Band 
Tome second.
Seite
69
JPEG-Download
 

L I E

à la surface. Mais nous ne possédons de tousces Ecrits que ce que Pappus en rapportedans ses CoLlecliones Mathematicce. Parnn lesGéomètres modernes Fermât a taché de ré-tablir les Ouvrages d ' Appollone ; Fivianiceux à'A risée , Sc le grand DeJ'cartes a ré-pandu un jour nouveau dans cette doctrinedes Lieux géométriques. Il a commence àdéfinir les lignes courbes par des équationsalgébriques, & à les distribuer en certainsgenres. Auíli selon sa méthode , les Lieuxgéométriques sont rangés plus commodémenten différons ordres, suivant les différenteséquations qui les définissent. Ainsi 1 c Lieu dupremier ordre est une ligne droite qui peutêtre définie par une équation simple, c’est-à-dire , par la ligne droite. Le Lieu dusecond ordre est une ligne qui peut êtredéfinie par une équation quarrée , commepar le cercle, la parabole , l’ellipse Sc l’hy-perbole. Le Lieu du troisième ordre est uneligne du second genre , définie par une équa-tion cubiqueslGéomerr. de Defcartes. Liv.II).

Les Lieux du premier Sc du second or-dre ont été traités par Jean Craige , dans sonTraité De figurarum curvilinearum quadra-turis & lods Geometricis , par le Marquis del’Hopital ( Traité analytique des sections co-niques ) , par P Abbé Deidier ( Arithmétiquedes Géomètres ) Sc par Bartholomé lntìeri( Aditus ad nova arcana Geometrica. dete-genda ).Ce dernier avoir entrepris de traiterdes Lieux des ordres supérieurs. Par malheuril n’a publié qu’un commencement de sontravail.

Lieu brisé. Le Lieu de la sphere du mondeoù l’on volt une étoile , moïennant desratons rompus dans notre atmosphère. {FoïerATMOSPHERE ).

Lieu excentrique dans l’Ecliptique. Pointde l’écliprique auquel on rapporterait uneplanète, si on la regardoit du soleil.

Lieu Excentrique. C’est le Lieu d’une pla-nète , où elle est vue du soleil.

Lieu géocentrique. Point de l’Ecliptique,auquel on assigne une planète , étant vue dela terre.

Lieu moien. Point de la sphere du monde ,où le centre du soleil ou d’une planète fe-roit vu , si nous étions dans un lieu oùces Astres paraissent se mouvoir avec unevitesse uniforme de leur apogée ou aphélie.Soit par exemple, ( Planche XV. Figure 44 ].R E N l’orbite du soleil , son centre C vúen O. Alors le point O est appellé Lieu dumoien mouvement.

Lieu de radiation. C’est dans l’optique toutl’eípace par lequel font dispersés les rasonsde lumière qui sortent d un point.

L I G c 9

Lieu de l’îmage. Terme de Catoptrique. C’estle Lieu où l’on volt un objet par les rasonsréfléchis du miroir. Les anciens , suivant ceque nous en pouvons juger par la Catop-trique d ’Euclide , & par les Traités à'AI ha-se n Sc de Vitellio , établirent comme unaxiome , que chaque point d’un objet tâton-nant fur un miroir , étoit vû dans Pendraitoù le raïon réfléchi concourt avec le ca-thcte d’incidence. Cependant Kepler a faitvoir dans ses Paralipomena in Vuellionem.Prop. 18 , que cela n’étoit point générale-ment vrai à l’égard des miroirs fperiques.Et M. Wols prétend que dans les miroirsplans , le Lieu de Limage est toujours dansPendrait où le raïon réfléchi coupe le ca-drera d’incidence , en exceptant pourtantles miroirs convexes, lorsque les deux yeuxsont dans un même plan de réflexion : ccqui n’arrive que lorsque les rasons font ré-fléchis fort obliquement dans l’ccil ; de façonqu’on ne fçauroit presque rien voir distinc-tement. A l’égard des miroirs concaves, M.JFolJ prouve qu’on y voit l’image hors dela cadrera d’incidence , lorsque l’objet estéloigné du miroir au-de-la de son centre ,Sc que l’œil en est tout-à-fait près. Quant auxcilindriques Sc aux coniques , nous voïonspar l’expérience que Pi mage n’est pas bienéloignée du plan. Avec tout cela , on n’a pasencore démontré de quelle efpece font deslignes qui s’entre-coupent au Lieu de Li-mage , Sc par conséquent le problème dedéterminer géométriquement le Lieu de Li-mage dans ces fortes de miroirs , & dansd’autres , n’est pas encore résolu.

LIEVRE. Constellation méridionale à la jambed’Orion , dans laquelle on compte com-munément 15 étoiles ; fçavoir , 4 de la III e ,

! IV e Sc V e grandeur Sc 1 de la sixième. He-velius a rangé cetre constellation dans sonProdom. AJìronom. Sc fa figure est repré-sentée dans son Firmamentum Sobiescianum ,Figurez, Sc dans LUranometrie de Bayer,Planche N n : Schiller prétend que cetteconstellation est la peau que Gedeon a étalée.On l’appelle encore Apenis oculis dormiens ,Elamet Sc Levipes.

L I G

LIGNE. Etendue dont on considéra la lon-gueur. Les personnes qui commencent àapprendre la Géométrie , ont ordinairementde la peine à comprendre comment il ypeut y avoir des Lignes , Sc en général desquantités , avec une feule dimension. Com-me les corps ausquels on applique la Géo-métrie, ont toujours une longueur, une lar-geur Sc une hauteur , difficilement fe persua-

1 de son qu’on puiíle en détacher quelque

I iij