expérienceen entier, je fis fon-dre du soufre dans un vase de terre , Sc leversai dans un verre pour lui faire prendrela forme d’un cône comme à Tordinaire. Apeine commença-ril à prendre que j’en ap-prochai un fil qui en fut attiré sensiblement.Surpris de cer effet, que je n’arrendois pas,je l’attribuai à ce que le verre , aïantétébienéchauffé avant que d’y verser le soufre fondu,pouvoir avoir acquis un peu de vertu élec-trique. Pour m’en assurer je fis chausser unautre verre; & lui ara n t présenté dés che-veux , ils en furent attirés de près d’qn pou-ce de distance. Je laissai refroidir le soufreprécisément juíqu’à ce qu’il fût possible de letenir dans mes mains. Alors je lui préfenraiun fil Sc il ne l’attira point : mais m’étancaviso de le frotter tout chaud qu’il étoit, ilacquit beaucoup de vertu par le frottement,

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Si enleva des morceaux^de papier grandcomme l’ongle à un pouce de distance. D’oùje conclus que le frottement seul donnoiccette vertu à mon cône ; parce que lui pré-sentant les petits morceaux de papier par lecôté où il n’avoit pas été frotté, il ne lesattiroit ni ne les faisoit feulement pas re-muer. Je recommençai cette expérience de-vant plusieurs personnes , Sc elle réussit tou-jours de même.

Je ne pousserai pas plus loin ce détaild’experiences. En y joignant celles du coupfoudroïant ou de la commotion, ( VoierCOUP FOUDROYANT) Sc celle de labéatification, ( Voie 1 BEATIFICATION. ) Jecrois qu’elles s’étendent dans tout les genresdes effets de Y Electricité. Les autres ne sont,pour ainsi dire , que des corollaires de celles-ci, Sc ne sont que multiplier le plaisir daPhysicien fans l’augmenter. Pour l’entieresatisfaction du Lecteur, j’ajouterai qu’on pré-tend que Y Electricité guérit » C. les engelu-res ; 2°. quelle accéléré le tems critiquedes femmes; z", qu’elle guérit les paraliri-ques ; 4 0 . qu’elle hâte la végétation desplantes. Ce sont làdes prétentions dont je neluis pas du tout garant. J’avouerai sincère-ment que pour moi , je n’ai jamais pousséavec une certaine, vivacité les expériences del’art fur lequel nous fixons ici notre atten-tion , que je n’aie eu le pouls ému, Si unmal de tête pour surcroît de bénéfice.

Sur toutes ces expériences, si j’étois cru ,on ne formeroit aucun système, & on fe con-tenteroit d’en découvrir de nouvelles. Je nevoudrois pas aussi qu’on étudiât aucune hy-pothèse. Si je n’avois que des Physiciens Icontenter, je terminerois volontiers cet ar-ticle. Mais j’ai des Curieux à satisfaire; Scces Curieux verront sons doute avec plaisirles conjectures fur les effets de YEleclri-cité.

3. Les anciens Physiciens n’étoient pas allezfavans fur Y Electricité pour fe hasarder àdonner des explications fur ses effets. M.Du Fai le contentoit de distinguer deuxsortes d’ Electricités , une Electricité réjinmse.Sc une Electricité vitrée, c’est-à-dire, deuxfortes de matières électriques. Cela supposé ,une matière électrique. ( Mfrn. de VAcadem.de 1734.) M. adopte la conjecture

de M. Du Fai , Sc il ajoute que les parti-cules d’air pur font des corps électriques tou-jours dans l’étar dé Electricité , Sc de YElecln-cité vitrée , ( Dissertation fur l’Electricité descorps. ) M. l’Abbé Nollet admet la distinc-tion de M. Du Fai , Sc pense de même quecet habile Physicien. Son sentiment est 1".que la matière électrique fort du corps élec-