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Tome second.
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ACHINE. On appelle ainsi enmécanique tout ce qui a uneforce suffisante, soit pour élever , soit pour arrêter le mouvementd’un corps. On distingue les machines en machinesJìmples , Sc en machines composées. Les pre-mières , qui forment les autres , font laBalance , le Levier , la Poulie , la Roue ,le Coin , la Vis Sc le Plan incliné. Tous lesMécaniciens ne mettent pas le plan inclinéau nombre des Machines Jìmples. Mais com-me on peut élever par ce plan des corpsqu’on remueroit bien difficilement de touteautre maniéré, & que d’ailleurs la théoriedu plan incliné est fort bien établie , il meparoît qu’on ne peut gueres l’en détacher.Je renvoie pour ces Machines à leur arti-cle particulier. ( Voier BALANCE, LEVIER ,POULIE , Lee.)

A l’égard des Machines composées , ellesrésultent des Machines simples -, car cesMachines ne peuvent être formée que de plu-sieurs Machines simples jointes ensemble.Aussi dans toute Machine composée , le rap-port de l'efsort de la puissance à la résistanceavec laquelle elle ejl en équilibré , ejl composéde tous les rapports qui auroient lieu sépa-rément dans chaque Machine. On trouve cerapport en comparant les espaces parcourusdans le même te ms par la puissance Sc le poidsdans un même mouvement des Machines.Ctsespaces font en raison inverse comme lapuiflànce efì au poids. Pour faire supplica-tion de cette réglé à une Mathine composée ,il faut y considérer quatre quantités. i v . Lapuiflànce ou la force motrice qui meut laMachine. ( Cette force peut être, ou deshommes , ou des animaux, ou des poids ,ou un courant d’eau ). i°. La vitesse ou lechemin du poids dans un tems donné.

La force de résistance ou du poids mu par-ia Machine. 4®. La vitesse ou le chemin dece poids dans le même tems donné. Deuxde ces quantités étant considérées par rap-port aux autres , le rapport des deux pre-mieres est aux deux dernieres en raisonréciproque - , les produits de l une étant égauxau produit des autres, Sc ces produits étantles quantités de mouvement. Or , selon leprincipe fondamental de la Mécanique, (

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dans tontes les Machines les qtianrités demouvement font toujours égales. C’est dccerte égalité de rapport qu’ont les produitsde ces deux quantités dc mouvement, qu’ondétermine, par des réglés simples Sc sures, leplus grand effet qu’on attend d’une Machi-ne , car trois de ces quantités étant connuesou données, on trouve la quatrième. Parexemple, si la force Sc le chemin de lapuiflànce font donnés &c le chemin de larésistance , alors la premiere , la seconde ,& la quatrième quantités font connues.D’où l’on trouve la troisième ou la force dela résistance en divisant le produit des deuxpremieres par la quatrième. Le produit don-ne la force de la résistance ou la valeur dupoids mu par la Machine

M. Pitot a fait une belle application de cesprincipes à une Machine qu’on annonçoitpourltoute autre qu’elle ne pouvoit être.Cetteapplication servira de modele à ceux qui euauront besoin , en faisant usage de ces ré-glés. On la trouvera dans les Mémoires del'Académie de 17 57. J’avcrtis que pour con-noître tout l’effet des Machines , il faut tou-jours les considérer dans I’état de mouve-ment , comme je vais le faire en peu demots.

2. Dès que la force appliquée à une Machineest supérieure à la résistance du poids ou dela puissance contraire , elle doit mettre cepoids en mouvement - , alors la vitejjè du poidsejl à celle de la force comme\ la force ejl aupoids.

Exemple. Soit A B un lévíer horisonral ;s Plan. XXXVIII. Figure 158.) C le pointd’appui. Si les poids appliqués en A & Bfont en équilibre, Sc qu’on augmente lepoids D pour élever le poids E Sc con-duire le lévier à la situation F G ; la ver-ticale F I exprimera la vitesse ou le che-min du poids D, Sc la verticale G H la vi-tesse du poids E. Ot les triangles GHC,

F I C font semblables ; on aura donc C F :C G : : I F : G FI- C’est-à-dire que le poidsE est au poids D comme la vireflè du poidsD est à celle du poids E. Ceci doit s’en-tendre dc la vitesse ou du chemin des deuxpuissances, selon la direction qui leur estpropre, Sc en vertu dc laquelle elles résistentl’ur,e à l’autre. Car si une puissance animéefait monter le poids P ( Plan. XXXVIII. Fi-gure 2 59. ) fur un plan incliné de C en B 5