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Tome premier.
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Ceux qui s’en apperçurenr jugèrent des Elé-mens par le tact. Selon eux , tout ce qui faitimpression est Elément. Ainsi le dur, le li-quide , le chaud & le froid , voilà les Elé-mens. Ea étendant la définition d 'Aristote ,on voie que ce Prince des Péripatéticienspenfoitde même, à quelques restrictions près,qui i\e méritent pas d’être relevées. Malgrétout cela, il faut convenir qu 'Arijlote est lepremier qui a voulu ou reconnu que le feu,Pair , Peau & la terre , étoient les seuls êtressimples, Sc par conséquent les Elémens. Eneffet, jufqu’ici on n’a trouvé que ces quatreêtres inaltérables. Si cela n’est pas , il estcertain que nous ne connoissons point d '£-lémens .

Quoiqu’il en soit, les anciens Physiciens,Sc peut-être aussi les Philosophes ont cruqu’il y avoir quatre Elémens , la terre, l 'eau,Vair , Sc le feu , dont l’Auteur de la Natureavoir composé le monde élémentaire. La•erre , comme la matière la plus péfanteétoit placée dans le lieu le plus bas dans lecentre du monde. L’eau étant plus legerecouvroit celle - ci ; Sc par la même raisonl’air étoit au-dessus de l’eau , Sc le feu au-dessus de l’air. De façon que ces quatre Elé-mens saisissent quatre orbes concentriques,dont le centre commun étoit le centre'dumonde, f Héraclite fait le feu le principe detoutes choses ,Sc Démocrite prend l’eau pourla même fin. ) Vallemont , dans fa Physiqueocculte , pag. 264, Sc Q\anam dans ses Ré-créations Mathématiques , Tome IH. ensei-gnent la maniéré de représenter les quatreElémens dont nous parlons. Ils prennent unephiole A B ( Planche XXVI. Figure 183.)dans laquelle ils jettent quatre liqueurs hé-térogènes, qui étant brouillées ensemble parune agitation violente , retournent chacuneen leur place suivant leur dégré de pésan-teur ou de légèreté. Ils représentent la terreavec de 1 email grossièrement casse. Pourl’eau , ils versent sur la matière terrestre del’esptit de tartre, ou simplement du tartrecalciné. Laissant le tout à l’humidiré, il s’enfait une dissolution qu’on teint avec un peud’azur de roche, afin de lui donner la cou-leur de mer. I Dessus certe compositionaïant jetté de l’eau - de - vie . à laquelle ondonne une couleur de bleu céleste, en ymêlant un peu de tournesol, on a l’air.Enfin le feu se représente avec l’huile debéen, qui par sa couleur , par sa legereté Scpar sa subtilité représente le feu. Tout cetarrangement se trouve tel qu’on le voit parJa figure. 11 y a d’autres maniérés de fairecette composition, ou mélange élémentai-re : mais en voilà assez , Sc peut-être trop

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pour un simple jeu de Physique.

ELEVATION. Ce terme n’est par lui mêmeni Mathématique .ni Physique , Sc rl ne ledevient que par l’application qu’on en fait.En Astronomie , on dit Elévation Je C équa-teur , pour exprimer 1 arc du méridien com-pris depuis l’horilon juíqu’au méridien.Soit H R l’horiíon , E Q l’éqtiareur , ( Plan-che XIV. Figure 184.) S HEN R Q leméridien : l’arc H E est XElévation de l'é-quateur. On trouve cette Elévation en sa-chant la déclinaison d’un astre & en l’ótancde sa hauteur méridienne, si cette déclinai-son est boréale; 3 c si elle est méridionale ,on l’ajoute. Il est un moi en encore plus fa-cile de déterminer cette Elévation : c’estpar XElévation du pôle. Quand on connoîecelle ci on a l’autre bien aisément. Suppo-sons que XElévation du pôle toit de 49Comme on compte 90 dégrés depuis le pôlejusqu’à 1 equateur, il est certain que si l’on a jou-te ces 49° à 90, & qu’à la somme 139 on cher-che le supplément à 180°, qui est ici 41 , lenombre sera X Elévation de T équateur.

Elévation nu pôle. Arc du méridien com-pris entre le pôle Sc l’horison. Cela s’entendfans figure, mais puisque nous en avonsune qui peut nous servir, faisons-en usage.Dans la figure précédente ( Planche XIV.Figure 184.) N étant le pôle, N R est sonElévation. Cette Elévation est toujours éga-le à la latitude, parce qu’elle est aussi-bienque la latitude le complément du zénith aupôle. Quoique je pourrois renvoïer à l’ar-ticledela latitude ( Vr>'ie\ LATITUDE) lamaniéré de déterminer XElévation du pôle ,voici cependant comment cela peut se faire,Sc comment cela se fait. i°. Choisissez uneétoile qui soit plus proche du pôle visibleque le zénith. z l \ Prenez fa hauteur méri-dienne inférieure Sc supérieure. 3 0 . A fahauteur méridienneajoutez fa distance an pôle,qui est le complément de fa déclinaison. Lasomme de ces deux quantités fera l 'Eléva-tion du pôle. Je suppose ici, que l’étoile estdans le méridien au-dessous du pôle. Si celan’est pas, retranchés fa distance au pôle defa hauteur méridienne. Le reste fera XElé-vation du pôle.

Elévation. C’est en terme de Perspective, lareprésentation de la façade d’un bâtimentdans le dessein qu’on en fait. ( Voie^ OR-THOGRAPHIE.) Elévation est encore enperspective la peinture, ou la représentationd’un bâtiment, dont les parties reculees pa-roissent en raccourcis Voie £ PERSPECTIVE.}

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ELHABOR. Nom Arabe, dont se servent queí-