Band 
Tome second.
Seite
101
JPEG-Download
 

Mac

MAC

IOÏ

la vitesse de la puissance sera C B. En cecas le poids n’agic que selon la hauteur ver-ticale B D. >

Supposons maintenant qu’une puistancede io livres , par exemple, soit emploiée àélever un poids de 1000 livres par lemoïendune Machine. Si le poids ne fait qu’unpied de vitesse pendant le rems que la puis-sance en fera 100, le produit du poids parla vitesse ne peut pas être plus grand quecelui de la force mouvante par la vitesse ,quelque Machine que l’on emploie. Et quandil semble qu’une puissance de io livres semultiplie , pour faire mouvoir un poids deiooo livres, c'etì une illusion qui disparaîtquand on fait attention que 100 dégrés devitesse quelle doit avoir, pendant quele poids n’en aura qu’un seul est une sor-’ ce aussi réel!» qu. celle de la pesanteur.Ajoutons à ceci quelques connoiíîances furles puiííances qu’on emploie dans les Ma*chines. _ I

La force de l’homme se réduit à i jlivres feulement pour pousser horilontale-ment avec les bras , ou pour tirer une cordeen marchant , le corps incliné au-devant &la corde attachée vers les épaules ou au mi-lieu du corps. Pour en Juger, il faut atta-cher une poulie au dessus d’un puits à lahauteur des épaules d’un homme, & accrocher un poids de 17 livres au bout de lacorde , qui est dans le puits. Alors un hom-me tirant l’autre bout de la corde horiíon-talemenr, ne pourra l’élever qu’avec beau-coup de peine, par un travail modéré d’uneou de deux heures de luire , & par une vi-testè qui ne peut guéres s’érendre au-delàde io^o toises par heure.

z°. Lorlqu’un homme agit par la pesan-teur de son corps , comme dans les pouliesfixes, fa force est estimée 140 livres; parcequ’qn homme d’une raille médiocre & d’uneforce ordinaire pese environ 140 livres.

3°. La force d’un cheval pour tirer hori-sonralement, se réduit à celle de sept hom-mes , c’est-à-dire à 175 livres. On a trouvéen ester qu’un cheval tiroir d’un puits unpoids d’environ 173 livres avec une vitessede 1800 toises par heure ou de 3 pieds parseconde. Ainsi l’on peut assurer, que quelqueMachine qu’on puiste inventer, mue parun cheval, son ester sera toujours moindreque le produit de 175 livres pour 3 pieds devitesse chaque seconde.

.Machine a feu. Machine qui a son mouvement par la force du feu, & qui éleve l’eau parcemoien à deshauteius considérables. Toutle fond. n ent d’une Machine a feu consistedans ces deux propriétés de l’air, qui font

qu'il se dilate considérablement par la cha-leur Sc se comprime par le froid. MM. Pu*pin Sc Savery sont les premiers qui ontpensé à se servir du feu pour mobile d’uneMachine : mais il semble que M. Papin ala primauté de cette invention à l’égard dela publication. Dans un Ouvrage de cet Au-teur intitulé : Nouvelle maniéré d'élever Peaupar la force du feu , ( Voie{ aussi Acla erudi-torum , an. 1686, ) on lit qu’en 1698 il avoirdéja fait un grand nombre d’expériences parordre de S. A. S. Charles Landgrave de Hefje,pour essiïer d’élever l’eau par la force dufeu ; qu’il en avoir fait part á plusieurs Sa-vans Sc particulièrement à M. Leibnit {, quilui répondit avoir eu la même idée. Tandisque M. Papin travailleur là-dessus en Alle-magne , M. Savery exécutoit une pareilleMachine à Londres , Sc M. Amontons enFrance étoit occupé du même objet. Ainsices trois Nations , qui dans toutes les gran-| des découvertes, ont presque toujours tra-vaillés à l’envi les unsdes autres, étoientoccu-pés d’une Machine à feu. Il parut donc troisMachines , parmi lesquelles on distinguacelle de M. Savery. La Machine de 'M.Papin a besoin des bras de plusieurs hom-mes, Sc est sujette à bien des inconvéniens.Celle de M. Amontons est un Moulin àfeu yc’est-à-dire , un moulin dont la roue seroicmue par Faction du feu. Mais la Machinede M. Sa*ery est une véritable Machine à.feu. On n’a peut-être jamais imaginé en Ma-chine rien de si ingénieux ni de si beau.Mon dessein n’est pas de donner ici ni la des-cription ni la figure de cette Machine. Ontrouve l’une& l’autre dans \ç.sTr an f a cl.Philo-sophiques , an. î t^q rnoisde Juin : Sc dans lesOuvrages de MM. Weidler ( De diff. Math. enlatin ), Belidor, (Archit. hydraulique , T. II.)Sc Defaguliers ( Cours de Physique expérimen-tale , Tome II. ) Seulement je me conrente-vai d’en développer la théorie Sc d’en fairesentir tout le mécanisme.

3. La Machine à feu de M. Savery est com-posée d’un fourneau sur lequel est unechaudière pleine d’eau Sc couverte d’unchapiteau. A ce chapiteau est un trou fermépar un couvercle ou diaphragmcqn’on tourneSc qu’on nomme Régulateur. Le cilindrecommunique à çe trou , Sc le tout est telle-ment fermé que l’air extérieur ne peut s’yintroduire. Un piston entre dans ce cilindreou corps de pompe , & il est attaché aubrasd’un balancier, je veux dire d’un gros le-vier horifontal , à l’autre bras duquel fontsuspendus des pistons de plusieurs pompesqui trempent dans l’eau. J’oubliois de dire,que dans le chapiteau passe un ruïau appelle

N ri,