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objecté qu’on ne connoît point assez exacte-ment la déclinaison de l’aiguille, pourétablir quelques réglés - , Sc en second lieu,que le changement de déclinaiton est troppetit par rapport à la disterence des Longi-tudes , dans les lieux mcmes où ce change-ment est le plus considérable , pour adoptercette voie.
6 . MM, Wijlon Sc Ditton sont les Auteursdu dernier moïen. Voici en quoi il con-siste. On demande qu’on fixe sur mer desvaisseaux de 200 en 100 lieues, & cela parle moïen des ancres Sc des poids lorsquela mer est trop profonde. Cela fait, on or-donne que ceux qui seront dans ces vais-seaux , fassent partir à minuit précise unebombe , selon une direction perpendiculai-re , qui aille crever à la hauteur de 6440pieds, & cela en ménageant la fusée de labombe. Or on présume qu’il n’est point devaisseaux , qui dans l’efpace de 8 jours n'en-tendit crever une bombe. Comme la dé-charge se fait précisément à minuit Sc qu’onsait le nombre de secondes qu’il faut à labombe pour monter, on saura le momentoù elle creve. 11 ne reste plus q u a ajouterce rems à minuit Sc à comparer l’heure ac-tuelle à celle qu’il est dans le vaisseau quinavigue. Aïant la disterence des heures, onaura donc la disterence des méridiens. (ANew Method for disconvering the Longitudeboth at feu lan humbly propoj'ed to the con-sidération os the Public ).
J’ai déja fait fur cette invention les ré-flexions qu’elle suggéré. ( Voïe^ l ’Art demesurer sur mer le filage du vaifleau , &c.page xxj ). Je me contenterai de direici qu’elle est redevable de sa célébri-té aux noms de M M. Wiflon Sc Ditton ,fi estimés. En leur conderation , fans doute,M. Newton fut commis à son examen ; &on nomma en Angleterre des Commissaires
f iour savoir si la récompense promise poura solution de ce problème étoit méritée.M. Ditton flatté par cet appareil, fit an-noncer dans le Journal Littéraire de Hollan-de (mois de Juillet, Tom. IV. II. Part.)pour fa réputation Sc les intérêts de fa fa-mille , qu’il étoit le premier inventeur.
7. La récompense qn’ont promis les Fran-çois, les Anglois, Sc les Hollandois estjoooo florins. Pour la rendre plus auten-tique , le Parlement d’Angleterre a passé unacte qui renferme les conditions qu’on exigedans la solution du fameux problème dontil s’agit ici, Sc les récompenses particulièrespour ceux qui donneront quelque ouver-ture fur cette solution , Sc a qui on doit5'adresser pour les obtenir. On verra, je
LON
pense , avec plaisir, la traduction de efitActe.
' TRADUCTION
DE L’ACTE DU PARLEMENTd’Angleterre
CONCERNANT LES LONGITUDES,
De la douzième année de la Reine Anne1713.
Acle du Parlement pour récompenser publique -ment quiconque découvrira les Longitudesen Mer.
'Autant qu’il est bien connu à tous ceuxqui entendent la Navigation , que rien n’ymanque tant, ni n’est autant désiré furMer que la découverte de la. Longitude, pourla fureté & pour l’expédition des voïages,& pour la conservation des vaisseaux Sc lavie des hommes ; & d’autant que suivant lejugement d’habiles Mathématiciens & Na-vigateurs, plusieurs Méthodes ont été déjadécouvertes , vraies dans la théorie, quoi-que difficiles dans la pratique , dont il yena quelques-unes, lesquelles ( il y a raison del’esperer ) pourront être perfectionnées, Scquelques autres peut-être déja découvertesqui pourront être proposées au Public ; Scd’autant qu’une telle découverte seroit d’unavantage particulier au Commerce de laGrande-Bretagne, Sc seroit honneur à ceRoïaume : mais qu’outre la grande difficultéde la chose en elle-même, soit faute dequelque récompense publique proposée pourun Ouvrage si utile Sc si avantageux, soitfaute d’argent pour faire les épreuves Sc lesexpériences nécessaires » que les inventionsjufqu’ici proposées , n’ont pas ete encoreassez perfectionnées ;
Pour. ces causes, sott ordonné par.l’autorité de la Reine, Sc de lavisuesSeigneurs Spirituels et Temporels desCommunes assemblées en Parlement,que les personnes c 1 après nommées soientconstituées Commissaires perpétuels pourexaminer , estaïer Sc juger de toute inven-tion ou proposition qui leur pourra etrefaite pour la découverte des Longitudes euMer.
S a v o 1 R.
i° Le Grand-Amiral de la Grande-Breta-gne , ou le premier Commissaire de 1 Ami-rauté.