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Tome premier.
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residoit avant l’action dans un ou plusieurscorps, fc trouve après Faction dans un ouplusieurs corps. C’est là en quoi consiste laconservation des Forces vives. Pour donnerune idée plus nette de cette conservation ,M. à'Alembert la réduit aux deux princi-pes fuivans.

Si des corps agissent les uns fur les autres,soit en fe tirant par des fils ou des verges in-flexibles , soit en fe poussant, pourvu qu’ilssoient à ressort parfait dans ce dernier cas ,la somme des produits des masses , par lesquartés des vitesses , fait toujours une quan-tité constante. Ec si les corps font animéspar des puissances quelconques , la sommedes produits des masses par les quartés desvitesses à chaque instant est égale à la sommedes produits des masses par les cjuarrés des vi-tesses initiales , plus les quartes des vitessesque les corps auroient acquis, si , étant ani-més parles mêmes puissances, ilss’éroienrmuslibrement chacun lur la ligne qu’il a décrit.C’est dans ces principes que consiste la con-servation des Forces vives. ( Tr. de Dyn. p<.i6y)M. Hughens est le premier qui en ait fait voirl’ufage , pour résoudre avec facilité desproblèmes de Dynamique ; & M. Dan.Ber-noulli le premier qui en a déduit les loix dumouvement des fluides. Dans le projet qu’ila publié de son Hydrodynamique dans leTome II. des Mémoires de l’Académie dePetetíbourg , il donne pour preuve de cetteconservation à l’égard des fluides, qu’un flui-de est un amas de corpuscules élastiquesqui fe pressent les uns les autres, & que laconservation des Forces vives ai an r lieu dansle choc d’un système de corps de cette efpe-ce , elle devoir être admise à l’égard de cescorpuscules.

Quoique l’Hydrodynamique de M. DanielBernoulli soit un chei-d’œvre en son genre,( le titre de cet Ouvrage est : Hydrodynamì-ca ; Jive de vìribus & motibus fiuidorum )il faut convenir toutefois de la foiblesse decette preuve. Il est bien des cas où le princi-pe de la conservation des Forces vives , nepeut avoir lieu dans les fluides. C’est mêmecette raison qui a obligé M. Jean Bernoullison pere , à composer une nouvelle Théoriesur le mouvement des fluides, impriméedans le IV- Tome de fes Œuvres & intitu-lée : Hydraulica nuncprimum deteçla ac de-nions rata dïreclé ex sundamentis pari meca-nicis. Mais cet Ouvrage a souffert des criti-ques , dont je parlerai à l’article de I’Hy-draulique. Je dirai feulement à celui-cique le sentiment de M. à'Alembert là-dessusest , que la conservation des Forces vives alieu dans le mouvement des fluides commedans celui des folid:s. ( Fwi lç Traité de

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F équilibré & du mouvement des fluides .) Ontrouve dans les Œuvres de M. Bernoulli dif-ferens morceaux fur la conservation des For-ces vives qui méritent d’être lus & étudiés,( Bernoulli Opéra , Tom. I, III, & IF. ) Ecdans les derniers volumes des Mémoires del'Académie de Berlin , un Ecrit curieux dcM. Daniel Bernoulli.

FORCES CENTRALES. Nom qu’on donne engénéral à des Forces par lesquelles les corpsdans leurs mouvemens, font ou poussés tou-jours plus loin d’un certain point, ou tou-jours poussés vers un tel point ; de maniéréqu’ils ne peuvent pas continuer leur mou-vement rectiligne , mais qu’ils font for-cés de décrire une ligne courbe. Une pierrequ’on fait tourner dans une fronde , ungobelet plein d’eau mu dans un cercle detonneau, font retenus par les Forces centrales ,Deux causes concourent à produire cet ef-fet. L’une est la Force avec laquelle les corpstendent à s’éloigner du centre de leur mou-vement qu’on appelle Force centrifuge ( Vo'ie \■ci- après. ) L’autre est cette Force qui ani-me un corps , pour le faire tomber au cen-tre de ce mouvement. C’est la Force centri-pète , (Foiei Force centripète. ) Commede la connoifiance de ces deux Forces dé-pend la théorie des Forces centrales , je mepropose de la développer quand j’aurai faitconnoître les autres.

Force centrifuge. Force par laquelle uncorps qui fe meut autour d’un centre , rendà s’écarter de ce même centre. Cette ten-dance est toujours selon une tangente à lacourbe qu’il parcourt, parce qu’on tendtoujours, en le mouvant, à le jetrer suivantcette direction , dans quelque point de làcombe que le corps fe trouve.

On croiroit volontiers que cette Force e(ld’autant plus grande , que la distance ducorps au centre de rotation l est elle-même ;puisque certe distance exprime d’abord lavitesse. Elle n’en est cependant pas la mesure.Il est évident qu'un corps pourroit être muplus vite avec la même distance. Quelle estdonc cette mesure , disons mieux, l’expref-sion de cette Force ? Parce qu’un corps quifortiroit de la courbe de son mouvement,s’échapperoit par une tangente de cette cour-be , la distance de la sécante à la courbe, oula sécante de l’arc parcouru , dont on a re-tranché le raïon , est l’expreslìon de certeForce. Cette vérité reconnue, on a tiré dela théorie de la Force centrifuge les connoií-fances suivantes,

i°. Les Forces centrifuges de deux corpsui fe meuvent avec la même vitesse , à uneistance égale du centre, fonî çutf’elles com-pas la mafiç dçs corps.