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des Injlitutìons ajìronomiquts de Keil. ParM. Le Monnier.
4. Je crois devoir terminer cet article par lesuestions suivantes que propose M. Newtonans son Opcique.
i°. Les corps d’un grand volume neconservent-ils pas plus long-tems leur cha-leur , parce que leurs parties s’échauffentréciproquement? i°. Un corps vade dense& fixe étant une fois échauffé au-delà d’uncertain dégré ne peut-il pas jetter de la Lu-mière en telle abondance , que par l’émiílìonSc la réaction de la Lumière , par les réflexionsSc les réfractions de ses ra ions au dedans deses pores, il devienne toujours plus chaud,jusques à ce qu’il parvienne à un certain dé-gré de chaleur, qui égale celle «su soleil ?3 0 . Le soleil & les étoiles fixes ne son t-ilspas de vastes terres violemment échauffées,dont la chaleur se conserve par la grosseurde ces corps, par faction Sc par la réactionréciproque entre eux & la Lumière qu’ilsjettent, leurs parties étant d’ailleurs empê-chées de s’évaporer en fumée , non-seule-ment par leur fixité , mais encore par levaste poids Sc la grande densité des atmos-phères , qui pesants de tous côtés , les com-priment très - fortement Sc condensent lesvapeurs Sc les exhalaisons que rendent ceScorps-là ? Car fi après avoir chauffé modéré-ment de l’eau dans un vase transparent,l’on tire l’air de ce vase transparent, l’eau ybouillira dans le vuide , avec autant de vio-lence qu’elle feroit en plein air dans un vasequ’on mettroit fur le feu , Sc qui lui don-neroit actuellement un dégré de chaleurbeaucoup plus grande. En plein air , lepoids de l’atmosphere , qui pesé dessus, dé-prime les vapeurs Sc empêche que l’eau nebouille avant que d’être devenue beaucoupplus chaude qu’il n’est nécessaire , pourqu’elle bouille actuellement dans le vuide.De même un mélange d’étain Sc de plomb,répandu fur un fer rouge dans le vuide, jettede la fumée Sc de la flamme ; mais en pleinair ce même mélange ne jette aucune fuméevisible, à cauíe de l’armosphere qui peséimmédiatement delfus. C’est ainsi que legrand poids de ['atmosphère, dont le globedu soleil est environné , peut e n pêcher quedes corps ne s’élevent Sc ne s’échappenc dusoleil en vapeurs Sc en fumées , si ce n’estpar le rnoïen d’une chaleur beaucoup plusgrande que celle qui, fur la surface de notre terre , les reduiroit facilement en vapeurs Sc en fumées. Ce même poids peutaufli condenser les vapeurs Sc les exhalaisons , qui s’échappent du corps du soleil ,dès qu’eiles commencent à s’élever ; les faire
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retomber auísi-tôt dans le soleil, Sc augmen-ter par-là fa chaleur, à peu près de la mêmemaniéré que , fur notre terre , augmente lefeu de nos cheminées. Enfin le même poidspeut empêcher que le globe du soleil ne di-minue, íi ce n’est par ['émission de la Lumiè-re , Sc d’une très petite quantité de vapeursSc d’exhalaisons.
4°. Les rasons de Lumière de différenteefpece ne produisent ils pas des vibrationsde différentes grandeurs , lesquelles vibra-tions expriment suivant leurs grandeurs lessensations de différentes couleurs,de mêmeque les vibrations de l’air causent, selonleurs différentes grandeurs, des sensations dedifférons sons ?
$°. Les ratons les plus refrangibles neproduisent-ils pas les plus courtes vibrationspour exciter la sensation d’un violet foncé »les moins réfrangibles , les vibrations lesplus étendues , pour causer la sensation d’unrouge foncé, Sc les différentes especes deraïons intermédiaires , les vibrations de dif-férentes grandeurs intermédiaires, pour ex-citer les sensations des différentes couleursintermédiaires ?
6 °. L’harmonie Sc la discordance descouleurs ne pourroient-elles pas venir desvibrations des raïons de Lumière propagéesdans le cerveau par les fibres des nerfs op-tiques , comme la dissonance des sons vientdes proportions des vibrations de l’air?
M. Hughens a fait un Traité fur la Lumière.
Lumière premiere de la Lune. On donnece nom en Astronomie à la Lumière que re-çoit la lune immédiatement du soleil, Scdont elle nous éclaire pendant la nuit. Quela lune rire effectivement fa Lumière du so-leil, c’est une conjecture qui a bien lescaractères d’une vérité ; pnisqu’elle en estprivée lorsqu’elle entre dans l’ombre de laterre, tournant d’ailleurs ion côté éclairédu côté du soleil. On n’a point reconnu dechaleur à cette Lumière , quoiqu’on ait ex-posé au foïer d’un verre ardent un ther-momètre. Kepler , dans son Epitomt Js-tronomice , Lib. VI. pag. 817, rend rationde son accroissement Sc de son decroiífe-ment avec beaucoup d’étendue. Hevelius( Selenographie , Ch. y.) Sc Riccioli ( .Lima-ges}. L. IV. pag. 5 , ) en ont aussi écrit.
Lumière secondaire de la Lune. Lumièrefoible que nous observons dans la partieretournée de la lune, jusques au premierquartier , Sc après le dernier quartier jus-ques à la nouvelle lune. Hevelius considérécette Lumière fous plusieurs circonstancesdifférentes dans fa Selenographie Ch. 12,page 188, Sc Ch. I; page 304. Riccioli a