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Posez la fur une table de bois de chêne.Que l’ouverture supérieure du verre ait undiamètre de 1 pouces. Couvrez cette ouver-ture avec une plaque de plomb , dans la-quelle vous puissiez taire des ouvertures dediverses grandeurs à l’aide d’un eípece defermoir.
Maintenant découvrez la partie supérieuredu verre , en ôtant le couvercle, Sc mettezdedans une chandelle de suif allumée ,dont le diamètre soit d’un demi pouce. Lachandelle continue de brûler comme si elleétoit en plein air. Placez le couvercle duverre en laissant une ouverture de } d’unpouce quarté, la chandelle continuera debrûler ; mais fa Flamme- deviendra sombre.Aiant réduit l’ouverture à 75 d’un poucequarré, la F/amme s’cteiut en une minute.Lorsque l’ouverture est de j d’un pouce quar-ré, laFlamme devient plus petite, elle est fortsombre, Sc le suif peur à peine se fondreSc monter dans la meche.
La Flamme dune bougie assez mince, quine fume que peu, brûle lorl'qu’on a faitl’ouverture d’un demi pouce quarté. Ellediminue aussi-tôt que l’ouverture est pluspetite, Sc s’éteint promptement si elle estde yb d’un pouce quarté.
Allumez uneméche fort'mince dans u ne pe-tite lampe, qui contienne de l’alkool de vin.Laissiez une ouverture de \ d’un pouce quar-té. La Flamme ne dure que deux minutes,Sc s’éteint ensuite. Mais lorsqu’on a élevéla mèche un peuplas haut, afin de rendrela Flamme plus grande, elle ne dure quejo secondes.
Expérience V. Prenez un canon de fusilouvert de chaque côté. Faites-le passier parl’ouverture supérieure d’un grand verre pres-que jusques au fond. Allumez dans leverre une chandelle, Sc tirez doucementl’air de ce verre avec la machine pneumati-que , pour qu’il entre continuellement unnouvel air dans le verre par le canon du fu-sil. Comme il entreroit trop promptement,Sc qu’il fouftleroit la chandelle, si l’on nernettoit un obstacle à son impétuosité; tendeztrois ou quatre fils de cotons fur l’ouverturelupérieure du canon. Alors la Flamme s’é-teint dans l’espace de quelques minutes.
Après ou même avant ces expériences,voici les oblervations qu’on a faites fur laFlamme.
5. i°. Les métaux en fusion ne jettent point
de Flamme , faute d’une fumée abondante,excepté le zain qui exhale quantité de fuméeSc qui par cela même s'enflamme.
i°. Tous les corps qui s'enflammentcommel’huile, le fuit, la cire, le bois, les
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charbons de terre, la poix , le soufre, sonsconsumés par leur Flamme , Sc se dissipenten une fumée ardente. Dès que la Flammeest éteinte , elle devient fort épaissie Sc vi-sible , Sc répand quelquefois une odeur tres-forte. Mais dans la Flamme elle perd sonodeur en brûlant.
3“. Selon la nature de la fumée, la Flam-me est de différentes couleurs; celle du sou-fre est bleue; celle du cuivre distbus par dusublimé est verte , celle du luis jaune, Sccelle du camphre blanche.
4°. Chaque Flamme est entourée de sonatmosphère , dont les parties font sur-toutaqueuses , Sc repoussées au milieu de laFlamme en haut par faction du feu. Et cetatmosphère s’étend d’autant plus autour dela Flamme , que la nourriture du feu estaqueuse. L’atmosphere se manifeste visible-ment lorfqu’on approche deux chandellesallumées ; car on remarque qu’elles s’oppo-senr à cette réunion, leurs parties se mou-vant d’un mouvement contraire , savoir dumilieu de la Flamme en dehors. On recon-noît encore cet atmosphère en tenant der-rière la Flamme un miroir ardent concave ,Sc en faisant en sorte que l’on puisse apper-cevoir Limage de la Flamme sur une murailleblanche.
5 0 . La forme de la T/âme est celle d’uncône , dont la base repose sur le corps allu-mé. A l’endroit où la Flamme repose sur sanourriture, elle est composée d’un plus grandnombre de parties qu’ailJeurs, Sc elle enécarte de chaque point de fa circonférenceune trèsgrande quantité qu’eile ne cesse derepousser en dehors.
6°. Lorqu’une chandelle ou une lampecommencent à brûler, la Flamme est alorsplus petite , qu’après qu’elles ont brûlé quel-que tems, parce qu’il n’y a d’abord cpi’unetrès-pètite quantité de suif ou d’huite quisoit chaude. La Flamme n’a donc que rrès-peu de parties qui puissent lui servir de nour-riture. Mais la Flamme devient plus ampleaussi-rôt que les parties du suif s’échaussenten plus grande quantité, Sc qu’elles mon-tent dans le coron après avoir été fondues.Je dis qu’elles montent, Sc on va voir com-ment. , .
7 0 . Lorsque les parties d’huile ou de fuisfont assez subtilisées dans la Flamme pours’échapper, le coton, qui etant un peu torduforme comme des tu taux capillaires, se trouvevuide , puisque l’air est chasse pr.r le feu dela Flamme. La pesanteur de l’atmosphereagit donc sur le fuis ou 1 huile , & 1 ooligede remplit le vuide du coton. Leurs partiesfont alors en proie à la Flamme qui agit lux