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toire a fourni aux imaginations des Poetesle canevas d’une fable. Cette fable est queRheticus implora le secours du Diable pourapprendre le mouvement de cette planète,6 c que ce mauvais esprit le lui montra auxdépens de fa tête , qu’il caíla contre la mu-raille , en lui disant : Tel ejl le mouvementde Mars. Ce st à Kepler qu’on doit la décou-verte des loix du mouvement de cette pla-nète.
z. M. Hughens observa à Mars en 1656,une zone obscure &c large , qui paroistòit autravers du milieu de la planète, & dont lalargeur occupoit presque un tiers de sondiamètre.
En 166; le 10 Mars, M. Hook observaMars avec un tube de 36 pieds, & son corpslui parut presque austi large que celui d’unepleine lune. II y remarqua plusieurs taches,une tache triangulaire. Par le mouvementde cette tache, cet Astronome jugea queMars rournoit autour de son centre.
En 1 666 le 6 Février au matin , M. Caf-Jìni observa avec un télescope de 16 piedsdeux taches obscures fur la premiere facede Mars , qui eurent un mouvement depuisonze heures du soir jusques à la pointe dujour. Le 24 Février après midi, M. Cajjìnivit deux autres taches fur la seconde face decette planète, semblables à celle de la pre-mière ; mais beaucoup plus grolfes. E11 con-tinuant ses observations , ce grand Astro-nome trouva que les taches de ces deux fa-ces tournoient peu à pende l’Orient à l'Oc-cident , Sc qu’après 24 heures 40', ellesrevenoient à la premiere situation dans la^quelle elles avoient été d’abord observées.M. Cafflni tira de là une conséquence : c’estque la révolution de Mars autour de son axeíe faisoit en 24 heures 40' ou environ.
4- On croit que Mars a un atmosphère sem-blable au nôtre. Cette croïance est fondéesur les phénomènes des étoiles fixes qui pa-roilïent obscurcies , & pour ainsi dire étein-tes , quand on les voit précisément à côtédu corps de certe planète. Si cela est, unspectateur en Mars doit avoir bien de lapeine à voir Mercure , à moins qu’il ne levoie dans le soleil comme une tache , lors-que certe planète palTe sur le disque de cetastre, ainsi que nous l’appercevons quelque-fois de défiais la terre.
Mars. Terme de Chronologie. Nom du troi-sième mois de l’année. Il a 31 jours. C’estdans ce mois que l’hyver finit & que le prin-tems commence , le soleil entrant dans lesigne du Bélier : ce qui arrive le 21 dansles années communes, & le 20 dans lesbilsextiles. On prétend que ce mois a tiré
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son nom de Mars, Pere de Romulus -qui ajetté les fondemens de la Ville de Rome,Sc qui a donné à ce mois le nom de son pe-re , parce que les anciens Romains commen-çoient l’année par lui.
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MASCAAN. Nom du mois par lequel Tan-née des Ethiopiens commence. C’est le 29Août selon le Calendrier Julien.
MASSE. On appelle ainsi, dans la Mécani-que , cette matière propre qui se meut Scqui pese ensemble avec le corps. M. Newtona prouvé le premier , par des expériences fai-tes avec des pendules, qu’il ne se meut avecun corps que la Maffe qui peseeníembleaveclui. ( Philosoph. nattir. Princip. Mat/tem.Liv. 11 . Prop. 24. Corol. 27).
MAT
MATHEMATIQUE. Originairement ce motsignifioit science , connoiífance , ( Mathejis ) :mais on entend aujourd’hui par Mathéma-tique la science des quantités & des pro-portions de touc ce qui est capable d’êtrecompté ou mesuré. Or toutes les chosesfinies font mensurables avec tout ce qui estfini en elles , c’est à-dire, avec tout ceq u'elles font : il n’y a donc rien au mondequi ne soit l’objet de la Mathématique. Etcomme il n’y a point de connoifiance plusparfaite que celle qui mesure les propriétés-des choses , il est évident que la Mathéma-tique nous dévoile tout TÙnivers, & nousmet en état d’emploïer les forces de lanature à notre usage au dégré que nousvoulons. Nous voilà donc enpofleílìon par laMathématique d’une espece de dominationsur la nature. Cette définition de la Mathé-matique fait aífez lentir qu’elle ne consisteproprement que dans TArithmétique , dansla Géométrie , dans la Trigonométrie Scdans l’Algébre : ce qu’on appelle Mathéma-tique pure ou Jlmple; puisqu’on n’y consi-déré les quantités que comme telles , uneligne droite comme une ligne droite ; lenombre 7 comme 7 , Scc. Cela étant, lesautres parties des Mathématiques font desparties prises des autres sciences & perfec-tionnées par la Mathématique. C’est ainsiqu’on a tiré de la Physique, la Mécanique ; dela Statique,laDynamique ; de THydraulique,l’Hydrostatique ; de TOptique, IaCaroptrique;deIaDioptrique,JaPerspective;del’Acoustiquela Musique ; de l’Aréomerrie, la Pyrotechnie ;de la Géographie, l’Hydrographie ; de la Mé-taphysique , ou plutôt de l’Ontologie, la
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