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Tome premier.
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z«z F E V

» vement rapide & en tout sens, d’uh mou-« vement de centre de vibration *. ( Voïe{les Entretiens Fhyjìques par le P. Regnanlt,Tome I. & le Cours de Phyjìque à’Har-soeker. )

Je terminerai ces définitions par les fenti-mens des trois Auteurs qui ont partagé lePrix de l'Académie fur la nature du Feu.

Dans l’Ouvrage de M. Euler on lit, quele Feu n’est autre chose que l’explosiond’unematière parfaitement élastique , infinimentplus subtile que l’air, & distincte de 1 éther.Afin qu’un agent ou une force puisse exciterle Feu , il faut qu’elle soit telle qu’elle puissefaire faire éruption à ces particules ( Ùijj'er-tatio de igné in qua natura & proprietates tx-plicantur , J Leonardo Eiilero. ) II est ditdans la seconde piece que le Feu est un mixtecomposé de sels volatils ou essentiels de sou-fre , d’air , de matière étherée , communé-ment mêlé d’autres substances hétérogènes ,de parties aqueuses , terrestres , métalliques,& dont les parties désunies font dans ungrand mouvement de tourbillon. L’Auteurde ce système ( le P. Loçeran de Fiesc Jésuite,;fait voir que là où çes matières fe trouventilyadu/ea. t**. De la limaille de fer &desoufre en poudre étant mêlée avec de l’eau( à égale quantité) fermente Sc s’enlîamme;parce qu’il y a dans ce mélange ( qu’on faiten pâte) du soufre , des sels vitrioliques , del’air, de la matière étherée , des partiesaqueuses, & des parties terrestres, V. Unmélange de l’huiíe essentielle de plan tes aro-matiques avec de Pesprit de nitre bien purs’échaufte & s’enflamme. Il fe trouve encorelà des sels de nitre & des soufres de plantesaromatiques, du flegme avec beaucoup d’air& de matière étherée. 3 0 . Du charbon pulvérisé, jette dans un creuzet où on a fait fon-dre d u salpêtre, produit une grande flammeavec une détonation. Avant qu’on y jette ducharbon, lc salpêtre ne donne point deflamme. Le charbon seul ne donne qu’iinepetite flamme bleue. Le mélange de l’un <kde Pautre donne une grande flamme. On re-Connoît encore ; i°. que dans tous les Feuxon trouve des sels , des soufres, de Pair,& de la matière étherée mêlés ensemble ;2°. que par-tout où l'on trouve ce mélangeon trouve du Ae» ; z" que là où quelqu'une deces Instances manque jl n'y a point de Feu.Donc le Feu n’est qu’uu mixte , composéde sels essentiels, ou de sels volatils , desoufre , d’air, & de matière étherée. ( Vcïe^jPOuvrage, ci-dessus indiqué. )

M. le Comte de Crequi, troisième Auteurdont l’Ouvrage a été couronne , veut que leFfit » ne soit aqtre chosp quç la dissçl.ution

FEU

" de$ corps par un agent invisible, qui est» le double cours & qui communique son» mouvement lorsqu’il y a obstruction à la» pénétrabilité diamétrale & réciproque .de» deux courans «. ( Explication de la naturedu Feu & de sa propagation. )

Il y a dans la plupart de ces définitionsquelque chose devrai. Mais où est-il ce vrai)C’est une question à laquelle je ne répon-drai sûrement pas, & à laquelle on ne sa-tisfera pas de long-tems si l’on ne s’attachepas à poursuivre se Feu , par de nouvellesexpériences. Une théorie du Feu , où ferontdéveloppées les propriétés de cet élementpourra aider ceux qui voudront entreprendrece travail. C’est autant dans cette vue quej’entreprends de faire connoître les principa-les de ces propriétés, que pour remplir le plande cet Ouvrage, Volons comment le Feu fàdéveloppe.

i. i u . Le Feu fe manifeste par le frottement.Un fusil d’acier frotté contre une pierre faitnaître des étincelles , qui reçues fur du lingedesséché l’embrasent. Qu’on prenne deuxmorceaux de bois, dont l'tin, qui est plat, estpercé d’un petit trou i qu’on aiguise l’autrçà la mesure de ee trou & qu’on l’y place. Enroulant ce dernier bâton entre les mains,comme quand on fait du chocolat, le frotte-ment violent de la surface convexe du boispointu , contre la concave du bois percé »fait d’abord de la fumée à laquelle le Feusuccédé. ( Cette maniéré d’allumer du boisest des Orientaux. ) Deux morceaux de boisde Bambou ( bois des Indes ) frottés toutuniment l’un contre l’autre donnent du Feu,&c. 2°. La fermentation donne aussi du Feu.

( Voie? FERMENTATION. ) Et z". cet élé-ment se manifeste par la réunion des ratonsdu soleil avec un miroir ardent. ( V MI-ROIR ARDENT. )

Après avoir ainsi donné naissance au Feu ,on reconnoît qu’il s’attache à tous les corps,pourvu que ces corps renferment en euxquelques-unes des matières dont j’ai parlé ci-devant, je veux dire du nitre, du soufre, 8 cc.

Outre ces alimens l’air est le premier mo-bile. Si l’air ne eitxù’e pas dans ces partiesenflammées, elles dégénèrent bien-tot encharbon & s'éteignent insensiblement. Auflïpour étendre fa propagation on pousse avecdçs soufflets l’air , qui par son élasticité, ra-nime l’embrasemçnt & Je met en possessiond’une plus grande quantité de matière. De-là il fuit que pour entretenir du Feu il fauttrois choses. , “. Des matières ignées ; uncorps; 3* de l’air. Quand on manque del’une de ces trois choses le Feu difparoít.^

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