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faflèmblé plusieurs sentimans des Astrono-mes fur cette Lumière dans son Almageff.nov. L. IF. Ch. 6 . J’avois d’abord pensé defaire l’analyse de ces senrimens : mais leLecteur n’y auroit rien gagné. D’ailleurscomme cet article n’est point absolumentessentiel , qu’il est même surabondant,je me suis désisté de mon deííèin , en mecontentant de citer l’Otivrage de Ru-cioLï , auqud on peut recourir. Rajou-terai seulement que Moeftelin est le premier,selon Kepler , ( Ajlronomìa optica, §. 2 3 4 J,qui ait découvert que cette Lumière tire sonorigne de la terre , puisque la terre éclairela lune, de même qu’elle en est éclairée &même 14 fois plus.
On nomme encore Lumière secondaire cellecjue la lune a dans les éclipses, & qui parícs différentes couleurs, donne occasion auxfupersticieux de faire toutes sortes de pré-dictions , à l’égard de la signification de ceséclipses. On trouve de bonnes observationsfur ce sujet dans Y Histoire de l'AcadémieRoialt des Sciences de 1704. Kepler ( Afìro-nomia optica , pag. 278, ) a découvert & dé-montré que ces couleurs se forment par laréfraction des ratons du soleil qui se faitdans notre atmosphère, 8 c qui se mêlentavec sombre de la terre, Riccioli en traitede même d’après Kepler dans son Almagejl.nov. L. V. Ch. 4 , page 504 8 c 305.
Lumière zodiacale. Clarté ou blancheurlemblable à celle de la voie lactée qu’onapperçoit dans le ciel en certain tems deTannée après le coucher du soleil ou avantson lever. Elle paroît en forme de lance oude pyramide le long du zodiaque , où elleest toujours renfermée par fa pointe & pason axe » appuïée obliquement fur Thoriíondu côté de fa base. Cette Lumière a été dé.couverte par M. De Cafjìni. Ses premieresobservations furent faites au printems deTannée 168; , 8 c elles furent rapportées dansle Journal des Savans du 10 Mai de la mêmeannée. M. Fado de Duillier , qui se trou-voit alors à Paris, en fut témoin. Etant pallépeu de tems après à Geneve, il observa avecfoin le même phenomene pendant les an-nées 1684, 1683 jusques vers le milieu de1686 , tems où il informa M. De Caffini deson travail qui en parle avec éloge dansson Traité intitulé : Découverte de la Lu-mière celeste qui paroît dans le Zodiaque. Ilfait aussi mention dans les Mifcellanea na-turtz curioforum , ann. 1688 , ,689 , 169, ,*69?, 1694 , de plusieurs observations decerte Lumière , faites en Allemagne parMM, Kirch 8 c Eimmarh.
On eroiroit volontiers après ce détail ,
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que la Lumière zodiacale est un phenomenetout moderne. Cela feroit étonnant. MaisM. De Caffini ne doute pas qu’elle n’ait étcconnue autrefois. 11 pense même que cephenomene est du nombre de ceux que lesAnciens ont appellé Trabes ou Poutres ,dont il feroit d souhaiter qu’ils euffent fait8c l’histoire 8c la description. M. De Mairanest de Cet avis d une chose près : c’est lenom de Trabes. Celui de Cône de Lumière8c de Pyramide lui paroît avoir été em-ploie expressément par les Anciens pour dé-signer la Lumière zodiacale. Quoiqu’il ensoit, M. De Caffini ajoute, que DeJ'cartesparle de ce phénomène comme s’il eût vù lenôtre , ou qu’il en eût entendu parler. Ce-pendant ceci n’est qu’historique , 8 c tout ceque nous savons à ce sujet de Tantiquité n’anullement contribué aux recherches de M.De Caffini ni d la découverte de ce phéno-mène. Suivant donc les observations de cegrand Astronome , on fait qu’afin que laLumière zodiacale paroisse, il faut qu’elleait une étendue ou une longueur suffisantefur le zodiaque. Cette longueur varie quel-quefois réellement 8 c quelquefois feulementen apparence. Elle peut donc être fort éten-due , 8c le paroître peu par des circonstan-ces antérieures & passagères ; mais elle nesautoir paroître fort étendue fans l’ètre véri-tablement ; aucune illusion optique ne pou-vant produire cer effet.
1. S’étant bien assuré de l’apparence de cetteLumière , on a cherché à en deviner la cause.M. De Caffini croit qu’elle est formée pat('atmosphère solaire, qui est un fluide ou unematière rare 8c lumineuse par elle même ouseulement éclairée par les rasons du soleil,laquelle environne le globe de cet astre »mais qui est en plus grande abondance 8cplus étendue autour de son équateur quepar tout ailleurs. Cette Lumière est plus oumoins visible selon que les circonstances né-cessaires pour son apparition sont plus oumoins favorables. Quand ces circonstancesmanquent jusques d un certain point, la Lu-mière zodiacale ne paroît pas du tout. M.De Caffini en la faisant dépendre de l’atmos-phere du soleil, veut qu’elle soit formée parune espece de fumée ou de brouillard quis’éleve de cette atmosphère, mais si délié ,qu’on voir au travers les petites étoiles. M.Derham a apperçu une couleur rougeâtredans cette Lumière ( Tranfact . Philosoph.N° 310.) M. De Mairan y a distingué descouleurs tirant fur le jaune ou le rouge dansfa partie qui borde Thorifon. M. De Caffiniy a vû pétiller comme de petites étincelles,8c M, De Mairan s’est [assuré de ce pétillé-