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ririeur. Cette ligne déterminera le flanc EG.Aïanc en dernier lieu porté de G 72 toisesfur une ligne parallèle au côté extérieur, lacourtine íera déterminée. Faisant la mêmeconstruction sur l’autre extrémité de la cour-tine , on aura la capitale B C & le centre Cdu poligone. •
Cette construction est générale pour tousles poligones jusques à l’endécagone inclu-sivement. Pour le dodécagone , il suffit quel’angle BAC soit égal à sangle de la moitiédu poligone , 5c de faire l’angle C AE de45 0 , afin d’éviter que l’angle flanqué ne de-vienne obtifï ainsi qu’il le deviendroit eneffet.
Les réflexions que j’ai faites fur le systè-me à'Errard ,mzÍ2Lnt conduit plus loin queje n’aurois cru, je les supprimerai sur ce sys-tème 5c à l’égard des suivans. Une autre raisonm’oblige d’en agir ainsi. Outre que toutle monde sait que ces systèmes ne font pointconformes aux principes de la Fortification,c’est que je faille de quoi s’exercer dans l’ap-plication de ces principes 5c jouir de soi-même du plaisir de confirmer théorique-ment ce que la pratique a fait connoître. Jepasse donc au système Italien.
Systeme Italien. Sans faire attentionà l’angle flanqué, on commence dans cesystème à donner au côté intérieur du po-ligone 160 toises & 30 à chaque demi-gorge , à l’extrêmité de laquelle font lesflancs , chacun aussi de 30 toises. On donneà chaque second flanc la huitième partie dela courtine. Et on tire les lignes de défensequi déterminent les flancs. Cette construc-tion est si simple qu’elle peut bien se paflèrdéfiguré. Ajourons que les Italiens mettentau milieu de chaque courtine des cavalierséloignés du parapet de 30 pieds ou environ.Ces cavaliers ont la figure d’un rectanglequi contient trois pieces de canon fur legrand côté pour battre la campagne , & deuxf ur le petit pour battre les bastions , quandl’ennemi y a fait breche.
Je ne parlerai point des cazemates qu’onpratique dans les bastions , parce que cesfortes d ouvrages ne tiennent point essen-tiellement à ce qu’on appelle un systèmede Fortification. Celui ci ( auquel on repro-che une defense trop oblique des faces parles flancs ) que les Italiens ont adopté, estde Sardis. C’est le seul auteur de cette Nationqui se soit principalement distingué dans1 art de la Fortification.
Systeme Espagnol. On donne dans cesysteme la sixième partie du côté intérieurd u poligone aux demi-gorges. Les flancs yfont egaux aux demi-gorges, 5c on les éleve
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perpendiculairement à la courtine. A l’égarddes autres iigneselles font déterminées parleslignes de défense rasante, prises depuis la ca-pitale du bastion jusques à la rencontre desflancs. Les Espagnols ne pensent pas quel’angle flanqué obtus soit défectueux, &rebutent entierement le second flanc. Celaseul suffit pour faire juger de la.valeur de cesystème.
Les Italiens & les Espagnols ont une autreméthode de fortifier qu’ils appellent l 'Ordrerenforcé. Le côté intérieur du poligone a danscet ordre 160 toises, 8c il est divisé en Sparties égales. De ces parties, les demi-gor-ges en ont une ; les courtines deux. Lesflancs font perpendiculaires au côté inté-rieur. Les flancs retirés font parallèlesaux flancs du bastion; & la courtine étantmenée par l’exrrêmité de ces flancs, on tirede la courtine les lignes de défense quidonnent les faces depuis le flanc du bastion,jusques à fa capitale. Il est aisé de juger parcette grande obliquité des défenses que le*Italiens Sc les Espagnols ne font pas plusheureux dans ce rafinement qu’à leur premiersystème.
Systeme du Chevalier de Ville. QuelquesIngénieurs appellent ce systeme le Trait com-posé , parce qu’il est composé des systèmesItalien 5c Espagnol. 11 donne aux demi-gorges & aux flancs la sixième partie de lacourtine , 5c détermine les faces par leslignes de défense pour le quarré & lepentagone; 5c par la corde d’un quart decercle décrit du point où une ligne menéed’un flanc à l’autre 5c la capitale se cou-pent, pour les autres poligones.
Parmi les objections qu’on fait à ce sys-tème , la principale est que les flancs fonttrop petits, Sc que le fossé n’est point entiererment défendu.
Systems du Chevalier de Saint JulienCet Auteur a deux méthodes, dont la finest également louable : c’est de diminuer ladépense que demandent les Fortificationsprécédentes 5c d’augmenter la force. Voicicomment.
Pour la premiere, il donne au côté A B240 toises , (Planche XLIX. Figure 286. )divise cetteligneen deux également au pointC, & il éleve une perpendiculaire Ci de24 toises, c’est-à-dire, égale à la dixième par-tie du côté extérieur. Par le point i il tireles lignes de défense 5c les prolonge de ien L , 5c de i en H de 70 toises. Aïant mensla ligne H L , qui est la courtine, 5c tiré dumilieu O de cette courtine aúx points A & Bdes lignes , il porte fur ces lignes 48 toises,qui valent la cinquième partie du côté esté*'
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