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Tome premier.
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eela cct illustre Mathématicien établit sonsystème. Si deux corps , dont une des partiesest agissante & l’autre patiente ic mêlent, lespremieres s’inlmueront dans les autres com-me des coins , & les diviseront par leur pro-pre poids. A peine cette division est taire

? ue í’air qui écoit enfermé fort comme unurieux de la prison où il étoic détenu ; sedilate ; occupe un plus grand espace & semanifeste d la fuperhcie de la liqueur par unnombre infini de bulles. Tel est l’effet de la• Fermentation. )

M. Bernoulli tache de soutenir ce systèmepar plusieurs raifonnemens aufquels il fautavoir recours pour le goûter. ( BernoulliOpéra , Tom. I.DiJsertatiode Ejservescentia &Fermentatione.

Les Médecins prétendent que la digestiondes alimens dans l’estomach fe fait par laFermentation , & cela par lalimphe » la bile,& le sel volatil des alimens. Selon qu’unede ces matières domine , la digestion fe faitavec plus ou moins de facilité, & nous nousen trouvons bien ou mal.

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FETES MOBILES. On appelle ainsi en termede Chronologie Ecclésiastique , les Fêtesqui précédent ou qui suivent celle de Pâ-ques , 6c qui font dirigées par elle. Ainsiquand on connoît cette derniere Fête, lesFêtes mobiles font déterminées. Pour avoircette premiere connoissance 6c de-là la secon-de, Folei CALENDRIER.

FEU

FEU. L’un des quatre Elémens qui est chaud6c sec. ( Ac. Fr.) Certe définition ne donneguéres une idée du défini. En voici d’autrçsfur lefquellesle Lecteur pourra fixer son choix,supposé qu’il s’en trouve quelqu’une quipuisse le satisfaire.

Selon Laitance , le P. Casat , & Pourchot ,le Feu est la lumière. Et qu’est-ce que lalumière î c’est le Feu. Voilà ce qu’on ap-pelle définir une chose par une chose nondéfinie. Le second sentiment est qu’il n’yapoint de Feu , ôc que tout est Feu. Expli-quons-nous. Le Feu n'est que la matière di-visée en de particules infiniment petites.Ainsi toutes les particules de la matière , dequelque nature quelles soient, peuvent fechanger en Feu , pourvu quelles puissentrecevoir assez de mouvement, ou qu’ellespuissent être divisées en des particules assezpetites. Ce mouvement est occasionné, selonDescartes , par la matière du premier élé-

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ment. C’est de son opinion , dont je parle ;pour m’en rapprocher davantage je doisdire, que le Feu , suivant ce Physicien , n'estque le résultat du mouvement 6c de l’arran-gement ; que toute matière, réduite en ma-tière subtile par le frottement, peut devenirce corps de Feu , 6c que cette matière sub-tile , qu’il appelle son premier élemenr, estle Feu même. Quoique Newton ne se soitpas absolument expliqué sur la nature duFeu , 6c qu’il soit presqu’en tout opposé àDescartes , il paroi t cependant dans sonOptique qu’il ne s’écarte pas de son senti-ment. ( Voie £ son Optique seconde Edition. )M. Niewentit croit que le Feu est un flui-de particulier comme Peau, Pair, qui demême que ceux-ci s’atrache à plusieurs corps.Le Feu, suivant cet Auteur, a 6c conservetoujours fa propre essence , quoiqu’il ne brû-le pas toujours. Pourquoi ì C’est que toutesles matières ne font pas combustibles. Unepreuve, ajoute-t-il, que le Fcrr est un être

Í iropre , c’est que nous voïons que touteses parties de Pair en général n’entretiennentpas le Feu, & qu’il a des alimens particuliers.Il combat Phyporhefe précédente par cestassons. S’il ne falloit qu’un mouvementtrès rapide pour réduire tous les corps enFeu , par quelle raison Peau devient-elle plusfroide au lieu de s’échauffer ;On pourroit ré-pondre à cela qu’elle est incombustible.

Une autre opinion, qui a beaucoup de Par-tisans , est celle de M. Boherhave. Deux desplus célébrés font le fameux M. de Voltaite,8c P illustre Madame la Marquise du Châtelet.Dans leurs Ouvrages qui ont été présentés àl’Académie des Sciences , pour concourir ailPrix de ladite Académie , fur la nature 8c lapropagation du Feu , ( Votez Dissertation surla nature & la propagation du Feu , & Essaisur la nature & la propagation du Feu.Ces Pieces font jointes avec celles qui ontremporté le Prix fur cette matière , ) elle estexposée, soutenue, autant qu’elle peut Pe-rré. De plusieurs preuves qu’établit Madamedu Châtelet , elle conclud , que le Feu est unêtre d’une nature mitoïenne, qui n’est niesprit, ni matière , ni espace.

Newton conjecture que le Feu est un corpséchauffé à tel point, qu’il jette de la lumièreen abondance ; car un fer rouge 6c brûlantn’est autre chose que du Feu. Et qu’est - cequ’un charbon ardent, si ce n’est du boisrouge 6c brûlant 3 (Traitéd'Optique quest. 9.)Voie{ encore FLAMME.

» Le Feu, disent d’autres Physiciens , est» un corps composé de matieie subtile 6c» de particules grossières agit'es par la ma-il tiere subtile , Sc en tout sens d’un mou-