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Tome premier.
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trisé en forme d* bouquets ou d’aigrertes »dont les raïons divergent beaucoup entreeux , i°. qu’elle s’élaftce avec la mêmeforixe des endroits même où elle paroîr in-visible ; 3 0 . que les aigrettes de matièreélectrique s la ncent par des pores assez dif-tans les uns des autres. M. TAbbc Nollet ap-pelle matière effluente celle qui s’élance enforrr.e d’aigrettes du dedans au dehors , & ildonne le nom de matière affluente à celle quivient de toutes parts à ce même corps. Ainsisuivant le systcme de ce Membre de l’Aca-démie Roïale des Sciences, la matière affluen-te s'élance par des pores plus rares que ceuxpar où rentre la matière effluente. D’où ilfuit que celle-ci a moins de vitesse que celle-là. Il y a donc toute apparence, conclud M.Nollet , que certe manere invisible, qui agitbeaucoup au-delà des aigrettes lumineuses,n est autre chose qu’une prolongation desraïons enflammés ; 8c que toute matièreélectrique , dont le mouvement n’est pointaccompagné de lumière , ne différé de cellequi éclaire ou qui brûle que par un moin-dre dégré d’activité. Pour tout dire en deuxmots, le concours de ces deux matières opé-ré différentes merveilles suivant que leconcours est de telle ou telle nature , par ladifférence de la force de ^Electricité des corps.( Effai fur V Electricité des corps.)

Oncroiroit volontiers que Y Electricité con-siste dans l'émanation de la matière du corpséleclrifé , Kc dans le mouvement de cettematière. Si quelqu’un pense ainsi, M, Win-cler, un des premiers Auteurs Allemands íurl ’Electricité , lui demandera : Pourquoi \’E-leclricité, transmise par communication d uneflamme électrisée dans un tuïau de fer blanc ,n’y excite point d’étincelles capables d’ymettre le feu r Si on l’en croie la surface d'uncorps électrise est environnée d’une matièrelubtile qui est en mouvement. Pendantqu’onélectrise un corps, les particules électriquesnaissent ou proviennent les unes des autres ;8c c’est ainsi qu’il s’en forme des lignes droi-tes. Un corps est-il électrise ì chaque pointde fa surface jette un grand nombre de cesraïons ou lignes électriques qui s’éloignentd’enrr’elles à mesure q u'elles deviennentplus longues; enferre qu’elles font divergen-tes du point de leur origine. Cette marierélubtile est propre au corps dans le systèmede M. R'incler , parce qu’un corps susceptibleà'Electricité par le frottement, est tel dèsqu’il existe. Donc il renferme en lui l’E-leciricité dès ton origine. ( Effai fur la na-ture , Us effets & les causes de /’ Electricité. )M. Jean Freke a donné un système plussimple que tou$ ceux que nous venons de

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voir. Il rend le feu garand de tous les effetsde VElectricité. Le feu ne dépend point desinstrumens , ou autrement n’est point dansles instrumens dont on fe sert pour exciterla vertu électrique. II est dans l’air 8c envi-ronne ces instrumens pendant qu’ils font enmouvement. Le tube , le globe font envi-ronnés d’une quantité de ce feu, qui tournefpiralement 8c avec une rapidité extrême au-tour d’eux. Ce feu est accumulé en eux. Sesparticules ont une tendance à s’étendre enmême-tems qu’elles ont une cohésion natu-relle. Ainsi la cause de ['Electricité dépend,selon M. Freke , d’un feu universel répandupartout l’Univers 8c violemment frotté dansles expériences à son passage entre le globede verre 8c les mains , ou le coussin dechamois. Cet Auteur prouve on veut prou-ver, i°. Que le feu palïè de l’endroit oùil a été frotté au corps qu’on électrise dansun état de convergence 8c de divergence,de même que les raïons de la lumière pas-sent en convergent 8c en divergent à tra-vers les verres optiques. 2 °. Que tous lescorps électrise s font renfermés dans une ef-pece de capsule ou enveloppe de certe ma-tière électrique ou flamme legere , qui non-feulement les enleve en dehors de l’épaif-feur , mais qui pénétré toutes les particulesde la matière , dont ces corps font composés.Er enfin j 0 , que le corps électrisée st commehermétiquement fermé dans sein enveloppe,

( Essai sur la cause de l'Electricité. )

. Bornons ici notre carrière. Voilà astèz deconjectures fur des effets qui font encore entroppetit nombre pour en rien conclure. Lesaurres systèmes reviennent ou peu s’en faut àceux-ci.M. Morin explique M Electricité par lathéorie de M. Newton fur la lumière 8c furle feu. ( Effai sur VElectricité , contenant desrecherches fur Ja nature , ses causes & proprié-tés , fondées fur la théorie du mouvement devibration de la lumière & du feu de Newton. )Quant à ceux de M M. Wafflon , de B ose ,Jallabert 8c Morin , il faut consulter leursOuvrages, Voici le titre de ces Ouvrages :Expériences & Observations pour servir àVexplication de la nature & des propriétés deF Electricité par Guil. Vfaston. Recherchesfur la cause & sur la véritable théorie de l’E-leciricité par M. De Bofe. Expériences furVElectricité avec quelques conjectures fur lacauf» de ses effets, par M. Jallabert. NouvelleDissertation sur l'Electricité , par M. MorinSi quelqu’un demande maintenant, quelleest futilité que nous tirons de cette pro-priété merveilleuse des corps ? A u cas queles avantages, que j’ai indiques dans cet ar-ticle , ne satisfassent pas, j’aj une réponíe

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