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íìstoít en huit sphères crystallines renfer-mées les unes dans les autres > 8 c auíquellesles étoiles étoient fixées , on donnoit le nomde Firmament à la huitième, a laquelle oncroioit que les étoiles fixes étoient attachées.
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FLAMBEAUX ou FLAMMES. Nom que quel-ques Astronomes donnent à ces parties dusoleil, qui sont plus brillantes que les au-tres , & qu’on voir à fa marge , comme ilparoît dans le soleil dépeint par plusieursAuteurs tels que Zahn , dans son (Ecoriomiamundi mirabilis , pag. 61. Kirker ÔC Scheinerdans leurs Ouvrages. ( Foit{ SOLEIL. )Hevelius prétend avoir vû le zo Juilleti 6$4 un de ces Flambeaux qui occupoit letiers du diamètre du soleil. ( Foie^ fa Seleno-graphie dans les Prolégomènes,pag. 87.) DansIon Appendix ad Selenographiam , pag. 505où cette prétention est exposée , il tâche deprouver que les taches du soleil fe changentsouvent en Flambeaux mais que rarementles Flambeaux fe changent en taches. M.Hughens au contraire soutient qu’il n’est riende plus clair c^ue le soleil , & qu’il n’y a ja-mais remarque des Flambeaux , ( CoJ'motheor.L. II. pag. 107.) Seulement il avoue avoirvùastez souvent dans les parties nébuleusesde cet astre des parties plus claires que lestaches même. Au reste il attribue le peud'égalité qu’on observe quelquefois dansla marge du soleil, aux mouvemens des va-peurs dans notre atmosphère. Et la plupartdes Astronomes modernes sont de cet avis.
FLAMME. Terme de Physique. M. Newton ap-pelle ainsi une vapeur , une fumée , ou uneexhalaison qui est échauffée jusques à êtreardente, c’est-àdire, qui a contracté un teldégré de chaleur , qu’elle en est toute bril-lante de lumière. Ce grand Physicien ( M.Newton ) donne ceci bien moins comme uneexplication que comme une conjecture, fon-dée fur ce que les corps ne sont point en-flammés, fans jetter quantité de fumée; 8cque cette fumée brûle dans la Flamme. Lefeu foler est, selon lui, une vapeur qui brillefans chaleur. Er il pense qu’il y a la mêmedifférence entre cette vapeur 3 c la Flamme,qu’entre du bois pourri qui luit fans cha-leur 8 c des charbons ardens. Lorsqu’on dis-tile des esprits ardens & qu’on ôte le chapi-piteau del’alambic, la vapeur, qui sort parle haut de l’alambic, prend feu à l’approchedune chandelle 8 c fe change en Flamme.Cette F'amme fe répand le long de la va-peur depais la chandelle jusques à l’alambic.tetraint corps échauffés par le mouvement
8c la fermentation , jettent quantité de fu-mée lorsque la chaleur est considérable. Cescorps exhalent-ils un plus grand volume defumée, 8c cette fumée est-elle assez violente ïcette fumée brille &c fe change en Flamme.Reprenons cette génération de la Flamme.
Le premier effet, que manifeste un boisqu’on veut échauffer , c’est de jetter d’abordune Flamme mince 8c legere 8c qui picoteles yeux , n’étant formée que d’eau 8c d’unesprit acide. A peine commence-t-il à ac-quérir un plus grand degré de chaleur qu’ildécoule des deux bouts du bois une eau foreacide. La fumée devient alors plus épaisse ,plus brune , plus acide; 8c elle est compo-sée du reste de l’eau, de l’efprit acide, 8cd’un peu d’huile. Le bois devenant encoreplus chaud fe noircit, 8c voilà une fuméeépaisse , noire , formée de parties oléagineu-ses, qui íont épaisses , noires , aufquelles ilne manque que d’être plus volatiles pourdevenir Flamme. Enfin , peu de rems aprèsle feu s’augmentant, la fumée épaiffe s’en-fiamme; ce qui la diminue si fort tout à coupqu'on diroit qu’elle cesiè entierement. Decette analyse M. Mufchenbroeck conclud,que la Flamme est formée de l’huile noire8c épaisse qui sert de nourriture au feu.Pour mieux connoître ce qui constitue laFlamme on a fait les expériences suivantes,z. Expérience I. Soufflez une chandelle,elle fumera. Approchez de la fumée uneautre chandelle, cette fumée fe convertiraen Flamme 8c rallumera la chandelle, quipeut être éloignée de 6 à 8 pouces.
Expérience II. Joignez quatre chandellesensemble pour former une plus grosse Flam-me. Faites passer cette Flamme par un ruïaud’environ un pied de long, dont l’extrémité. inférieure soit plus ouverte que la supérieure,en forme de cône tronqué. La Flamme mon-te au-dessus du tuïau ; en sorte que fa lon-gueur au - dessus est presque la même quecelle de la Flamme , lorfqu’on en retire letuïau.
Expérience III. Versez dans un vase decuivre d’environ ; pouces de diamètre 8cz de hauteur; versez, dis-je, dans ce vasede l’esprit de vin jusques à la hauteur envi-ron de 9 lignes. Mettez ce vase sur le feu , SCenflammez l’esprit de vin. Aiant ensuite unebougie fixément attachée dans une bobeche,allumez la , & plongez-en la Flamme dansl’efprit de vin. Alors la Flamme fe dilate 8Cmonte beaucoup plus haut qu’elle n’ctoicauparavant.
Expérience IF. Prenez une cloche deverre de la grandeur de 95 pouces cilindri-ques , & qui soit ouverte des deux cotes.* ^ 13 b b ij